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CHAPITRE XL

Nous avons, dans plusieurs endroits de l'Épopée, la preuve qu'à l'époque homérique on travaillait beaucoup la laine des brebis. Dans un passage de TOdyssée (1) il est dit qu'une laine couleur de violette entourait la quenouille d'Hélène. Était-ce une couleur artificielle ou la couleur sombre naturelle de la laine? c'est une question à laquelle il est difficile de répondre. Ce qui parle en faveur de la première hypothèse, c'est le luxe qui régnait à la cour du roi de Sparte; la seconde semble confirmée par ce fait que les brebis de Polyphème sont désignées par la même épithète (2). La préparation de la laine était une des principales occupations des nombreuses servantes qui faisaient partie de toute maison bien tenue (3). On en fabriquait des ta pis (4), des couvertures de lit (5) et des manteaux (x^atva), pour lesquels on employait de préférence des étoffes velues (6). Mais il est dans TÉpopée des expressions qui font supposer aussi d'autres étoffes. Le chiton qu'Ulysse porte, lors de son départ pour Troie, est fin comme la pelure d'un oignon sec et lumineux

(1) IV, 135 : ^XaxatT} tstivuoTO ^odveçàc etpoç r/ouis.

(2) Od, IX , 426 : («ûç) lo8ve?è« cTpoç Ixovteç.

(3) Il III, 387, 388. Od. XVIII, 316. XXII, 423. Comp. //. XII, 433-435.

(4) Od. IV, 124. — (5) Od. I, 443;

(6) //. X, 133; XXIV, 646. Od. IV, 50, 299; VII, 338; X, 451; XVIÏ, 89; XIX, 225.

comme le soleil (1); le blanc voile d'Hèra (jcpTftSepov) est également comparé au soleil (2). Ces qualificatifs ne peuvent guère s'appliquer à des étoffes de laine dont la surface est toujours plus ou moins rugueuse et n'est jamais brillante. Il en est de même de Tépithète ciyaXoetç {éclatant) (3) que les poètes ajoutent deux fois à un chiton (4), aux vêtements {d^Lazx) (5) en général et surtout aux couvertures (^^yea) (6), et de >.i::apoç {brillant dliuile, éclatant) (7), employé pour le voile (jca^ferpri, xpyf^E- (xvov) (8), et d' àpYuçeoç (d'une blancheur éclatante), qui qualifie le vêtement principal (<papoç) de Calypso et de Circé (9). Par contre, toutes ces épithètes sont justes si on les fait rapporter à des étoffes de toile qui ont quelque chose de moelleux et de brillant. Deux passages de l'Iliade où il est question du voile d'Hélène méritent à ce propos une attention toute particulière (10). Ce voile est désigné, dans le premier passage (II), par les mots

àpyevvTîçt dOdvYKTiv, dans le second (12) par âavûàpyTÎTKpaeiVG}. Nous

verrons plus loin que les oôdvai étaient des étoffes de lin. Il en résulte que les épithètes àpyewdç et âpyvfç qui indiquent une blancheur éclatante s'appliquent à un vêtement de toile. De même vYiyxTEoç qui apparaît comme épithète du chiton (13), du voile (scpvi^epov) (14) et des langes (çapoç) (15), semble avoir désigné un brillant gras, comme ctyaWeiç et Xi7:apdç (16). A cette catégorie

(1) Od, XIX, 232. Comp. aussi //ymneXXXI, 13 (sur le chiton d'Héleos).

(2) //. XIV, 185 : Xsuxbv Vl^ ^^loç ûç.

(3) II est très probable que aiYaX66iç est dérivé de afoXov (bave), <r{aXo; (graisse). Comp. Curtîus, Grundzûge der griech, EtymoL, 4* éd., p. 599 et Studniczka, Beitràge, p. 50, note 43. — Ebeling, Lexicon homer., II, p. 276.

(4) Od. XV, 60; XIX, 232. — (5) //. XXII, 154. Od. VI, 26. Ifymn. hom. IV (in Venerem), 85, 164.

