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APPLICATION A L'ÉTUDE DES AFFECTIONS HÉPATIQRES

A partir de 1933 Quick fait paraître de nombreux articles relatant les résultats de son test appliqué à la

clinique.

Il signale dès 1933 une diminution d’excrétion

d’acide Lippurique dans l’ictère catarrhal J’ictère par rétention de dürée lient modérée, la cirrhose syphilitique tandis que cholécystites et cirrhoses portales donnent des chiffres normaux.

En 1936 (12) et 1937 (13) il insiste sur la valeur clinique de son test appliqué à de nombreux cas d’affections hépatiques, cette épreuve simple, facile à pratiquer, sans danger, ne présente que rarement le petit inconvénient de causer des nausées ou même des vo-

missements après l’ingestion du benzoate de soude.

Pour Quick, l’abaissement de la dose totale éliminée en 4 heures est bien proportionnelle à l’importance de l’altération hépatique; le test peut également servir de guide et de facteur de pronostic dans les affections hépatiques relevant de la chirurgie. Quick note également qu’en cas de troubles rénaux, la méthode n’a de valeur que si le chiffre d’urée sanguine est nor-

mal.

Depuis ces résultats, de nombreux auteurs améri-

cains ont expérimenté à leur tour le test de Quicx.

VaccaRo en 1935 (14) publie l’observation de 44 cas d’affections hépatiques dont 27 à diagnostic confirmé à l'intervention ou l’autopsie, il trouve un accord « surprenant » entre les résultats du test et ses

observations.

de ;

SNer et PLUNKETT en 1935 (5) Font une ccm

| comparée de l'élimination hippurique avec les autres D net des d'exploration fonctionnelle du foie; la mé Ne thode leur semble bien renseigner sur l’état du paren- | chyme hépatique, ses résultats sont peu comparables : À ceux des galactosuries provoquées, mais concordent

avec l’étude de la bilirubine du sérum.

KOHLSTEADT et HELMER en 1936 (16) obtiennent des résultats identiques et découvrent même des troubles de l’hippuricurie dans des cas où l’on ne pouvait

En

soupçonner de lésion hépatique.

YARDUMIAN K. et RoseNTHaL en 1937 (17) étu- | dient 68 cas de troubles hépatiques ou biliaires, ils concluent à une certaine valeur du test pour le diagnostic différentiel entre ictère par hépatite et ictère

par obstruction.

BoycE et Mac FETRrIDGE en 1938 (18) étudient les avantages et inconvénients des différentes méthodes d'exploration fonctionnelle du foie et en particulier celle de Quick dans 86 cas; ils discutent les variations des valeurs obtenues après un traitement préopératoire, après l'intervention, la relation entre la durée de cette baisse et la thérapeutique glucosée.

Dans un second mémoire (19) ils font une étude

du test de Quick, épreuve fonctionnelle hépatique en

tant qu’élément d’appréciation du risque chirurgical,

sie.

. Les résultats sont également discutés dans des CE se

d’occlusion intestinale, sfÉconons spléniques, cancer

du rectum, brûlures.

Quicx en 1938 (20) présente une variante de s son

test; le benzoatede soude est injecté intra veineux à Ja

dose de 1 gr. 77 dans 20 cc. d’eau d’une part afin d’évi-

ter les vomissements possibles après absorption buccale

et d’autre part simplifier la méthode, il suffit de re-

cueillir les urines au bout d’une heure, la quantité éli-

minée pendant ce temps chez un sujet normal est de 0 gr. 7 à 0 gr. 95 évaluée en acide benzoïque. 1 gr. d'acide Hippurique ou 0 gr. 7 d’acide benzoïque est le chiffre considéré comme le maximum normal, une baisse d'élimination en cette première heure est pro-

portionnelle à l’importance du dommage hépatique.

