LE QE
tique régissait les débits de toutes ces substances sous la condition que ces débits soient calculés non plus à la concentration type de 25 p. 1.000 fixée pour l’urée, mais à des concentrations étalons qui seraient isotoniques entre elles.
b) La P. S. P. s’élimine rapidement et exclusivement par l'urine. De ce côté, donc, pas de cause d’erreur, une quantité connue injectée devra se retrouver dans des conditions fixes dans l'urine.
c) Le mode d'élimination de la P. S. P. est parallèle à celui de l’urée et directement en rapport, comme pour toute substance d’ailleurs, avec la quantité qui en arrive aux reins.
Partant de ce parallélisme d'élimination entre ces deux composés, Tardo a cherché à établir une constante phtaléine sécrétoire identique à la constante uréo-sécrétoire d'Arnbard :
Injectant dans le sang d'un même sujet, le premier jour, une certaine quantité de P. S. P., puis le second jour une quantité double, il constate que la quantité de phtaléine éliminée le second jour pendant les premières minutes de l'expérience, ne correspond pas au double de la quantité de P. S. P. éliminée le jour précédent pendant la même période de lemps, mais à une quantité beaucoup plus grande que le double.
On peut donc inférer de ce fait que l'élimination phtaléinique s’accomplit vraisemblablement selon les mêmes lois qui régissent l'élimination uréique.
Il n’est cependant pas possible de prouver par cette technique, comme pour la constante d'Ambard, que le débit phtaléinique est en rapport direct avec le carré de la « phtalémémie », car le dosage sanguin de ce corps est actuellement impossible. Ce dosage serait-il, au demeurant, possible qu'il manquerait forcément de précision : la phtaléine injectée s'épuisant rapidement alors que l’urée sanguine est en perpétuel état de renouvellement.
Il fallait donc procéder d’une autre manière et partir non plus de la comparaison des concentrations sanguines, mais bien du débit de ces substances dans l'urine.
La
-Comparant alors les chiffres obtenus au cours de plusieurs centaines de cathétérismes urétéraux, Tardo arrive aux conclusions suivantes :'
Chez les sujets dont la fonction uréique est normale, le rapport du débit phtaléinique au débit uréique (chiffres exprimés en centimilligrammes) pendant la première demiheure ou pendant la première heure, selon que l'injection aura été pratiquée intra-veineuse ou intra-musculaire, est à peu près égal pour les deux reins.
REIN DROIT REIN GAUCHE
SD PRE Abe D.Ph. 449 AT CAS UE DU ru 0 D.Ph. 126 Dh. 4260 on A DU DU aber one D.Ph. 84 D.Ph. 84 S DPÈR de BEN ARMES TE Ex Se Tr md: dar DIF
« Mais ce qui est plus intéressant, dit Tardo, c'est ce que l’on observe sur des reins malades, chaque fois que la maladie provoque une lésion pure et simple de la fonction uréique. En ce cas, nous remarquons que le rapport entre le débit de la phtaléine et celui de l'urée reste constant dans le rein malade aussi bien que dans le rein sain en état d'hyper-
trophie fonctionnelle. » ‘
REIN DROIT (tub. rénale) REIN GAUCHE (sain)
DEP REErE | D'Ph 192 ÉD 0 PA DU. 92 208 REIN DROIT (lub. rénale) REIN GAUCHE (sain)
D.Ph. 129 D.Ph. __ 106
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LÉ ner 0 à D
Les légères différences qui existent entre le rein droit et le rein gauche, proviennent de ce que les chiffres sont dus à des dosages différents par leurs méthodes, l’une colorimétrique, l’autre chimique. 5
Ces rapports, constamment identiques entre les éliminalions, semblent bien démontrer que le pouvoir de concentration des reins s'exerce dans les mêmes conditions pour l'une
comme pour l'autre de ces deux substances, puisqu'il s'abaisse
Fe
ou s'élève parallèlement pour la phtaléine et pour l'urée, selon que le rein est touché par des lésions de néphrile ou se trouve en état d'hypertrophie compensatrice. -
Ce fait même, légitime donc l'application des éliminations phtaléiniques à l'étude de la fonction uréique du rein.
