‹ L'Érysipèle des VieillardsChapitre 15 sur 31 · TRES · texte numérisé non relu

TRES

Cas le service du D' Oppenheim pour un exanthème remarqué la veille ol de la fièvre. Phtiriase du cuir chevelu. Tout le côté gauche de la face, moins l’oreille, est rosé, avec légère élévation de la température locale, sars bourrelet ni tuméfaction. Pas d’adénopathie. Température : 3804 le matin, 3806 lé soir. L'état général est peu atteint. La langue est un peu blanche. Anorexie. Atrophie ancienne du foie indiquée par la diminution considérable de la matité hépatique. Aux poumons, on trouve des sigres de bronchite diffuse légère et un foyer de congestion pulmonaire de la base gauche, indiqué, à l’auscultation, par un foyer de trâles sous-crépitants. Cœur : deuxième ton très exagéré à l’orifice aortique. Tension artérielle : 20 (Potain). Albumine dans les urines. L’interrogatoire de la malade apprend, de plus, qu’elle est sujette à la pollakiurie nocturne, aux crampes dans les mollets, aux œdèmes de la face et des paupières.

15 mars. Extension de la dermite, toujours très pâle et non saillante, à la moitié droite de la face. Température matinale : 3804, Injection intra-veineuse d’électrargol (10 c. c.). Température vespérale, après quelques heures : 3891.

18 mars. La température est descendue au-dessous de 3705.

19 mars. Guérison locale.

4 avril. Sclérose dermique : rougeur et induration légères du masque, respectant le front et les tempes. Albumine dans les urines.

Formule sanguine. — 15 mars, avant l'injection d’électrargol : hématies, 4.100.800; leucocytes, 12,400; polynucléaires neutrophiles, 85 °/,; lymphocytes, 12 °/,; grands mononucléaires, 1 °/,; éosinophiles, 2 0}. — 27 mars : leucocytes, 5.600; polynucléaires neutrophiles, 75 °/,; lymphocytes, 20 °/,; grands mononucléaires, 3 0 /,; éosinophiles, 2 °/.

OBSERVATION IX (Personnelle)

Érysipèle de la face consécutif à des plaies cutanées. Oscillations thermiques pendant huit jours. Traitement par l’injection 1intra-veineuse délectrargol. Guérison.

. B... Charles, 62 ans. Salle Gombault, lit 49. Hospitalisé pour manque de ressources. Pas d’antécédents pathologiques.

Le 8 mai 1912, chute accidentelle ayant occasionné de larges excoriations du nez et de petites plaies frontales.

13 mai 1912. Apparition à la partie interne de l’orbite gauche d’une plaque d’érysipèle. Température : 3906 le matin, 390 le soir.

14 mai. Envahissement de tout le côté gauche de la face, oreille com-

se LU

prise. Rougeur, chaleur et tuméfaction, bourrelet net. Adénopathie sous-maxillaire bilatérale. Température 3806. Injection intra-veineuse d’électrargol (15 c. c.). La température vespérale s'élève à 4006.

15 mai. Le côté droit de la face est, à son tour, intéressé, l’oreille comprise; le menton seul n’est pas atteint. Température : entre 390 et

16 mai. Même état local: 3804 le matin. Injection intra-veineuse d’électrargol (10 c. c.). Le soir, la température monte à 4005.

22 mai. Apyrexie après une série d’oscillations quotidiennes entre 379 et 3999. Diminution légère d'intensité de l’exanthème.

6 juin. Guérison locale.

Formule sanguine. — 13 mai : hématies, 3.800.000; leucocytes, 10.300; polynucléaires neutrophiles, 76 °/,; lymphocytes, 16 °/,; grands mononucléaires,7 ° /, ; éosinophiles, 1 ° L.—25 mai : hématies, 3.700.000; leucocytes, 8.400; polynucléaires neutrophiles, 69 0/,; lymphocytes, 25 °/,; grands mononucléaires, 6 °/,.

OBSERVATION X (Personnelle)

Erysipèle de la face, d’origine phtiriasique. Signes généraux atténués. Guérison.

D... Catherine, 60 ans. Salle 35, lit 58. Malade entrée dans le service du D' Oppenheim le 22 mai 1912, porteuse d’une plaque de dermite couvrant la joue et l’aile du nez droites, et la région frontale droite; son début remonterait à la journée précédente. La température est de 380. La malade présente de la phtiriase du cuir chevelu.