L'auteur insiste sur le fait qu’il est nécessaire de se

limiter aux urines d’une heure, le chiffre total élimi-

né en 2 heures proposé par LIPSCHUTZ est souvent normal par élimination accentuée la deuxième heure. En 1939 (21) des auteurs américains soulèvent la

question de la toxicité du benzoate pour le parenchyme

hépatique, toxicité qui devrait naturellement faire reje-

est de de Quicx « encore en 1939 à à E Snonr,

H. ROBINSON et G. PAPANICOLAON (22) pour étu

Le l'effet du stilbestrol oestrogène Dee sur la

fonction hépatique. : ; | Fe +

es © FRaNkuN W. Nan E. DeurscH et S. MADDOCK PAC EE

étudient en novembre 1939 (23) les diverses méthodes

: +d ‘exploration fonctionnelle du foie et publient en Jan-

vier 1940 (24) les résultats comparatifs effectués en

FA) clinique, en particulier avec le test de l’acide hippu- : Le rique. |

7 Ilest intéressant de développer quelque peu leurs

conclusions, elles renseignent exactement sur la va-

leur généralemet attribuée au test de Quick par les :

auteurs américains : pour ces auteurs, le test présente 6

l'avantage d’être simple, relativement spécifique, utili-

sable chez les ictériques, ses résultats rendent bien

compte ordinairement de l’importance du dommage

hépatique, que celui-ci soit évalué par l’évolution cli-

nique ou par les lésions trouvées par biopsie ou né-

cropsie. Le test à l’acide hippurique est done « d’un

PE og 2

grand secours » dans le pronostic des hépatites aiguës aussi bien que pour les cirrhoses et affections vésiculaires puisqu'il donne ivariablement des résultats fai-

ble dans les cas sévères et mortels.

Il est nettement plus sensible que le taux a cholestérol estérifié.

Il permet d'évaluer l’importance d’une insuffisance hépatique chronique, de découvrir une altération hépatique résiduelle après ictère catarrhal car cette exploration ne revient à la normale que bien après les autres. F

Ce test renseigne également quant au risque opératoire en cas d'intervention nécessaire, mais il n’est évidemment d'aucune utilité dans le diagnostic différentiel entre ictère par hépatite ou par rétention puisque ses résultats sont toujours abaïissés dans toutes les affections hépatiques.

La méthode n’a de valeur que si latente est normale et s’il n’y a pas de cause de grande déshydra-

tation tels vomissements, diarrhée.

À noter que l’on a pu dire que dans l’ensemble si absorption de benzoate de soude détermine une oligurie, le pronostic est défavorable, si elle produit une

diurèse l’avenir est infiniment meilleur.

En France, l’épreuve de Quick a été étudiée en

1936 à Bordeaux par DUPÉRIÉ DERVILLÉE DUBARRY

| FRAULT 1935 (25) etun compte rendu du Congrès In-

ternational. de hs. 1937 (19). Après avoir discuté

sur la base de la méthode, ces auteurs sont les premiers __et les seuls à avoir montré qu’à côté de la quantité glo-

| bale d'acide “hippurique éliminée et de la quantité

horaire il y a intérêt à calculer les concentrations ho-

raires et avoir la notion de précocité ou retard de

l’émission d’urines à concentrations les plus élevées.

Ds donnent les résultats suivants : un sujet normal - élimine en 4 heures une quantité évaluée en acide benzoïque supérieure à 2 gr. 50, la concentration horaire maximum étant forte, généralement supérieure à 3 p. 100 en acide hippurique, et dans les premières heures?

Chez les petits hépatiques, la quantité totale éliminée est normale mais la concentration reste faible, avec maximum dans les 2 dernières heures. Avec les hépatiques notoires, l'élimination totale est diminuée,

les concentrations sont basses à maximum tardif.

