VI. ÉCHOS
Une indisposition de notre collaborateur René Boylesve nous oblige à remettre au numéro de juillet son intéressante chionique sur les Salons.
Mon cher Ducoté, Je vous l'avais dît : une revue doit être homogène. J'imagine que vous n'en doute\ plus aujourdhui. Il m'a semblé que je contrariais non seulement vos amis, mais peut-être encore vos desseins. Et je quitte cet Ermitage où vous m'avie^ si aimablement convié. Je poursuivrai ailleurs vos chers Barbares.
Vous comprendre^, je Vespère, mon cher Ducoté, le sentiment qui me conduit et vous me croire^ toujours bien vôtre, Lionel des Rieux.
Malgré les motifs qui dictent son départ de la revue, nous regrettons vivement la décision de notre ami Lionel des Rieux. Qu'il soit ici remercié du précieux concours qu'il nous apporta pendant ses six mois de collaboration.
M. Charles Guérin a Uien voulu se charger de la chronique des poésies.
Aux prochains numéros nous donnerons :
Des contes de MM. Edmond Pilon et Georges le Cardonnel.
Des ballades de M. Paul Fort.
Des poésies de MM. Antoine Sabatier, Remy Salvator, Joseph Declareutl, Manuel Devaldès, Jules Heyne, Francis Norgelet.
Une étude de M. Jean de Tinan.
Une nouvelle de M. Georges Fourest.
Une étude de M. Henry D. Davray sur le poète anglais W.-B. Yeats.
Un poème et un conte de W.-B. Yeats, traduits par M. Henry D. Davray.
Nous recevons la lettre suivante :
Cher Monsieur et ami, En lisant Varticle évidemment aimable que me consacre M. des Rieux dans votre dernier Ermitage, et dont je le remercie vivement, j'ai pensé
Qu'il sache donc que et sans basques, que j'aime les gilets de velours parce qu'ils sont chauds et seyants, que mes cheveux sont d'une longueur moyenne et que Vhiver, étant fort frileux, je mets de grands pardessus. Quant à mes cravates elles sont généralement noires, toutefois, Pété, je m'en permets de couleurs claires.
Avec mes excuses pour la place que je prends dans votre revue avec ces quelques lignes voulez-vous recevoir, cher Monsieur et ami, mes meilleurs
sentiments. André Lebey.
La Revue Rouge fusionne avec le Livre d'Art.
MM. Gustave Langlet, directeur, Jul^s Heyne et Manuel Devaldès, du
comité de rédaction, deviennent de ce fait rédacteurs du Livre d'Art.
Une revue littéraire, La Province nouvelle, vient de se fonder à AuKerre. Cette revue, créée dans le but de faire connaître les jeune.- écrivains en province poursuit un but de dijffusion plutôt que de décentralisation, et est ouverte à tous les talents sans distinction d'école.
Elle donnera chaqi e mois des proses, des vers, des articles de critique littéraire, artistique et dramatique, ainsi que la biographie et une étude sur les oeuvres d'un écrivain « jsune ».
Au premier numéro ont collaboré MM. Laurent Savigny, Joseph Declareuil, Edmond Pilon, Antoine Sabatier, Mathias Cor vus/Raymond Bouyer, Camille Schiltz.
Le prix de l'abonnement pour l'édition ordinaire est de 5 fr. par an, de io fr. pour l'édition de luxe. On est prié d'adresser toutes les communications à M. Laurent Savigny, 43, rue de Paris, à Auxerre.
Nous adressons tous nos vœux de succès à notre nouveau confrère.
Nous tenons gratuitement à la disposition des lecteurs qui en feraient la demande, la couverture et le faux-titre du i** semestre de 1S96.
Tulle, imp. Màzeyrie. Le Gérant : Edouard Ducotè.