23 mai. La dermite s’est étendue à toute la face, menton et oreille gauches exceptés. État général non atteint. Température + 3708 le matin, 3791, le soir. Pouls hypertendu, régulier. Pas d’albumine dans les urines.

5 juin. Guérison locale complète.

OBSERVATION XI (Personnelle).

Erysipèle de la région orbitaire gauche. Signes de lésion rénale antérieure. Phtiriase du cuir chevelu. Guérison.

P... Marie-Louise, 72 ans. Salle Brissaud, lit 35. Pas d’antécédents pathologiques, hormis une fièvre typhoïde à 55 ans. Entrée pour sénilité à Phospice le 148 mars 1912. On constate alors des signes de bronchite chronique bilatérale, un deuxième ton aortique clangoreux, une tension artérielle de 21. Pollakiurie nocturne et albuminurie abondante. Phtiriase du cuir chevelu,

31 mars 1912. Autour d’une petite plaie de la paupière inférieure gauche datant de quatre ou cinq jours, est apparue une plaque résistante, un peu chaude, rouge vif, recouvrant toute la région orbitaire. Pas de bourrelet périphérique au palper. Pas d’adénopathie. Température : 3801. Langue un peu blanche. Albuminurie toujours abondante. On porte le diagnostic encore incertain d’érysipèle.

1% avril. Diminution légère de température et de tension de la région orbitaire. Faible hyperthermie : 380.

10 avril. Guérison locale complète.

Formule sanguine. — 31 mars : hématies, 4.100.000; leucocytes, 9.200; polynucléaires neutrophiles, 70 © /,: lymphocytes, 21 °/,; grands mononucléaires, 9 0/,.

OBSERVATION XII (Personnelle)

Lrysipèle de la face. Phtiriase du cuir chevelu. Signes de lésion rénale antéricure;, lésion hépatique probable. Dermite peu intense. Congestion pulmonaire. Guérison. Récidive. Injection intra-veineuse d’électrargol.

S... Antoinette, 61 ans. Salle Proust, lit 34. Hospitalisée pour manque de ressources et sénilité.

2 février 1912. A son entrée dans le service, on constate des signes d’induration du sommet gauche; le cœur est légèrement hvpertrophié, le pouls tendu. Le foie est petit (hauteur de la matité : # centimètres) à bord inférieur dur et sensible; la rate un peu grosse. Il existe du déficit intellectuel, de l’incontinence des sphincters par périodes, une réaction paresseuse des pupilles à la lumière. En outre, la malade a des signes d’altération rénale : albuminurie, pollakiurie nocturne, des épistaxis. Il est à noter que la malade est entrée dans le service porteuse de phtiriases du cuir chevelu et du corps, avec lésions d’eczéma couvrant les cuisses et les flancs.

27 février 1912. Apparition dans le courant de la journée d’une légère rougeur et d’une légère tuméfaction de la racine du nez et à l’angle interne des deux yeux. Température vespérale : 3706.

28 février. La dermite s’est étendue au nez, aux deux pommettes et à la joue droite qui garde une coloration et un état presque normaux. Pas de réaction ganglionnaire. Poumons : à l’auscultation, on remarque un foyer assez important de râles sous-crépitants à la base droite. 33 respirations sans dyspnée. Urines alhumineuses. Apyrexie complète.

29 février. Décroissance des signes physiques.

3 mars. Guérison complète. Poumons normaux.

20 avril. On constate une nouvelle poussée atteignant la joue, Pzile

du nez et l’orbite, du côté gauche seulement. Signes peu intenses, pas de bourrelet. Température à 6 heures du soir : 3805. Injection aussitôt de 10 c. c. d’électrargol au pli du coude. À 7 heures du soir, 3709. Les lésions du cuir chevelu avec un peu d’eczéma facial persistent.

21 avril Mêmes signes physiques. Apyrexie.

28 avril. Guérison complète.

Formule sanguine. — 28 février : hématies, 4.500.000: leucocytes, 10.000; polynucléaires neutrophiles, 76 °/,; lymphocytes, 14 0%. grands mononucléaires 2 °/,; éosinophiles, 8 °/,. — 18 avril : leucocytes, 7.300; polynucléaires neutrophiles, 78 °/,; lymphocytes, 12 °/; grands mononucléaires, 4 °/,; éosinophiles, 6 0 /,. — 20 avril, avant l'injection d’électrargol : leucocytes, 8.200; polynucléaires neutrophiles, 75 °/,; lymphocytes, 20 °/,; grands mononuclésires, 2 0j; éosinophiles, 3 0 /,. — 191 mai : leucocytes, 7.400; polynucléaires neutrophiles, 64 0/,; lymphocytes, 30 0/,; grands mononucléaires, 3 °/,; éosinophiles, 3 0 /,.

