‹ L'équipage du diableChapitre 2 sur 30 · CHAPITRE PREMIElK^. ; j · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIElK^. ; j

Au régiment et à La Bretèche, Souscarrière avait contracté la salutaire habitude de se lever avec Taube, et il n*y dérogeait pas depuis qu'il était à Paris. Tous les matins, avant six heures, les rares passants du boulevard, pouvaient le voir fumant sa pipe à la fenêtre, au quatrième étage du Grand-Hôtel.

Le lendemain du dîner qu'avait attristé la lecture de la déclaration de guerre adressée à M. de Maugars, il ne s'y montra pas longtemps.

Le tabac et la rêverie n'avaient plus de charmes pour ce soldat passé châtelain, depuis qu'il savait que son neveu ne pouvait plus épouser Madeleine. Il lui tardait d'agir, et, en se promenant dans sa chambre, il frappait du pied comme un cheval d'escadron qui a entendu la trompette.

— Guy m'a écrit qu'il viendrait chez moi ce matin, disait-il entre ses dents... Ce matin, pour un Parisien comme lui, ça veut dire à dix heures. Il dort encore, le malheureux, et il ne se doute de rien. Il aura un joli réveil quand il apprendra que d'Estelan est ressuscité. Et pourtant il faut qu'il sache le plus tôt possible où nous

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