Une insuffisance rénale faible ne trouble pas l’épreuve; en cas de rétention des corps azotés, au contraire, l’acide hippurique ne fait pas exception à cette rétention. -

Enfin ces auteurs expliquent les discordances avec les autres épreuves hépatiques par l’intervention de

deux facteurs extra hépatiques : le barrage rénal qui

6) et es Deals mentionnés dans 1 he de. CE 5

modique qui, retenant le galactose fait. penser | à un fonctionnement hépatique normal tandis que la réten- Fe

tion du benzoate de soude aboutit à la conclusion in

verse d’ altération hépatique marquée. >

NoûE avons vu précédemment les conclusions du

Piofeeut he FIESSINGER en 1939 sur 1e mécanisme

de la conjugaison glycocolle acide benzoïque. L’expéri-

mentation clinique lui a donné des chiffres variables

rage un. D lésion organique ‘ou trouble » spas :

du .

évalués en acide benzoïque de 2 à 3 gr. 50 chez les”

sujets normaux, de 1,57 à 2,13 pour les ictères catarrhaux bénins; dans les cirrhoses compensées l’abaissement atteint 1,26 et 0,76 ; pour les cirrhoses décompensées il va plus loin 0,61 et même 0,31. Elimination normale dans les néphrites albuminuriques sans azotémie et dans un goître avéc légère thyréose.

Pour le Professeur N. FIESSiNGER, la méthode explore l’état du fond hépatique, tandis que la galactosurie renseigne sur l’état superficiel du parenchyme

hépatique.

ForE ET THYROÏDE.

Les auteurs américains insistent depuis 1938 sur les relations communément ignorées qui unissent foie et

thyroïde.

g ne

Gite pratique ue diminuer le pourcentage

5 | de décès. ;

Mais c’est surtout BARTELS (28) (29) (30) qui étudie systématiquement la fonction hépatique à laide de l’épreuve de Quick dans de nombreuses hyperthyroïdies (148 cas); le test est effectué à l'admission,

après traitement préopératoire, après l’intervention et

parfois 3 mois après, toujours comparativement au mé-

tabolisme de base. Il semble bien qu’il existe une rela-

tion entre taux du métabolisme et excrétion de l’acide

hippurique, à chaque abaïissement du taux de ce méta-

bolisme anormal correspond une élévation de la quan- 12 q tité d'acide hippurique excrétée.

L’abaissement de l’hippuricurie n’est pas en rapport avec la durée de l’hyperthyroïdie inais plutôt

avec son importance.

a l'acide hippurique dans l'urine.

e Une première méthode droit précise, on en trouve à deeption en France dans Ja thèse de CHAMFRAULT : Bordeaux 1935.

Elle nécessite un appareil à extraction continue à l’éther, acide hippurique extrait est hydroly sé par . ce chlorhydrique et le dosage du glycocolle formé

est effectué par la méthode classique au formol. Ce

CU Pest pas là une méthode clinique, aucun auteur ne

l’a employée.

Les chiffres cités dans toutes les publications Américaines et Françaises traitant de la question ont été

obtenus avec la méthode suivante

Méthode « alinique » de Quicx.

&« On mesure le volume d’urine émise, on transvase dans un petit becher et on acidifie par l’acide

chlorhydrique concentré jusqu’au virage du rouge

à Quick a décrit en 1933 deux techniques de dosage

‘un petit Re. le pre piiés est es avec un peu d’eau froide et on laisse sécher à l'air. On peut soit

peser soit titrer avec de la soude O0, 2 N en présence de

phénol- phtaléine comme indicateur. Pour. obtenir : l’acide hippurique total, il faut ajouter la quantité res :

tant en solution, 100 cm3 d'urine dissolvent O gr. 33 Fe

d’acide hippurique. Si un échantillon d urine dépasse

125 cm3 il faut l’acidifier légèrement à l'acide acéti-

que et concentrer au bain marie jusqu’à un volume de

50 cm3 avant de précipiter l’acide hippurique. On exprime le résultat en acide benzoïque en multipliant

le chiffre corrigé d’acide hippurique par le facteur

Tous les auteurs ont adopté cette technique sans

chercher à la vérifier.

Défauts de cette technique.