Mode d'élimination.
La P.S. P. s'excrète exclusivement par les urines en y déterminant une coloration orange si celles-ci sont acides, une coloration rouge si le milieu est alcalin. Le rouge sera d’autant plus intense que l’alcalinité sera plus élevée.
Elle ne s’élimine jamais sous forme de chromogène. Il n’y aura donc pas de causes d'erreur dans l'appréciation du débit puisqu'on connaît la quantité exacte de produit injecté.
a) Après injection intra-veineuse.
Elle apparaît dans l’urine de trois à dix minutes après l'injection. Son élimination augmente rapidement d'intensité et atteint son acmé vers la 20° minute environ.
Pendant la seconde demi-heure l'élimination décroit. Au bout d’une heure, elle est pratiquement terminée. Quand passé ce terme, on recherche encore la P. S. P. dans l'urine, on n'en trouve guère que des traces variant de 2 à 5 p. 100 et qui n'ont plus aucune valeur pratique.
b) Après injection intra-musculaire.
L'élimination est plus lente. Elle commence au bout de dix minutes et atteint son maximum à la fin de la première heure. Elle décroit ensuite progressivement pour se terminer au bout de la deuxième heure.
Ce mode d'élimination est comparable à celui de l’urée.
ON
Pirondini, faisant absorber dix grammes d’urée à un sujet, constate que l'élimination uréique augmente, pendant la première demi-heure, atteint son maximum pendant la seconde et baisse ensuite progressivement. pine:
L’injection intra-musculaire n’est qu'un pis-aller : elle donne des résultats beaucoup moins précis que l'injection Intra-veineuse.
Tel est le rythme normal d'élimination.
Dans certains cas, on pourra observer un rythme inversé, c'est-à-dire que l'élimination sera plus considérable dans la. deuxième demi-heure que dans la première après injection intra-veineuse, dans la deuxième heure que dans la première, après injection intra-musculaire. Cette inversion du rythme reste encore sans déterminisme précis. /l semble cependant qu'on puisse l’atiribuer à un certain degré de sclérose vasculaire qui relarde l’arrivée de la P. S. P. aux reins. En tous cas, quand on observe cette inversion en présence d’une élimination phtaléinique totale suffisante, il n’y a pas lieu de la prendre en grande considération. Cependant, nous l'avons
* surtout observée sur des reins malades avec déficience glo-
bale de toutes les éliminations.
L'intérêt capital de cette substance réside dans le fait que son élimination n’est influencée ni par l'âge du sujet, ni par les élals fébriles, ni par le voisinage des repas, ni par le sommeil ou les attitudes debout ou couché, ni surtout par les variations de la diurèse. Une oligurie marquée cependant, diminuera son débit, mais peut-être alors faut-il voir là plutôt des phénomènes d’inhibition que des lésions rénales vraies. Seules, les cardiopathies mal compensées rendent son emploi inutile. Elles déterminent en effet un retard dans l’apparition qui tient au ralentissement circulatoire plus qu’à une véritable altération du rein.
En outre, la rapidité d'élimination de la phtaléine en fait un moyen d'exploration beaucoup plus commode et plus précis que le bleu de méthylène. Celui-ci, en effet, très lent à s'éliminer, ne peut être appliqué avec précision au cathété-
PANGRUEE
risme urétéral. Par ailleurs, il s’excrète beaucoup plus vite sous l'influence des lésions chlorurémiques qui restent sans action sur le rythme des éliminations phtalémiques comme l'ont démontré Negro et Colombet.
Technique.
Nous l'étudierons sur les urines globales, puis sur les urines divisées par cathétérisme urétléral.