‹ L'Ermitage - 1896 - volume 12Chapitre 101 sur 150 · IX. ÉCHOS · texte numérisé non relu

IX. ÉCHOS

Vient de paraître à la librairie Ollendorf, le Médecin des Dames de Néans, par René Boylesve. Pour paraître prochainement à là « Bibliothèque' artististique et littéraire » les Odes aux broussailles, de Paul Redonnel dont on n'a pas oublié les Chansons éternelles ; à la librairie Armand Colin, la Synergie sociale, par Henri Mazel.

La librairie Voghera, de Rome, annonce un livre de M. Ugo Valearenghi, Gli Apostoli.

Nous recevons les lettres suivantes :

Mon cher Ducoté, D'un écîaboussement étalé en vingt lignes de la Renaissance du 10 mars il résuit qu'au cours de ma chronique du dernier Ermitage intitulée : Michel Abadie et Emma.

nuel Signoret, j'ai marché incidemment sur la chose Mécislas Golberg. Cela me portera -t-il bonheur ?

Tout vôtre. Jean Dayros.

3 mars 1896.

Mon cher Directeur, J'avais dédaigné de répondre à l'article signé Lionel des Rieux paru dans le dernier Ermitage et dans lequel, malgré toute l'âpreté de la teneur, ce critique ne m'avait pas semblé outrepasser ses droits. Or, je reçois une découpure du journal la Semaine de Paris (n° du 20 février 1896) dans lequel se trouve reproduit, in extenso et de préférence à dïautres, le paragraphe contenant le compte rendu de mon livre. M. Lionel des Rieux est-il critique littéraire de la Semaine de Paris ? Je l'ignore. Mais je ne saurais m'empêcher de voir dans la préférence de la citation reproduite par ce journal la continuation d'une vengeance à satisfaire. Je laisse à l'auteur de ce petit complot toute la responsabilité de tels moyens, vraiment peu dignes de l'ami qu'il défend, de l'école romane et de lui-même. Croyez, mon cher Directeur, à l'assurance de ma sympathie.

Edmond Pilon.

Mon cher Ducoté,

M. Edmond Pilon vous demande d'insérer sa lettre. Donnez-lui ce plaisir. On sait qu'il n'y a pas de complot, grand ou petit,contre M. Pilon. Mais il y a les vers que M. Pilon a rimes, qu'il a signés et qu'il a publiés. Et personne ne peut douter que ces vers soient méchants. J'en ai transcrit plusieurs.

11 paraît que la Semaine de Paris a cité mon article sur M. Pilon. Et M. Pilon, mon cher Ducoté, s'en plaint à vous. Le portrait était-il donc devenu plus noir en passant de notre revue dans ce journal P Je n'ai pas eu et je n'ai pas à m'occuper de cette reproduction. Il est d'ailleurs tout à fait faux de dire que la Semaine du 29 février n'ait inséré de ma chronique que le fragment relatif à M. Pilon.

Laissons ces misères, je vous prie. Encore une fois, il n'y a <£ indigne ^ en toute cette affaire, que la prosodie et le style du plaignant.

A vous. Lionel des Rieux.

Paris, 8 mars 1896.

A ceux qui trouveraient sévère l'opinion de Saint-Antoine, dans ses notules du Mois sur l'infériorité de la caricature française, nous conseillerions de jeter un coup d'oeil sur les spécimens du dernier n<> de Review of Review. Il y a là une série d'images fort amusantes et fort spirituelles extraite non seulement des recueils classiques, Pwc/r, Judge ou Kladderadatsch, mais de feuilles moins connues comme Melbourne Punch et Ckicago-times-kerald ; au milieu détonne une caricature du Grelot, lourde, bête et laide. Il aurait mieux valu vraiment que l'imagerie française ne fût pas représentée ; on aurait pu garder quelque illusion.

La Sociale, hebdomadaire illustré, commence la publication d'une série de croquis de Luce, d'après l'œuvre de Constantin Meunier. Le premier

dessin donné est « La Glèbe ». Ces croquis seront ensuite tirés à part et réunis en album. Chaque planche se vendra séparément 10 centimes ; l'album complet i franc. Il sera fait un tira'ge sur japon, à petit nombre, au prix de 5 francs l'album.

Parmi les revues anglaises du jour, il faut accorder une attention spéciale à Senate, si artistement dirigée par M. Cranmer-Byng, héritier de deux grands noms historiques et très délicat poète, comme on a pu en juger ici même. Cette revue étrangère suit attentivement le mouvement littéraire français et nous avons lu dans ses derniers fascicules des notes théâtrales de M. Georges Lefèvre, des études sur l'éducation française, sur le symbolisme, ainsi que des traductions de poèmes extraits d'En Cortège et de la Frise du Temple. En outre, cette revue qui comptait Paul Verlaine parmi ses collaborateurs assidus a donné deux dessins de M. Cozals, admirablement reproduits, représentant le poète lisant une lettre dans son lit, et le poète mort avec le crucifix sur la poitrine (les originaux sont exposés au Salon des Cent). Depuis quelques numéros Senaie donne également une série de silhouettes piquantes dont quelques-unes, celle de M. Chamberlain, par exemple, tout à fait louables.

La librairie étrangère Hinrichsex, rue du Bac, Paris, met en vente un ouvrage qui semble devoir intéresser le public français au même titre que celui d'outre-Rhin. C'est une série d'impressions et de souvenirs, un a Voyage commémoratif » publié en langue allemande par un ancien soldat de 1870, M. Heinrich Vichern, et intitulé Champs de bataille et sépultures du bord de la Loire. Orléans, Loigny, Beaugency, Cravaux, 25 ans après. Cette plaquette de luxe, admirablement illustrée, se recommande surtout par une noble impartialité.

Tulle, imp. Mazeyrie. le Gérant : Edouard Ducoté.

Le Livre d'Art

Revue artistique et litte'raire, illustre'e de planches originales.

PRIX DO NUMÉRO : I fr. 25

Abonnements : Un an, 12 fr. — Etranger, i5 fr. Administration : 41, quai des Grands-Augustins, Paris.

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