1) L'évaporation au bain marie des échantillons dépassant 125 cm3 est une opération singulièrement longue et peu pratique. DuPÉRIÉ DERVILLÉE et CHAM- FRAULT y ont d’ailleurs renoncé; ils effectuent le dosage sur 40 ou 50 cm3 et en tiennent compte pour le

résultat total.

ons faibles. a elle n’est pas terminée au

ie ° :

bout d’une heure; mais venons aux inconvénients ma-

- jeurs.,

4°) Certains échantillons horaires d’urines contien-

nent très peu d’acide-hippurique chez les hépatiques

. de telle sorte que la quantité dosée est très faible. Si on effectue le dosage par la méthode pondérale, on peut se demander parfois si la faible augmentation de : poids d’un filtre qui à reçu de l’urine, et a été peu lavé à l’eau froide est bien due à la présence d’une très faible quantité d’acide hippurique. Si on préfère la méthode volumétrique, est-on jamais certain que la légère acidité résiduelle du filtre n’est pas due À de l’acide chlorhydrique retenu par le papier ?

D'autre part la correction due à la solubilité de

l'acide hippurique est très supérieure à la quantité dosée.

Prenons un exemple : supposons que l’on trouve 0 gr. 05 d’acide hippurique par dosage avec un volume de 100 ce. La correction est de 0 gr. 33 soit plus de six fois la quantité dosée et la quantité totale d’acide hippurique est de 0,05 + 0,33 — 0 gr. 38 dans l’échantillon étudié.

Si dans ce même échantillon, le dosage donne un chiffre nul, il est impossible d’affirmer s’il y a ou non de a que en quantité inférieure à 0 gr. sè il serait nécessaire de concentrer à nouveau et faire un autre dosage.

Il est donc impossible d’effectuer des dosages lorsque l’urine contient l’acide hippurique à un taux infé-

rieur à 0,33 pour 100 soit 3 pour 1000 environ.

5°) Enfin j'arrive au défaut principal de la méthode de Quick. Pour cet auteur, la solubilité de l’acide hippurique dans l’urine, est de 0 gr. 33 pour 100 ce. à 15°. Ce chiffre est manifestement très audessous de la vérité lorsqu’on essaie de dissoudre de l’acide hippurique pur dans l’urine. Ceci sera étudié en détail dans le chapitre suivant pour la mise au point

d’une technique exacte.

Nouvelle chimique. de Gare de Qué 1938.

Nous avons vu précédemment que Quick en 1938

a décrit une variante de son épreuve avec injection

L intra veineuse du benzoate de soude. À cette occasion :

il effectue ledosage de Pace PAPER d’une façon

‘un peu différente.

« Due d'urine est soigneusement mesurée .

et on ajoute du sulfate d’ammoniaque solide dans la

proportion de 5 gr. pour 10 cc. d’urine. Quand le sel est dissous, l’urine est soit filtrée, soit centrifugée s’il y a un dépôt. On ajoute de l’acide chlorhydrique concentré suffisamment pour rendre l’urine nettement acide au rouge Congo ou au bleu de Thymol —— Généralement 1 cc. d’acide est suffisant mais il est absolument nécessaire de le contrôler avec un papier indi- cateur. La solution est vigoureusement agitée jusqu’à ce que la précipitation de l’acide hippurique soit complète. Après 30 minutes, la partie cristallisée est filtrée, lavée avec une petite quantité d’eau froide et desséchée. Avec un papier filtre de 4,5 cm. de diamètre, l’acide hippurique peut-être pesé sans être enlevé du papier filtre, un autre filtre de mêmes dimensions étant utilisé comme contrepoids. Au poids d’acide hippurique trouvé il convient d’ajouter la quantité res-

tant en solution. À peu près 0 gr. 10 d’acide hippuri-

que reste dissous de 100 ce. d'urine contenan » ) »

de sulfate d’ammonium. Pour convertir 7] Je? poids

d'acide hippurique en acide benzoïque, il suffit de mule *

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