OBSERVATION XIII (Personnelle)

Erysipèle atteignant toute la face. Défervescence le deuxième jour. Injection intra-veineuse d’électrargol. Guérison.

Ch... Louise, 60 ans. Salle 37, lit 42. Hospitalisée pour manque de ressources. Deux érysipèles dans le courant de 1911, qui auraient été intenses. |

27 avril 1912. Plaque de dermite sans doute née à la racine du pavillon, entourant l’oreille gauche et étendue à une partie de la joue. Rougeur, tuméfaction, et au palper bourrelet nettement perceptible. Pas d’adénopathie. Température : 3806 le matin, 3898 le soir. Etat général noû altéré. Pas d’albumine dans les urines.

28 avril. Les deux oreilles, toute la face, à l'exception du menton, sont prises. Abaissement de la température à 37°8.[njection de 10 c.c. d’électrargol. Quelques heures plus tard la température est de 3695.

29 avril. Même état local. La partie droite de là face reste moins atteinte que l’autre, peu colorée et peu tuméfiée.

6 mai. Guérison locale complète.

Formule sanguine. — 27 avril : hématies, 5.000.000; leucocytes, 10.500; polynucléaires neutrophiles, 84 0/,; lymphocytes, 12 °/,; grands mononucléaires, 3 © /, ; éosinophiles, 4 0 /,. — 2 mai : leucocytes

8.100; polynucléaires, 68 0/,; lymphocytes, 26 0 /,; grands mononucléaires, 5 0; éosinophiles, 4 °/,.

NO

OBSERVATION XIV (Personnelle)

Erysipèle de la face. Phtiriase. Lésions rénale et hépatique antérieures. Traitement par l’inrection intra-veineuse d’électrargol. Guérison.

L... Anne, 68 ans. Salle Merklen, lit 12. Affaiblissement intellectuel et albuminurie antérieurement constatée. Érysipèle de la face en 1911. La malade est porteuse de ganglions cervicaux, fistulisés à gauche. Phtiriase du corps et du cuir chevelu lors de l’entrée dans le service pour érysipèle.

13 mars 1912. La dermite qui aurait débuté dans la nuit à l’angle interne de l’œil gauche couvre alors la joue et la tempe gauches.

44 mars. Tout le côté droit de la face, l'oreille droite, sont envahis; l’érysipèle reste assez pâle, peu tendu, entouré d’un bourrelet discontinu. Pas d’adénopathie nouvelle. Température aux environs de 3805. Langue légèrement saburrale. Foie très nettement atrophié à la percussion, non palpable. Rate percutable sur trois travers de doigts. Pouls hypertendu; exagération du deuxième ton aortique. Albumine dans les urines.

15 mars. Température vespérale : 3904. Injection intra-veineusé, peu après, d’électrargol (10 c. c.)

16 mars. Apyrexie. Légère diminution de la dermite du côté de la face primitivement atteint.

2 avril. Guérison locale complète.

Formule sanguine. — 15 mars, avant l'injection intra-veineuse : hématies, 5.000.000; leucocytes, 7.100; polynucléaires neutrophiles 62 0/,; lymphocytes, 31 °/,; grands mononucléaires, 4 °/,; éosinophiles, 3 04. — 8 avril : leucocytes, 8.900; polynucléaires neutrophiles, 64 °/,; lymphocytes, 16 °/,; grands mononucléaires, 4 °/,; éosinophiles, 146 0}.

OBSERVATION XV (Personnelle)

Érysipèle de la face compliqué de dacryocystites. Évolution prolongée. Sclérose hépatique. Gale récente. Traitement par huit injections intraveineuses d’électrargol et l’instillation intra-oculaire d’électrargol. Guérison.