(6) Od, VI, 38; XI, 189; XIX, 418, 337; XXIII, 180.

(7) Du radical Xin, d'où vient aussi à-Xdtp-tn, Curtius, Grundzûge, 4* éd., p. 266. — (8) //. XXII, 406. Od, I, 334. XVI, 416. XVIII, 210. XXI, 65. //. XVIII, 328. Hymn. V {in Cererem) 25, 438, 459.

(9) Od, V, 230. X, 543. Voyez sur le ^apoçdes femmes notre chap. XII ï.

(10) Voy. chap. XIII. — (II) III, 141. — (12) III, 419.

(13) II, II, 43. — (14) //. XIV, 185. — (15) Hymn. I (m ApolL Del.), 122.

(16) Schmalfeld(/a/ir6McAcr/'Mrc/a««wcAe/>Ai7o%t>,Suppl. VIII,p.293 ,

295) fait dériver le mot de la racine sanscrite snih' qui sous ses différentes

appartient encore le mot Xêxto;, fin. Si cet adjectif, comme le suppose Hehn (1) avec raison, vient de Xireiv, peler, écorcer, cette expression a dû être employée à l'origine pour les étoffes faites de fibres végétales. Aussi est-il probable sinon certain que les étoffes auxquelles cette épithète est jointe dans l'Épopée sont en toile. Dans un passage de l'Iliade (2) >.£7tTdç est l'épithète d'un drap de lit que le poète indique clairement comme étant de toile. Comme nous le verrons plus loin, c'est en toile également que sont les Xs-Tai 68ovai que portent les jeunes filles dansant représentées sur le bouclier d'Achille(3). Le linceul (<pa?oç) que Pénélope tisse pour Laerte s'appelle Xstctov (4) ; il y a tout lieu de supposer que c'est encore de la toile. Tout d'abord, en effet, l'Épopée nous dit que ce drap, une fois enlevé du métier et blanchi, brille comme le soleil et comme la lune (5); or cette comparaison ne saurait s'appliquer à la laine, mais bien à la toile. En second lieu, les morts à cette époque semblent avoir été enveloppés exclusivement dans la toile (6). Aussi lorsque Andromaque se plaint de ce que le cadavre d'Hector soit étendu tout nu à côté des vaisseaux achéens, pendant qu'il y a encore dans son appartement beaucoup de 6Ï(xaTa XcTrra T£ xai j^apievra (7) , la première de ces épithètes paraît avoir été choisie à dessein, car il s'agit précisément de vêtements qui devaient servir pour les funérailles. Les thorax de lin (8) et les draps de lits (9) étaient déjà

formes , indique rhumidité grasse ou huileuse. Comp. Curtius, Grundzûge, p. 318 et Studnlczka Beitrâge, p. 51, note 45.

(1) KtUturpflanzen und Hausthiere, 3« éd. p. 521 , 4« éd. p. 481. — (2) IL IX, 660.

(3) IL XIX, 594. — (4) Od. II, 95. XIX, 140; XXIV, 130. La même épithète qualifie le oapoc de Calypso et de Circé {Od, V, 231. X, 544) ainsi que les langes qui enveloppent le corps d'Apollon enfant {Ilymn, in ApolL DeL, 121).

(5) Od. XXIV, 147.

(6) Comp. Studnlczka, loc. ciL, p. 88. — (7) IL XXII, 508-511.

