‹ L' ère des CésarsChapitre 14 sur 14 · DEH 0UM · texte numérisé non relu

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plus franchement que personne encore ne l’a fait:

■ c’est l’imminence, c’est la fatale nécessité de la guerre civile, Ella est dans l’air, Aveugles ceux qui n’assistent pas aux préparatifs | Bien sourds ceux qui n’ entél^ent pas le bruissement des masses , alléchées à la grande orgie l Mais compreneîs donc ce bonheur qu’elles auraient à écraser votre luxe, à déchirer les derniers lambeaux du satin qui couvre vos femmes , h vous mettre au niveau de leur misère et de leur envie ; comprenez donc qu'il ne leur est resté qu’une foi, qu’un désir, qu’un appétit, et que c’est la haine ! Elle aura son jour d’expansion, auquel il ne faut qu’une circonstance. J’ai dit ce que j’en pensais, après avoir dit ce que j’en ai prévu. Mais je mé serais trompé dans mes appréciations d’avenir, que la prochaine discorde entre les partis modérés se chargerait de me donner raison d’une autre manière. Dans l’étroit espace qui rapproche aujourd’hui leurs camps, se fera, tôt ou tard, la trouée où se précipiteront lès envahisseurs. Il suffira que les

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l’ëke des césars.

sentinelles dorment, comme elles y semblent si bien disposées.

Il est cruel de vivre en de tels temps ; mais nous n’avons pas à choisir notre époque , et Dieu ne nous rend libres que d’y assister. Il semble s’être écarté de nous, qui l’avons cité à la barre de notre orgueil , pour lui demander compte de ses desseins , de ses motifs et de ses arrêts. Il semble nous livrer ^ Iq misérable conclusion de nos faiblesses, afin que soit justifiée cette parole duPsalmiste : « Si le Seigneur abandonne la ville , c’est cç en vain que veillent ceux qui sont chargés de « la garder. »

Fin.

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