‹ L'epuiséChapitre 1 sur 5 · L'epuisé · texte numérisé non relu

L'epuisé

Ce livre a une histoire, — ce qui peut l'empêcher, entre autres choses, d'être heureux.

Après une très brillante réclame, une de celles qui vous rende plus précieux encore un bel article de critique, le Matiiiy il y a trois ans, vaillamment, osa commencer rÉpuisë.

Douze jours après, parut ce petit avis dont mon ami Alfred Edwards avait, bien voulu me réserver la primeur :

— Le Matin est, à son vif regret, obligé d'arrêter en plein succès la publication de TEpuise\ le très intéressant roman de M. Alexandre Hepp.

Cette étude, d'une haute portée sociale, écrite avec la sobriété du talent sincère, entrait dans

une voie que ne peut suivre un journal destiné à aller dans toutes les mains, et où les audaces du livre ne sont pas permises. Nous obéissons à ces considérations pour suspendre V Épuise, qui, malgré la faveur avec laquelle nos lecteurs Tont accueilli jusqu'ici, risquerait maintenant de blesser certaines délicatesses.

Nous avons demandé à l'auteur d'atténuer certains passages de son étude, où la vie même est serrée de trop près et représentée avec une impitoyable vérité. M. Alexandre Hepp a jugé qu'il devait à sa conscience d'écrivain et d'artiste de poursuivre son œuvre jusqu'au bout, sans concession.

L'Épuisé cessera donc de paraître dans nos colonnes, à partir d'aujourd'hui. Nous l'interrompons à la nuit de noces d'Henri Duperret et de Jeanne Fleur3^ Mais la nécessité où nous sommes ne diminue en rien la valeur d'une

vu

œuvre que nous serons des premiers à applaudir, prochainement, quand elle paraîtra en volume.

M. Alexandre Hepp, dans sa chronique hebdomadaire de demain, exposera d'ailleurs les motifs qui ont inspiré sa décision.

Je publiai alors la chronique que voici en abrégé :

Page 1