‹ L'Épopée de Verdun, 1916Chapitre 61 sur 66 · SEPTIÈME PARTIE MÉMENTO CHRONOLOGIQUE · texte numérisé non relu

SEPTIÈME PARTIE MÉMENTO CHRONOLOGIQUE

Février 1916.

2i. — L'attaque allemande se déclenche. L'ennemi occupe un bois (bois des Caures) et un saillant que formait notre ligne au nord de Beaumont.

22. — Nous reprenons la plus grande partie du bois des Caures. Par contre l'ennemi pénètre dans celui de la Ville. Au nord d'Ornes, des assauts allemands sont enrayés.

23. — Lutte violente sur les deux rives de la Meuse. Nous évacuons Brabant-sur-Meuse, Samogneux et Ornes.

24. — Notre ligne de résistance est organisée en arrière de Beaumont, sur les hauteurs à l'est de Champneuville et au sud d'Ornes. Des attaques allemandes à gros eflfectifs sur la côte du Poivre et sur le bois de la Vauche sont repoussées.

26. — Les attaques allemandes vers Champneuville et la côte du Poivre sont arrêtées; nous perdons et reprenons le fort de Douaumont.

27. — Au nord de Verdun, les Allemands attaquent la ferme et le bois d'Haudremont; ils attaquent également entre la hauteur de Douaumont et le plateau au nord de Vaux; toutes ces attaques échouent. La côte du Talou, battue par les deux artilleries, n'appartient à personne. Kn Woëvre, prise de contact de l'ennemi avec nos avantpostes, vers Blauzée et Moranville.

28. — L'ennemi occupe le fort de Douaumont que nous encerclons étroitement. Nous repoussons les attaques partielles dans la région du fort et rejetons les Allemands d'une petite redoute où ils s'étaient installés, à l'ouest du fort.

MÉiMENÏO CilKONOLOGIQUE.

Mars.

i" — En Woëvre, les Allemands s'emparetit de Manhenlles ; nous contre-attaquons et nous installons à la lisière ouest de cette localité.

2. — De violentes attaques allemandes sont brisées dans la région de Douaumont.

3. — Lutte d'infanterie très vive aux abords du village de Douaumont, près de Vaux.

4. — A l'est de la côte du Poivre bombardement intense par les Allemands, puis attaque d'infanterie repoussée par nos feux. Le village de Douaumont est chèrement disputé; Français et Allemands l'occupent successivement à plusieurs reprises.

5. — Une atlaque allemande contre nos positions à l'est de Vacherauville est repoussée.

6. — Violent bombardement par les Allemands, de Béthincourt à la Meuse; ils s'emparent de Forges, mais ne peuvent prendre pied sur la côte de l'Oie.

7. — A l'ouest de la Meuse, à la suite d'un violent bombardement, l'ennemi progresse, de nuit, entre Régneville et la côte de l'Oie; il occupe la cote 265, et prend pied, à la suite de nombreuses attaques d'infanterie, dans le secteur du bois des Corbeaux. A l'est de la Meuse, les Allemands pénètrent dans une redoute de la région d'Hardaumont; une contre-attaque les en rejette. En Woëvre, ils s'emparent de Fresnes.

8. — A l'ouest de la Meuse, nous repoussons une attaque à gros efifectifs sur nos positions de Béthincourt; nous reprenons la plus grande partie du bois des Corbeaux. A droite de la Meuse, nous reperdons la redoute d'Hardaumont.

9. — A l'ouest de la Meuse, nous tenons la presque totalité du bois des Corbeaux. A l'est, les Allemands dirigent de nombreuses attaques de Douaumont jusqu'à Vaux; toutes sont brisées et les pertes de l'ennemi au pied du fort de Vaux sont énormes.

iO. — L'ennemi nous reprend la partie du bois des Corbeaux conquise par nous la veille. A l'est de la Meuse, nous rejetons deux offensives allemandes près du village

de Douaumont et paralysons une attaque en préparation contre le village de Vaux.

îi. — A Touest de la Meuse, forte attaque allemande le long de la route Béthincourt-Ghattancourt; l'ennemi prend un boyau que nous reprenons presque aussitôt. A l'est de la Meuse, il pénètre dans quelques maisons de Vaux et essaye vainement d'atteindre les fils de fer du fort de Vaux. Un fokker est abattu, près de Douaumont.

i2. — A la droite de la Meuse, une attaque allemande à la grenade, près du bois Carré (côte du Poivre) est facilement repoussée. En Wocvre, nous perdons une tranchée au nord d'Eix.

i4. — A l'ouest de la Meuse, les Allemands prennent pied sur deux points de nos tranchées entre Béthincourt et le Mort-Homme. 3 avions allemands sont abattus dans la région de Verdun.

15. — Nous reprenons une partie des éléments de tranchées perdus au Mort-Homme Escarmouches à la grenade sur les pentes du fort de Vaux.

16. — A l'ouest de la Meuse, une violente attaque allemande contre le Mort-Homme est complètement brisée.

17. — A l'est de la Meuse, cinq attaques allemandes contre Vaux et le fort de Vaux sont successivement brisées.

i8. — Les Allemands dirigent une série d'attaques partielles entre le village de Vaux et la région au sud de la ferme d'Haudremont. Partout nos tirs de barrage les arrêtent.

