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pond « qu’il admet la possiblité d'éruplion précoce vraie, mais il mainlient n'en avoir pas trouvé un seul exemple authentique ». Les observations publiées concernant toutes des éruptions dentaires sous la dépendance d’une infection et d'une inflammation locale, il s’agit d’un accident et non d’une tare héréditaire. Il serait done prématuré de considérer comme signe de dégénérescence un phénomène possible, mais dont l'existence n’est même pas démontrée.
Cette question est reprise en 1911, par Debègue, qui en fait le sujet de sa thèse inaugurale. Il esquisse une monographie « Des dents à la naissance », et se contente d’exposer les diverses théories pathogéniques admises jusqu'à ce jour, sans s'attacher à aucune d’entre elles.
La même année, dans le « Journal de lAnatomie et de la Physiologie normales », et en 1912, à la « Société d’Anthropologie de Paris », Herpin réunit quelques observations de dents à la naissance dont l’une est suivie d’un examen anatomique fort intéressant, et de cet examen il conclut à l’absence de follicule dentaire, ce qui détruit la théorie de folliculite expulsive si longtemps défendue par Capdepont. Il pense simplement à une ectopie d'un germe dentaire qui, situé trop superficiellement, arrive naturellement au cours de son évolution à perforer la muqueuse. Nous aurons l’occasion de revenir sur les idées défendues par Herpin.
Enfin, en 1913, à la « Société de Gynécologie, d’Obstétrique et de Pédiatrie » de Bordeaux, Balard et Commes rapportent trois cas de dents à la naissance dont l’un fut suivi d’un examen anatomique. Ils terminent leur communication en exposant une pathogénie un peu nouvelle de ces cas et à coup sûr séduisante, qui permet d’englober dans une même théorie l'éruplion précoce des dents qui subsistent jusqu'à la chute normale de la première dentition et de celles dont l’expulsion suit de très près l’éruption.
L'examen histologique ayant permis de conclure à un tératome, véritable corps étranger mal nourri, en voie d’élimi-