‹ L'Ermitage - 1896 - volume 12Chapitre 82 sur 150 · RELIURES EN TOUT GENRE POUR BIBLIOTHÈQUES ET AMATEURS · texte numérisé non relu

RELIURES EN TOUT GENRE POUR BIBLIOTHÈQUES ET AMATEURS

Cartonnages de Fantaisie. — Entoilage de plans et cartes.

LE COURRIER DE LA PRESSE

21, boulevard Montmartre. — A. Gallois, directeur*

EEVUBS LETMERCVRE DE FRANGE, i5, rue de FEchaudé-St-Germaïn* LA REVUE BLANCHE, 1, rue Laffitte.

LA PLUME, 3 1 , rue Bonaparte, LE LIVRE D'ART, 41, quai des Grands-Augustins. L'YMAGIER, 9, rue de Varenne.

DOCUMENTS SUR LE NATURISME, 10, rue des Tenneroles,

Saint-Cloud.

L'EFFORT, 8, rue des Puits-Creuses, Toulouse. ARTE, Coïmbra, Portugal.

L'ART JEUNE, 1 3 1, rue de Brabant, Bruxelles. L'ART MODERNE, 32, rue de l'Industrie, Bruxelles. LE RÉVEIL, 5, rue de la Roue, Bruxelles.

LA SOCIÉTÉ NOUVELLE, 32, rue de l'Industrie, Bruxelles. LA LUTTE, i5, place Van Meyel, Bruxelles.

ii la parole de Renan : « On ne parle bien que de ce qu'on aime » est juste, je devrais parler excellemment du Médecin des Dames de Néans, dont M. René Boylesve est l'auteur. Je laisserai l'excellence à M. Charles Maurras qui en a coutume dans ses écrits de critique, et je tâcherai d'expliquer en toute simplicité pourquoi cet ouvrage est charmant.

Dire d'un livre qu'il est d'une lecture agréable et tout aimable, voilà qui semble un éloge fort mince. Car la beauté est une source de joie, et les artistes qui s'efforcent vers la beauté sont naturellement des distributeurs de joies ; la bonne littérature ne va jamais sans quelque agrément. Mais les auteurs se sont mis à dissimuler le plaisir qu'ils ont pour mission de répandre sur les hommes : sans doute pour le mieux défendre, ils Font entouré de contre-forts et d'ouvrages avancés, afin qu'on fût obligé de lui livrer assaut. Ils sont devenus difficiles. Et l'on connut l'effort pour les comprendre, ou pour les deviner, — l'effort qu'il est doux d'éviter parce qu'il est disgracieux ou fatigant. Ils cherchaient la beauté en de.s retraits lointains et inaccessibles, alors qu'elle s'offrait à eux dans la plénitude de la vie qui est toujours belle pour qui sait la voir. Pascal aurait pu leur dire : « Rien n'est plus commun que les belles choses : il n'est question que de les discerner ; et il est certain qu'elles sont toutes naturelles et à notre portée, et même connues de tout le monde. Mais on ne sait pas les distinguer. Ceci est universel. Ce n'est pas dans les choses extraordinaires et bizarres que se trouve l'excellence de quelque genre que ce soit. On s'élève pour y arriver, et on s'en éloigne. Il faut le plus souvent s'abaisser. Les meilleurs

(i) Le Médecin des Dames de Néans, par René Boylesve (P. OllendorfF, édit.) VII« Année. — 4e Livraison. 36

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