‹ L' ermite toulonnaisChapitre 14 sur 31 · partie un goût particulier- ooimu sous le aom de la Malgue · texte numérisé non relu

partie un goût particulier- ooimu sous le aom de la Malgue

La campagne semble avoir été partagée par égales portkms^ Mtre une popmlalîon considérabkf ^ lors-* qu'on jetle les yeux sur la mul* titud^ de ba^id63 ( hal^tations ) dont elle est couverte.

'Le» BMntagn.es qui djormin^rt' la YÎUe sonff 4'une anîdité désoli^te ; rocailleuses», cendrées et sans, végjè* tation,^ elles n'offrent qu'une rêver* hémtiom étouffante en. été. L'as* pec^t^ en* est triste et monotoBe-, et) le rocbec dont .elles sont for*, méesi est la meillisure pi^euve que jamais elles n'ont offert les traces d'wie eutture quieleonque. Le pruc mer de Briançon y pourrait seul peutrétce soutenir les assan.ts dM vent violent qui en balaye inces<* ssmonent les sommets , si toutes

fois les feux d'un soleil presque toujours brûlant pet '^ttaient à cet arbuste de s'y développer. NéamnoiDS cette plante dont les fruits donnent une huile préférable à celle de l'olive , mériterait peutêtre qu'on ût quelques essais en sa faveur.

Quoiqu'il en soit, ces montagnes calcaires qui semblent formées par dépots successifs, présentent au géo* logue plusieurs sujets précieux d'étude. Souvent , mais particulièrement dans la partie Nord , ces montagnes se chargent de nuages épais qui entretiennent les nombreuses et intarissables fontaines de la ville. Le voyageur ira s'enfoncer avec plaisir dans la délicieuse vallée de Dardennes.

Là règne une éternelle fraîcheur une ombre protectrice qui per-

met de s'abandonner aa char* me des rêrerles solitaires , en sui* vant le cours des eaux limpides qui surgissent pour vivifier mille réservoirs. \

Toulon , dbef lieu d'une préfecture maritime y d'une subdivision militaire , d'une sous-préfecture d'arrondissement y d'un tribunal de première instance, possède encore un tribunal de commerce 9 un tribunal de prud'hommes ; on y compte aussi des hôpitaux de marine , militaires et civils , un hospice des eafans trouvés y un mont-de-piété , divers étabUssemens de bienÊiisance.

L'académi/B fondée en i^og , est composée de membres* Aucun des résidens ne brille par ses productions ; mais tous payent leur quotité en connaissances éten-

dues. Cependant la munificence royale a prodigué le& établisse^ mens d'instruction publique à Te»- Ion : outre le collège on y compte une école de médecine navale , remarquable par les talens supé* rieurs de MM. les professeurs qui la dirigent ; une école d'hydrographie ; des cours publics de mathématiques, de peinture et de sculpture ; un cours normal suivant les préceptes du célèbre baron Dupin ; enfin une école de mais* trahce.

Toulon jouit en outre du jar-^ din des plantes de la marine , où Ton trouve réunies les richesses variées des deux zones.

Un cours de botanique y offi*e encore le double intérêt d'une comparaison entre les productions indigènes et celles que Ton cher^

die à pouvoii^ acditaater, aprèr les avoir ravies aux régions du tropique.

La ville possède une salle de spectacle qui , tdie qu'elle esn; / est indigne d'un aussi bean port, surtout elle est placée dans un endroit qu'il faut chercher longtemps pour la découvrir.

Le peuple Toulonnais ne rœsem- ^ ble point au tableau que d'andéns observateurs ont consigné dans leurs écrits. Ge n'est point de la classe élevée que nous voulons parler , celle-ci , polie par une éducation française y se rattache au type du caractère national ; mais deja classe inférieure. Cette classe , quoique distincte de la bourgeoisie , n'est ni grossière , ni barbare. Si elle conserve l'habitude du langage provençal , elle . conçoit et répond

Dig'itjzed by

âu besoin en ihuiçais ^ de sa hçon , il est vrai , mais néanmoins intelligible au parisien de bonne foi. ^ Quant k sa rudesse , elle ne. se &it sentir qn'aux personnes qui oublient les égards dus à toutes, les conditions. Jamais Tartisan pro* vençal ne démontrera le caractère qu'on lui attribue gratuitement , lorsqu'on Tabordera avec la civilité la plus vulgaire. Il en est de même des paysans provençaux : si l'on en croyait certaines autorités d'ailleurs fort-respectables , on devrait ne voir en eux que des menteurs et des assassins ; tandis que, vus sans prévention , ces mêmes bommes ressemblent à tous ceux c^ui n'ont point atteint les bienfaits de la civilisation. Avec les vertus de rbomm(3 de la nature , ils en ont les désfsiuts. Seul^i^ent ^ hsi^

bitués à voir des masses d'hommes qu'une milice renouvelée annuellement à Toulon , il a appris à se méfier de la dàssè turbu-* lente que ces mouvemens entraînaient avec eux. Nous allons affirmer que le célèbre Millin était en proie à un délire colérique lorsqu'il léguait aux 'voyageurs Tavis siûvant : <c II ne faut pas s»

» fier aux Provençaux. Ceux des » environs de Toulon , sont les » plus méchants de tous; deman- » dez-leur votre chemin , ils ne » vous répondent pas 9 ou ils ne » le font que pour vous égarer.

» Ayez, soin que rien ne manque » à vos équipages ^ à vos harnais ; 3» car il ne Êiut pas attendre d'eux » aucune assistance. S'ils vous » voient dans l'embarras > ils rient , a ils passent leur chemin », Plus

Dig'itjzed by

loin Tauteur ajoute : « qu'un vo- » yageur altéré cueille une grappe » de raisin , il doit se tenir heu- ^ veux si cette légère indiscrétion » ne lui attire pas des coups de i> bâton j ou même un coup de » fusil de la part du propriétaire. ».

Le paysan provençal est brun^ d'une stature moyenne , nerveux et bien proportionné ; sa figure porte l'empreinte d'un soleil bm* lant, et laisse éclater les signes d'une rudesse que le sourire tempère bien rarement II est sobre de toutes choses , attaché à ses devoirs et laborieux. Généralement il n'est pas heureux , le morcel* iem^t ides .propriétés rurales l'attaciue . a un petit . domaine qui sujQ&t à peine à sa subsistance, (i)

(i) Le territoire de Toulon ne pourrait^ en céréales , nourrir ses habitans plus de

Le premier motif de sa mélancolie, et d'une parcimonie qui est le résultat de craintes sur son avenir. Crainte d'autant plus naturelle que l'espoir d'une bonne récolte est souvent trompé dans notre climat Le produit des céréales , par exemple en 1827 , a été si faible que le propriétaire en a retiré à peine la vîdeur des frais de culture.

trois mois. Aussi la plupart des négociants qui commercent sur les blés, font4Is des fortunes brillantes dans ce pays; ils retirent la plupart des blés de la Bretagne et du Languedoc.

( Note de V Éditeur. )

Dig'itjzed by

TOUL.ONNAIS.

Dig'itjzed by

Page 1