(8) Acvoeci!)pijÇ. //. II, 529, 830. —(9)//. IX, 661. Od. XIII, 73 et 117. 11 faut sans doute rattacher à cela les mots Xii{ et Xtia qui ne s'emploient qu'au datif et à l'accusatif. D'après Tétymologie de Hehn (3* éd. p. 521, 4* éd. p. 481) qui a adopté l'opinion de Pott, les mots des anciens dialectes

en usage; TÉpopée nous le dit. Mais ce qui est plus important pour l'objet de notre étude, c'est le passage relatif aux oô^xt. Le septième chant de l'Odyssée (1) nous fait assister aux occupations des servantes de la maison d'Alcinous. Après nous avoir appris que les unes sont occupées à moudre du blé, les autres à tisser et à faire de la tapisserie, le poète s'exprime en ces termes :

KatpodscoN est la version adoptée par Aristarque; dans les autres textes on lit xpocdwTwv, pourvu de houppes. Quelque singulière (2) que soit la forme de la terminaison, il ne saurait y avoir aucun doute sur le sens du mot. D'après l'avis unanime des commentateurs et lexicographes anciens xaipoç ouxa{pa>(jLa c'était cette disposition que nos ouvriers tapissiers appellent le peigne, c'està-dire ce tissu de fils qui empêche les fils de la chaîne de s'embrouiller et permet à la trame de passer librement (3). L'adjectif dérivé de ce substantif signifie donc que le tissu en question était largement pourvu de xaip^i. L'huile, commme le croient certains savants (4), ne dégouttait pas des vêtements des servantes,

allemands linta, lind, linde (tilleul) et lindi (ceinture) viendraient directement du latin linteum et les mots Xit( et Xtra (pour Xivtf^ XNra) auraient signifié primitivement une natte en liber de tilleul et plus tard un tissu végétal. Dans TÉpapée, ces mots indiquent les couvertures dont on recou* vrait les chars remisés {II, VIII, 441), soit des couvertures que l'on étendait sur les 9p6voi avec le fîjyoç de pourpre {Od, 1, 130. X, 353), soit le drap qui enveloppe le corps de Patrocle (//. XVIII, 352), ou bien le vase contenant ses cendres {II. XXIII, 264). L'épithéte iav6( flexible ne permet pas de supposer que ces mots aient conservé le sens primitif de natte. Si Ton considère enfin qu'il s'agit dans les deux passages de draps servant à une inhumation, on sera en droit de conclure que XitI signifie drap de toile.

(1) Od. VII, 105.

(2) Bergk {Philologus, XVI, 1860, p. 578-581) a probablement raison quand il suppose que cette orthographe est un reste de Tancienne orthographe et qu'il ^udrait écrire xaipouoaéwv qui serait le génitif pluriel féminin de xoupUi^.

(3) Hertzberg Philologus, XXXIII, 1874, p. 8-9. Comp. Ebeling, Lexicon homericum, au mot xaipoaéwv.

(4) Hehn, KuUurpflanzen und Ilausthiere, 3« éd., p. 149, 4^ éd., p. 140.

mais bien des tissus auxquels elles travaillaient. Cette hypothèse s'accorde d'ailleurs avec tout ce qui précède le vers cité plus haut. Il y est question, en effet, non pas des vêtements de ces servantes, mais bien de leurs occupations, en dernier lieu du tissage et de la tapisserie. D'autre part, le poète nous parle dans la suite de Thabileté artistique dont Athèna avait doué les Phéaciennes : le vers qui précède doit forcément faire ressortir quelque chose d'extraordinaire dans les travaux dont elles s'occupent. Ainsi il ressort de ce récit que les fils de certains tissus, pour être plus souples et plus brillants, étaient mouillés avec de l'huile. Un passage de l'Iliade mentionne d'ailleurs ce procédé (1). Il y est dit que les chitones des danseurs figurés sur le bouclier d'Achille sont luisants d'huile : le poète a voulu évi* demment indiquer par là que les vêtements avaient conservé le brillant que leur avait donné l'apprêt à l'huile lors du tissage (2). L'huile n'a jamais été employée dans le tissage des laines; les filateurs s'en servent au contraire encore de nos jours, indépendamment du cylindre, pour rendre les fils plus lisses et plus souples (3). Les ôOovat étaient donc des vêtements de lin. Il convient de faire remarquer en outre que les servantes phéacien-

(1) //. XIX, 594. Il est permis d'ailleurs de faire rapporter Texpression <n(X6oviaç IXalco aussi bien aux chitones des jeunes gens qu'aux ÔOdvai des jeunes fiUes et d'admettre Tapprét à Thuile pour ces ôOôvai.

