VIII PRÉFACE
la femme a une sensibilité que l’homme n’a pas, à laquelle il ne peut atteindre, ni par entrainement, ni par adresse, ni par sa nature : Eux, comme les plus ignorants et les moins sensitifs, s’assoient involontairement sur son cœur.
L'homme, quoique bon, ne vaut donc pas la femme, toute méchante qu’elle est bien souvent. Retranchant ce qu’il y a de mauvais chez les deux, avouant en passant que la quantité est énorme chez la femme, ce qui reste chez cette dernière vaut encore mille fois plus que tout ce que l’homme a conservé.
C’est dans son petit lot, d’une si grande valeur, que la femme puise sa vie sublime, que l’homme, plus positif et meilleur calculateur ne comprend pas toujours.
C’est pour assurer les qualités qui la rendent admirable, qu’il convient de surveiller l'éducation qu’on lui donne dans sa jeunesse ; car elle sera toute sa vie ce qu’on l'aura faite dans ses premières années. L’homme peut s’amender, se refaire, la femme, jamais.
Prenant ce qu’il y a de bon, de grand, de pur, dans la femme, (ce qui compense assez ce qu’il y a de mauvais, de haineux et de dangereux), il y a de quoi en faire de belles
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