INTRODUCTION III
avec quelques qualités, et qui occupa de ses se'niles amours et de ses intrigues de palais toute cette longue suite d'années.
Tout au ci ml raire du long règne du Bulgaroctone si pauvre en source-; contemporaines, nous en possédons de fort nombreuses pour ceux de sa nièce Zoé el des époux successifs de celle-ci. Outre les chroniqueurs byzantins, arabes, arméniens, géorgiens, latins, déjà cités au volume précédent, nous avons aujourd'hui pour ces trente et quelques années le privilège inappréciable de pouvoir nous servir de YHistoire de Psellos et des divers autres écrits historiques du même auteur. Faute d'une édition, aucun des précédents historiens de l'empire de Byzance n'avait pu jusqu'ici mettre à contribution ce témoignage contemporain précieux entre tous. Nos connaissances sur cette époque se sont ainsi plus que doublées. Psellos a vécu au milieu de ces événements: il y a constamment joué un rôle très important, parfois capital, qu'il nous a raconté fort en détail.
Le lecteur s'apercevra, dès les premiers chapitres, combien ce volume est d'une lecture infiniment plus variée que le précédent, qui traitait presque exclusivement de faits de guerre. Le règne si extraordinaire de Zoé, ses étonnantes aventures amoureuses, l'existence non moins agitée de sa sœur Théodora, ne sortant du cloître que pour rentrer au Palais et vice versa, communiquent au récit de ces événements si constamment imprévus un parfum à la fuis romanesque et tragique. On ne vit plus uniquement sur les champs de bataille et parmi les expéditions militaires pénibles et sanglantes, mais bien aussi et surtout dans les révolutions de palais, les complots dynastiques, les intrigues mystérieuses. On vit encore parmi les lettrés ri les philosophes, dans les cercles littéraires si sévèrement prohibés par Basile IL
De tous ces quatre volumes, c'est celui-ci qui m'a coûté le plus de temps et de peine. Vers la fin, ce travail était presque au-dessus de mes forces physiques.
On trouvera dans ce tome III le récit d'événements infiniment dramatiques. Après le règne très bref du vieux Constantin VIII qui ne survécut