J... Marguerite, 69 ans. Salle 40, lit 58. Hospitalisée le 7 février pour sénilité, atteinte de gale généralisée. Interrogatoire difficile; la malade déclare pourtant avoir eu de l’ictère et être sujette aux œdèmes des jambes, à l’albuminurie.

cal |

27 février 1912. Dermite streptococcique apparue à l’angle interne de l’œil droit, occupant les paupières et la partie supérieure de la joue droites. Rougeur, tuméfaction et, au palper, bourrelet peu marqué. Pas d’adénopathie. État général : affaiblissement sénile peu prononcé. Poumon : craquements humides au sommet droit. Foie à lobe gauche un peu abaissé, à bord dur et nettement douloureux au palper; matité hépatique diminuée. Langue un peu blanche. Constipation. Albumine dans les urines. Température : 3804 le matin, 3805 le soir. On pratique alors une injection intra-veineuse d’électrargol de 15 c. c.

28 février. Érysipèle limité à la partie droite de la face. Température au-dessous de 38°. Agglutination des cils; rougeur et suppuration conjonctivales. Examen du pus de l’œil droit : streptocoques en chainettes. Instillation journalière, dès lors, de deux gouttes d’électrargol dans chaque œil. Injection intra-veineuse d’électrargol de 10 €. c.

29 février. Température normale. Injection intra-veineuse de 10 c. c. d’électrargol.

47 mars. Amélioration de la conjonctivite. Injection intra-veineuse de 10 c. c. d’électrargol.

2 mars. Apparition d’une seconde plaque à la partie interne de la paupière inférieure gauche. Phlyctène volumineuse à son niveau. Température générale normale. Apparition d’une tumeur lacrymale à la paupière inférieure droite.

3 mars. 3802. [Injection intra-veineuse d’électrargol (10 c. c.).

4 mars. La dermite a pâli du côté droit. Tout le côté gauche est, lui aussi, atteint. Signes physiques peu intenses. Fastigium thermique de la maladie : 3807 le soir. On injecte alors à nouveau 10 c. c. d’électrargol.

5 mars. Disparition de la fièvre. Dacryocystite double.

6 mars. Injection intra-veineuse de 10 c. c. d’électrargol.

10 mars. Nouvelle poussée de dermite du côté droit de la face. 3893. Injection intra-veineuse de 10e. d’électrargol.

11 mars. Tout le côté droit de la face est envahi; signes peu marqués, pas de bourrelet. Défervescence.

27 mars. Guérison presque complète, sauf la réapparition d’une rougeur et d’un gonflement au niveau de la dacryocystite gauche, presque fistulisée.

28 mars. Quatrième poussée, depuis la veille, sans fièvre. Érysipèle en papillon avec bourrelet périphérique net. Les deux dacryocystites sont fistulisées, malgré la continuité du traitement local.

16 avril. Guérison locale de la dermite. Suppuration moindre des fistules lacrymales, mais rougeur à leur périphérie, simulant l’érysipèle.

18 avril. Suppuration des fistules presque tarie. Globe oculaire sain, conjonctive peu enflammée,

he ÿ =) CDR

Formule sanguine. — 28 février, avant l’injection d’électrargol : hématies, 3.800.000; leucocytes, 9.100; polynucléaires neutrophiles, 68 9); lymphocytes, 20 °/,; grands mononucléaires, 8 °/,; éosino-

philes, 4 0/6. — 2 mars : leucocytes, 7.400; polynucléaires neutrophiles, 70 0/0; lymphocytes, 18 °/0; grands mononucléaires, 10 °/,; éosinophiles, 2 0/0, — 28 mars : leucocytes, 6.100; polynucléaires neutro-

philes, 77 04; lymphocytes, 16 °/,; grands mononucléaires, 6 °/,; éosinophiles, 4 °/.

OBSERVATION XVI (Personnelle)

Érysipèle atteignant presque toute la face ct partie du cuir chevelu au cours d’une néphrite chronique. Fastigium thermique le cinquième jour. Traitement par l'injection intra-vcineuse d’électrargol : 10 c. c. journellement du cinquième au neuvième jour. Guérison. Sclérose dermique conséculive.

F... Marie, 69 ans. Salle Merklen, lit 52. Hospitalisée pour sénilité et œdème des jambes. Albuminurie. Régime lacté habituel. Adénopathies sus-claviculaires gauches et fistule à ce niveau. La malade aurait eu, à 40 ans, une dermite streptococcique avec température élevée.

9 février 1912. Début de la plaque (le même jour que pour un autre cas analogue, à deux lits de distance, d’érysipèle facial bénin serpigineux). Point de départ à la commissure nasale droite. Température : 3707. Pas d’autres signes généraux.

