‹ L'Épopée homérique expliquée par les monumentsChapitre 81 sur 114 · VI, 319, VIII · texte numérisé non relu

VI, 319, VIII

^TÂ9^ Ix' ^vôsxdijnixu * îîipotOe 8è XijjirEto 8oupb( aîypL^ y,aXxe(i], TOp\ 8è xpiSaeoçO^e jrépxijç.

Dans la petite Iliade fragm, 5 (Epicor. grœc. fragm, éd. Kinkel, I, p. 41) il est dit de la lance :

&[k^\ hï ;:6pxi)c

ypu9co( dTrpàRTet xa\ ii: oÙtS) $(xpooç dfpBiç.

(8) DcXcOpiov Ifxoç II' V 594, VIII 424, piaxpbv f^xoç ^'- V 45, 86pu {loxp^v //. XIII 168, ryxoç f^Y* II- XVII 296,86Xixov I. //. IV 533, VII 255 et SoXix^oxiov I. dont la traduction la plus juste est : projetant une grande ombre.

sur la forme de la pointe â'attaque; nous De savons pas si elle était à quatre tranchants ou folliforme et à deux tranchants (I) (fig. 160). L'épithète très fréquente de la lance, «[içiyuoç (2), ne permet pas de trancher cette question : car on se demande s'il faut la traduire par ; à deux pointes (celle d'attaque et celle destinée à être plantée en terre) , ou bien par : à deux tranchants (3).

Les lances avec lesquelles les Achéens défendaient leurs vaisseaux contre les Troyens étaient encore plus longues que celles employées dans les combats de terre (4). Nous savons par l'Épopée qu'Ajax, fils de Télamon, sautant d'un pont de navire sur l'autre, fondait sur les ennemis avec une lance qui n'avait pas moins de 22 aunes, c'està-dire environ 10 mètres de longueur; cette lance se composait d'ailleurs de plusieurs pièces reliées au moyen de 't"L"ÎL'^?M" crampons ou de viroles (5). Koiopotis.

(1) Le premier type est fréquent en Grèce, surtout i Olympie, où la pointe en feuille est asseï rare (Furtwaengler, Die Brotuefunde , p. 77-78; S. Uûller, Den europaeùke Bronsealdert OprmdeUe (voy. plus haut p. 429 , note 1), p. 322-337. En Italie, au contraire, on ne trouve presque exclusivement que ce dernier modèle et très rarement les pointes à quatre arêtes. — (2) //. XIII 147. XIV 26. XV, 278, 386 , 712. XVI 637. XVIII 731 ; Od. XVI 474, XXIV 527.

(3) Ameis {Od. XVI, 474) et Gœbel (De Epiih. hom. in £« denneniibut, p. 22) ont adopté la première interprétation; Dœderlein {Hom. Glostarium , I, p. 83, n" 120) et G. Hermann {Soph. Trachin. 502), la seconde. Le Sfxpooî ipÈif [Fragtn. 5 de la petite Iliade ; voy. plus haut p. 436 , note 7) indique-t-il une pointe à deux tranchants ou deux pointes sortant du bois de lance (voy. un poignard de bronze trouvé à Mycènes, Mi/kenae, p. 191 , n» 238) î c'est ce qu'on ne saurait dire au juste. — (4) //. XV, 387 :

iai[tafii, xoXXtjcvTii, xatï otiSjia dfjJva faXii&. (5) //. XV, 677 :

xoXX)]t!)v pXijTpotai, S'juxsiEiKoa(]n])f u.

Les flèches avaient une pointe à trois arêtes (rpty^w^iv) (1) barbées (2) en bronze (3). Il en existe de nombreux spécimens en Grèce (4); les fig. 161 et 162 en reproduisent un provenant de Mégalopolis.

La hache de combat (à^ivT)) n'est mentionnée que dans deux passages de TÉpopée. Le Troyen Peisandros en portait une sous son bouclier et en frappa le casque de Ménélas (5). On brandissait des haches de combat (avivai) et des massues (ice>.Éxe6ç) dans les combats livrés autour des vaisseaux (6). Il est impossible de déterminer la forme de ces armes, car TÉpopée est complètement muette à cet égard. Mais c'étaient très probablement les mêmes types que ceux que nous avons déjà passés en revue à propos du TreXexuç et de r^fjLnréXexxov (7). 11 faut y joindre peutêtre la hache de combat représentée sur une métope de Sélinonte, dans la main d'une amazone (8), et dont nous parlerons en détail dans notre chapitre XXVI.

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