19. — Attaque assez vive d'infanterie allemande contre notre front Vaux-Damloup; elle échoue sous nos feux.

20. — Une division allemande dirige une attaque accompagnée de jets de liquide enflammé sur nos positions entre Avocourt et Malancourt (ouest de la Meuse). L'assaillant ne progresse légèrement que dans la partie est du bois de Malancourt.

21. — Les Allemands, à la suite d'une attaque accompagnée de jets de liquides enflammés, s'emparent du bois d'Avocourt (partie sud-est du bois de Malancourt). Un taube est abattu près de Douaumont.

22. — A l'ouest de la Meuse, les Allemands attaquent de nouveau notre front entre la corne du bois d'Avocourt et

2r)G MÉMENTO CHRONOLOGIQUE.

le village de Malancourt. Ils prennent pied sur le mamelon d'Haucoiirt.

23 au 27. — Pendant cette période, violent bombardement réciproque sur les deux rives de la Meuse; aucune action d'infanterie. Le 27, un avion allemand est abattu dans la région de Douaumont.

28. — Violente attaque allemande sur le front Haucourt- Malancourt ; elle échoue sous nos feux.

29. — Nous enlevons la corne sud-est du bois d'Avocourt et le réduit d'Avocourt. Par contre, les Allemands prennent pied dans un ouvrage avancé et dans deux maisons du village de Malancourt.

30 — A l'ouest de la Meuse, vaines attaques ennemies à Malancourt et Avocourt. A l'est de la rivière, deux attaques allemandes sur nos positions près du fort de Douaumont sont brisées. Cinq avions allemands sont abattus près de Verdun.

Avril.

1*'. — Les Allemands s'emparent de Malancourt. Ils sont repoussés au Mort-Homme et en Woëvre, à l'est d*Haudromont.

2. — A l'est de la Meuse, au cours d'une attaque, les Allemands prennent pied dans la partie ouest du village de Vaux. Une autre attaque entre Vaux et le fort de Douaumont échoue sous nos feux.

5. — A l'est de la Meuse, l'ennemi occupe le bois des Caillettes (entre Vaux et le plateau de Douaumont); une contre-attaque le repousse dans la partie nord du bois.

4. — A l'ouest de la Meuse, nos feux dispersent une attaque violente entre Béthincourt et Haucourt, sur nos positions reportées dans la nuit du 31 mars de la rive nord à la rive sud de la Meuse. A l'est de la rivière, nous refoulons l'ennemi jusqu'à la lisière nord du bois de la Caillette et au nord de l'étang de Vaux; nous réoccupons la partie ouest du village de Vaux. Quatre avions allemands sont abattus près de Verdun.

— Échecs d'attaques allemandes sur Haucourt (ouest de la Meuse) et entre Douaumont et Vaux (est de la rivière). A la suite de la dernière de ces attaques, les

Allemands refluent vers le bois du Chauftour, où notre artillerie leur inflige encore des pertes sévères.

6. — A l'est de la Meuse, nous progressons dans les boyaux au nord du bois de la Caillette.

7. — A l'ouest de la Meuse, les Allemands échouent devant Béthincourt, mais s'emparent d'Haucourt. Par contre, nous enlevons le bois Carré. A l'est de la rivière, au sud-ouest du fort de Douaumont nous progressons de 200 mètres sur un front de 500 mètres.

8. — A l'ouest de la Meuse, une puissante attaque allemande pénètre dans notre tranchée de première ligne le long de la route Béthincourt-Ghattancourt; une contreattaque la rejette de la majeure partie de la tranchée occupée. Une autre attaque allemande aux environs immédiats d'Haucourt est brisée par nos feux de mitrailleuses et nos tirs de barrage. Notre progression continue dans les boyaux ennemis au sud-ouest du fort de Douaumont.

9. — Les Allemands prennent pied dans deux petits ouvrages situés entre Haucourt et la cote 287 où nous sommes. A l'est de la Meuse, nous repoussons une attaque au nord du fort de Vaux.

iO. — A l'ouest de la Meuse, violente bataille d'Avocourt à Cumières; nous évacuons Béthincourt qui forme saillant, et brisons toutes les attaques contre la nouvelle ligne que nous avons établie d'Avocourt à Chattancourt. — Sanglants échecs allemands du Mort-Homme à Cumières, entre le bois d'Avocourt et le ruisseau de Forges, et enfin au sud-est d'Avocourt. Durant la nuit, l'ennemi prend pied dans une tranchée avancée sur le front Cumières-Mort-Homme. A Test de la Meuse, les attaques allemandes n'ont pu déboucher.

iî. — Des off*ensives ennemies avortent sous nos feux à l'ouest de la Meuse dans la région de Haucourt-Béthincourt, sur le front Mort-Homme-Cumières, ainsi qu'à l'est de la rivière, au bois de la Caillette. Deux fokkers sont abattus, l'un à Esnes, l'autre en Woëvre.

12. — A l'est de la Meuse, après un bombardement violent, acompagné d'envoi d'obus lacrymogènes, les Allemands attaquent nos tranchées entre Douaumont et Vaux. Ils

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