10 février. L’érysipèle recouvre la joue droite; légère douleur spontanée et à la pression; rougeur et tuméfaction modérées. Pas de bourrelet perceptible.

13 février. Après trois journées apyrétiques, la température vespérale monte à 4026. Une nouvelle plaque, à peine séparée, couvre la tempe droite. Les ganglions sous-maxillaires, surtout à droite, sont engorgés. Aucun symptôme nerveux. La joue droite, plus pâle, reste un peu douloureuse à Ja pression. Cœur bien rythmé présentant un léger soufile di stolique rude à l'orifice aortique. Au poumon, foyer de congestion peu étendu à la base gauche; pas de lésion bien nette des sommets. La langue est un peu sèche et un peu blanche. Albuminurie. Dépression nerveuse nette. Myosis. Injection immédiate de 10 c. c. d’électrargol intraveineuse, on la répète les jours suivants.

17 février. La partie gauche de la face, avec l’oreille et une partie de la moitié gauche du cuir chevelu, sont à leur tour couverts par la plaque. La température est normale, après abaissement en lysis les trois jours précédents. Dernière des cinq injections intra-veineuses d’électrargol.

A ie

15 mars. Rougeur légère, aspect parqueté de la peau, résistance surerficielle au niveau de la joue droite (sclérose dermique).

Formule sanguine. — 15 février : hématies, 4.400.000; leucocytes, 6.700; polynucléaires neutrophiles, 79 °/,; lymphocytes, 6 °/,; grands mononucléaires, 14 °/,; éosinophiles ; 4 °/4. — 17 février : leucocytes, 8.200; polynucléaires neutrophiles, 64 ° /,; lymphocytes, 22 0 /,; grands mononucléaires, 40 0 /,; éosinophiles, 4 °/,. — 25 février : leucocytes, 10.100; polynucléaires neutrophiles, 69 °/,; lymphocytes, 11 °/o; grands mononucléaires, 10 °/,; éosinophiles, 10 0/4. — 19 mars : leucocytes, 6.800; polynucléaires neutrophiles, 74 °/,;: lymphocytes, 15°/,; grands mononucléaires, 7 2 /,; éosinophiles, 4 0 Ji.

OBSERVATION XVII (Personnelle)

Érysipèle de la partie droite de la face, au cours d’une néphrite chronique. Apyrexie continue. Point de départ: phtiriase du cuir chevelu. Guérison.

M... Clémence, 63 ans. Salle 38, lit 43. Hospitalisée pour néphrite chronique en janvier 1912. La malade est sujette aux céphalées, crampes dans les mollets, engourdissement des extrémités, aux besoins d’uriner fréquents et impérieux, en particulier la nuit, au lumbago, aux syncopes brusques, Elle a des œdèmes palpébraux passagers, un bruit de galop, une albumine abondante.

10 février 1912. Début de la plaque à la racine des cheveux, au niveau d’une plaie due à une phtiriase toute récente.

11 février. Développement maximum de la plaque occupant le front, l’aile droite du nez, les trois quarts supérieurs de la joue droite et l'oreille, Petite adénopathie sous-maxillaire droite, douloureuse au palper. Peu de tuméfaction et de rougeur de la plaque; bourrelet très peu net. Bon état général. Langue un peu chargée. Cœur : bruit de galop.

17 février. Guérison locale.

15 mars. Léger épaississement du derme au niveau de l’ensemble du territoire atteint par l’érysipèle. Disparition de tous les signes physiques de la dermite streptococcique.

Formule sanguine. — 15 février : hématies, 5.450.000 ; leucocytes, 6.200; polynucléaires neutrophiles, 64 17/2 © /,; lymphocytes, 16 °/,; grands mononucléaires, 19 °/,; éosinophiles, 1/2 0/4. — 25 février : leucocytes, 6.000; polynucléaires neutrophiles, 70 °/,; lymphocytes. 160/,; grands mononucléaires, 8 ° /, ; éosinophiles, 6 © /c.

RS

OBSERVATION XVIII (Personnelle)

Erysipèle serpigineux de la face, du cou et du dos, d’origine phtiriasique. Fièvre prolongée, Traitement par l'injection intra-veineuse d’électrargol, Guérison.

B...Rose, 75 ans. Salle Brissaud,lit 56. Hospitalisée le 3 décembre 1911 pour sénilité. Affaiblissement intellectuel. Induration et craquements secs au sommet gauche. A l'entrée à l’hospice, phtiriase du cuir chevelu.