(2) Cette sorte d'apprôt est mentionnée aussi dans Plutarqne (Alex, le Grand, 36). Lorsque Alexandre eut prit Suse (331 av. J. C), il y trouva quantité de vêtements de pourpre qui avaient été livrés depuis 190 ans par les fabricants de la ville d'Hermione (Argolide) à la cour persane, mais avaient absolument conservé la couleur primitive. Cette conservation était expliquée par ce fait que ces vêtements auraient subi une ^a^ij de miel et d'huile. Il est possible du reste que Tépithéte vsxidlpsoc employé deux fois dans 17liade (III, 385, XVIII, 25) pour les vêtements, indique un apprêt au miel, en admettant que le mot vixTap ait signifié miel à l'origine (Roscher, Nektar undAmbrosia, p. 38 et suiv. 67 et suiv. Lexicon der MythoL, p. 279et suiv.). Petersen dans les Beitràge de Studniczka (p. 51 , note 45), rappelle cette interprétation.

(3) Hertzberg, Philologus, XXXIII, p. 38. Les foulons grecs rafraîchissaient avec l'huile les vêtements fanés par l'usage. Voy. Machon, dans Athen, XIII, 582, D. Comp. von Leutsch. PhiloL, XV, p. 329.

nés travaillent non pas debout, comme Calypso et Circé (1), mais bien assises (YÎfjLevat V. 106). Le plus ancien métier de tapisserie ne permettait de travailler assis que tout à fait exceptionnellement (2) ; de l'avis d'une autorité très compétente en cette matière, il ne se prête nullement à la confection d'étoffes de toile (3). Le métier de tapisserie proprement dit exige, au contraire, qu'on travaille assis et se prête à la fabrication des étoffes de ce genre. Si par conséquent les servantes, contrairement à l'usage mentionné dans l'Épopée, travaillent assises, cela prouve qu'elles se servent du métier proprement dit qui permettait la confection d'étoffes de toile. Il est hors de doute que plus tard le mot ôôovY) était employé exclusivement pour ce genre d'étoffes. Empédocle compare la cornée blanche de l'œil aux "Xeirral oOovai (4), comparaison qui ne serait juste que si ôôdvai signifiait ici étoffe fine de lin. Démocrite (5) appelle également ainsi les bandes d'étoffe avec lesquelles il faut attacher les ouvertures du taureau tué pour multiplier les abeilles. Chezd'autresécrivains (6) la voile qui est naturellement en toile est dénommée oÔovtî. Le diminutif o^ovta désigne aussi les voiles (7), ou des bandages qui ne pouvaient être qu'en toile (8) ainsi qu'une sorte particulière de vêtement de femme, comme les ôSdvaide l'Épopée. Quelles que soient les hésitations des savants au sujet des 69dvia, leur lieu de fabrication indique que c'étaient des vêtements ou des étoffes de lin. En effet, autant que l'état de nos connaissances nous permet de l'affirmer, ces vêtements étaient fabriqués en

(1) //. I, 31. Od. V, 62; X, 222, 226, 254 ; tarbv iTOt/.opiivr,.

(2) Studniczka, loc. cit., p. 49, note 38.

(3) Benndorf et Nîemann, JReisen im sûdwestlichen Kleinasien, I, p. 19.

(4) Fragm. ntpi <pù(7ewç. //. 322-323 éd. , Stein : &ç U t6t' iv jxtîviyÇiv hpjxivov cifuyiov 7rf3p XsjctJîç «îv 386vrjoiv XoyjKtxo xiSxXoTca xoup7)v.

(5) Geopon. XV, 2, § 25 (frag. 1, III, p. 252 éd. Mullach) : àr^oni^péx^to w ou ^obc 7:6poi ô66vo(i( xaOocpatç xa\ Xerratç rfaoT) xe/^pio^ivaiç.

