RECHERCHE DE LA P. $S. P. DANS LES URINES GLOBALES
l° Vider soigneusement la vessie et disposer une sonde urétrale de large calibre que l’on met au point de façon rigoureuse. Il vaut mieux se servir de la sonde, que faire uriner le malade qui, souvent prostatique dans ce cas, peut ne vider qu'incomplètement sa vessie. 11 faut au préalable s’assurer qu'il n'existe pas de diverticule vésical : l'épreuve serait faussée par la rétention partielle d'urine qui en résulterait.
2 Faire (avec une seringue de précision à piston métallique) une injection (intra-veineuse, autant que possible) de 6 milligrammes de P. S. P. en solution dans un centimètre cube d’eau.
3° Disposer à l'extrémité de la sonde, un godet en verre renfermant quelques centimètres cubes de lessive de soude du commerce en solution à 50 p. 100.
4 Regarder à quel moment précis apparaît la première goutte d'urine qui détermine une coloration rouge au contact de la soude.
5° A cet instant, noter l'heure et mettre un nouveau godet vide qu’on laissera une demi-heure.
6° Au bout d’une demi-heure, remplacer ce premier godet par un second qu'on laissera pendant le même laps de temps.
Quand on opèrera chez un malade cystostomisé, il y aura lieu au préalable de s'assurer : 1° que la vessie est bien vide