16 décembre 1911. Bourrelet très net de dermite streptococcique traversant en courbe le front et la tempe droite. Température : 4002, Langue blanche.

17 décembre. Même état local et général. Injection de 10 c. c. d’électrargol au pli du coude. Surélévation faible de la température vespérale : 4098. Pas d’albumine dans les urines.

18 décembre. Extension à tout le côté droit de la face, oreille exceptée, caractères physiques typiques. Température entre 3995 et 400. Injection intra-veineuse d’électrargol (10 c. c.).

19 décembre. Léger abaissement thermique. Injection intra-veineuse d’électrargol (10 €. c.).

20 décembre. Rétrocession légère des signes physiques et 8794, le matin. Injection intra-veineuse d’électrargol (10 c. &.). Température vespérale : 3907.

22 décembre. Nouvelle oscillation : 3792 le matin; injection de 40 c.c, d’électrargol. Température au soir : 4007.

23 décembre. Les signes physiques ont beaucoup diminué à la face et sont plus nets à la région temporo-occipitale droite, à la nuque, à la face postérieure du cou. Température : 3809 le matin; 4004 le soir. Langue saburrale. Légère diarrhée.

24 déc. Chute de la température au-dessous de 38°. Localement, la rougeur, la chaleur, le bourrelet, à la palpation, sont toujours bien marqués. On remarque une légère adénopathie sous-maxillaire bilatérale.

26 décembre. La plaque, plus étendue, couvre le dos jusqu’au niveau de la pointe des omoplates. Température vespérale : 3804.

28 décembre. Diminution de l’exanthème. Température normale,

45 janvier. Guérison complète.

OBSERVATION XIX (Personnelle)

Érysipèle atteignant toute la face, d’origine phtiriasique. Traitement par linjection intra-veineuse d’électrargol. Guérison.

Q... Anna, 62 ans. Salle 35, lit 42. Hospitalisée pour manque de ressources. Pas d’antécédents pathologiques.

Vaso es

12 juillet 1912. Rougeur de la face apparue la veille au soir; la malade avait alors 3806. Le 12, on constate un placard rosé, dur, à bourrelet visible et palpable, occupant la région de la base du nez et de la moitié interne des deux orbites. Pas d’adénopathie. Langue un peu blanche et un peu sèche, sans autres troubles digestifs. Température : 3707. Une collection purulente sous-dermique de la région frontale, isolée, est incisée. Phtiriase du cuir chevelu.

13 juillet. Placard d’exanthème recouvrant toute la face, sauf le menton, de couleur rosée; tension et bourrelets nets. Pas de ganglions. Pas d’anorexie. Urines : 1.100 c. : pas d’albumine. Température : 3702. Injection de 5 c. c. d’électrargol par voies endoveineuse. Température vespérale : 3709,

14 juillet. Pas de modification locale ; les paupières restent closes, comme la veille. Température au-dessous de 389. Injection intraveineuse de 10 c. c. d’électrargol.

21 juillet. Guérison complète.

OBSERVATION XX (Personnelle)

Érysipèle atteignant presque toute la face. Traitement par l'injection intra-veineuse d'électrargol. Récidive six mois plus tard.

R... Julienne, 72 ans. Salle Brissaud, lit 19. Hospitalisée pour sénilité.

22 avril 4911. Maux de tête pendant la nuit précédente. Le matin, on constate une dermite streptococcique occupant la partie supérieure de la face, surtout le front, d’une teinte rouge vif, chaude, à bourrelet perceptible au palper. Pas de ganglions engorgés. Langue un peu chargée. Température : 400. Injection intra-veineuse de 10 c. c. d’électrargol.

La température, quelques heures plus tard, est de 41°, Pas d’albumine dans les urines.

23 avril. La dermite occupe toute la face, moins les oreilles et le menton; la température s’est abaissée momentanément à la normale, le matin. Deux foyers de congestion pulmonaire au tiers inférieur des deux poumons sont apparus. Pas de dyspnée. Injection de 10 c.ec. d’électrargol.

24 avril. Mêmes signes physiques. La température est tombée entre 38° et 399. Augmentation du foyer congestif du côté droit de la poitrine; pouls rapide et dépressible (136 pulsations). Urines : 800 c. c. Injections de 10 c.c. d’électrargol et digitaline au millième (10 gouttes, cinq jours).

DE TIANIV € LS % > { F My. l'A « \ £

Page 1