INTRODUCTION VU
l'histoire de ce grand empire, aucun ouvrage d'ensemble, tout au plus quelques monographies sur un certain nombre d'incidents spéciaux, monographies excellentes, dont je me suis du reste amplement servi (l). domine pour le dernier volume, laissant de côté les digressions qu'on m'a fort injustement reprochées, je me suis borné à la plus stricte énuméralion des événements.
L'illustration de ce dernier volume est peut-être la meilleure. J'ai continué celle fois encore à ne faire autant que possible figurer dans cet ouvrage que des monuments contemporains de l'époque dont je racontais l'histoire, c'est-à-dire, pour ce tome III, la première moitié du x\™ siècle. Comme je le disais dans ma dernière « Introduction » : « c'est comme une illustration des faits par l'art et l'archéologie ». Tout le monde connaît l'extraordinaire rareté des monuments encore existants datant de cette époque reculée.
Si je me permets d'affirmer que celte fois l'illustration est plus particulièrement réussie, c'est que je dois presque uniquement ce résultat à mon ami M. <;. Millet, qui, avec un désintéressement sans bornes, a mis à ma disposition le trésor de documents d'art et d'archéologie byzantins réunis par lui à l'École des Hautes-Études avec un soin minutieux et des peines infinies. Je n'ai eu qu'à puiser à pleines mains dans cette précieuse collection pour en tirer la plus notable partie de mes illustrations. J'adresse ici à M. Millet l'expression de ma plus profonde gratitude. Je remercie également M"* la C ,e " e R. de Béarn, MM. Martin Le Roy, 0. Wulff, Jamot,
ii') Je fais remarquer une fois pour toutes que pour les événements «le l'Ilalie méridionale j'ai suivi constamment presque textuellement le livre de l'abbé Delarc sur les Normands en Italie, en m'aidanl |xjur diverses comblions de relui de L. v. Heinemann sur le même sujet et de l'excellent travail manuscrit encore inédit de mon ami M. F. Chalandon intitulé : Histoire des Normands tt' Italie, gracieusement mis par celui-ci à ma disposition. Le volume tout récent de M. J. Gay sur l'Italie méridionale et l'empire byzantin a paru, hélas, dans le mois même de cette année où je signais mon dernier bon à tirer. Je regrette infiniment de n'avoir pu consulter ce livre remarquable. Pour la révolte de Léon Tornikios, pour l'histoire du Schisme, pour l'histoire des années 1054 a 1037 comprenant les règnes successifs de Théodore et de Michel Slratiolikos et la proclamation d'Isaac Comnène, j'ai suivi de même presque textuellement ou copié littéralement : pour le premier de ces événements le mémoire de M. R. Schulle intitulé : [ter Aufstand de» Léon Tornikios im la'ire 1047; pour le second le livre de mon ami M. L. Bréhier intitulé: Le Schisme oriental du XI"' siècle ; enfin pour l'histoire des années 1054 à 103* le mémoire de M. le D' H. Mœdler intitulé : Theodora, Michael Straiiotikot, fera* Komnenos, ein Stùck byuintinischer Kaisertjeschichte.