(6) Lucien, Jupiter tragœdus, 46. Pollux, I, 103.

(7) Pseudo-Démosth. or. 47, p. 1146. Polybe, V, 89, 2.

(8) Aristoph. Acham» 1176.

Egypte ainsi que dans l'Ile de Mélite (Malte), colonisée de bonne heure par les Phéniciens et conquise plus tard par les Carthaginois (1). Or la culture du coton et Tindustrie cotonnière n'avaient qu'une importance secondaire dans la vallée du Nil (2) et l'on n'en trouve point de traces certaines dans les contrées de civilisation phénicienne. Nous savons, au contraire, que le tissage de la toile fut une branche industrielle très florissante en Egypte, en Phénicieet dans les colonies phéniciennes (3). Si, d'après tout ce qui précède, les 66ovat étaient des tissus humectés d'huile, il est permis de supposer que ces étoffes étaient employées pour la confection de vêtements accompagnés d'épithètes comme atyaXdetç ou Xirapdç ; car ces deux qualificatifs indiquent précisément un brillant gras que l'apprêt signalé dans l'Épopée devait forcément donner à la toile.

Les philologues ne sont pas d'accord sur la question de savoir si le mot 66dvat est de formation indo-européenne (4) ou bien s'il est dérivé d'une langue orientale (5). Si cette dernière hypothèse était vraie , les étoffes fines de lin qu'ils appelaient ainsi seraient parvenues chez les Grecs par l'intermédiaire des marchands phéniciens. D'autre part, la connaissance exacte de la fabrication des oôdvat dont témoignent les poètes, prouve qu'on

(1) Blûmner, Die gewerblicke Thàligkeit der Vôlker des klassischen Aller Ihums, p. 9-10, 126.

(2) Blûmner, loc, cit., p. 10.

(3) Blûmner, loc, cit., p. 6, 19, 21, 23, 53, 30, 4, 126, 129-130, 133. Novius dans Non., p. 530 (Com. lat. éd. 2 Ribbeck, p. 265-70) : supparum purum melitensem, linteum. Melitensem est mis ici pour belliensem qui n'a pas de sens. SI cette substitution est juste, il ressort de ce fragment que les vêtements de Mélite étaient en toile. Comp. Studniczka, p. 90, note 68.

(4) C'est l'opinion de Fick (Vergleichendes Wôrterbuch der indogermanischen Sprachen 1', 209, 767). Ce mot serait dérivé de la racine vadh, lieTj tresser, vêtir.

(5) Movers, Die Phônizier, II, 3, p. 319. Suivant ce savant et d'après VEncyclopédie d'Ersch et Gruber (3* section, 24" partie au mot Phônizier), dôôvai serait d'origine sémitique et s'écrirait en hébreu iitdn qui signifie fil ou tissu (Proverb. Salom. VII, 16). Comp. A. Millier, Beitràge zur Kunde der indogermanischen Sprachen, I, p. 294.

faisait déjà de ces étoffes sous leurs yeux dans les villes ioniennes. Il faudrait, par suite, admettre que les Ioniens s'étaient approprié de très bonne heure les procédés de fabrication de rOrient, ce qui n'a rien de suprenant. Bien au contraire, les Grecs étaient tout naturellement amenés à imiter des étoffes de toile étrangères, puisqu'ils savaient depuis longtemps travailler le lin. Ce fait, récemment mis en doute, ressort des différentes données (1) et notamment de cette particularité qu'Aisa et Moira (2) filent le lin dans TÉpopée. Il est évident que l'action de la déesse du destin ne pouvait être symbolisée par l'emploi d'un article d'importation récente, mais bien par celui d'une matière devenue respectable de par une longue tradition.

(1) Comp. Studniczka, Beitràge, p. 45 et suiv. — (2) //. XX, 127. XXIV, 209. Od. VII, 197,

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