‹ L'équivoque du classicismeChapitre 62 sur 62 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

point des classiques, mais des vivants. Nous n'avons plus à nous créer notre méthode, mais à employer celle que nos ancêtres du xvne siècle ont établie pour toute la littérature. Nous devons faire œuvre humaine. Au principe de l'art pour l'art, que succède dans sa plus grande activité celui de l'art pour la vie.

Interrogeons le génie de la littérature et l'humanité — dont les destins se confondent — si nous voulons être des écrivains. Sachons quelle tâche nous fixe notre temps. Prenons conscience de ce qui se passe autour de nous. Nous n'avons de valeur que celle qui trouve à s'employer, parmi les hommes, à la collaboration générale du meilleur avenir. Accroissons-là par notre volonté. Alors, par l'effort de chacun se réalisera une époque comparable à celles que nous nommons : Romantisme, Naturalisme, Encyclopédisme. Ne craignons pas YFcole. Ce mot n'effraye que les impuissants. Il est au contraire le signe sous lequel surgissent les chefs-d'œuvre. Allons à cette Epoque dont nous saurons le nom après l'avoir créée !

D'ailleurs, l'Esprit plus fort que les individus engendre les choses. La littérature ne dépend pas des refus que certains lui opposent ni des calculs de ceux qui cherchent par elle renommée bruyante, au lieu de la servir selon ses fins.

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