OBSERVATION XXVIII
Érysipèle de la face. Injection intra-veineuse d’électrargol. Guérison.
Ë F... Germain, 60 ans. Salle 5, lit 56. Le malade entre dans le service s le 13 août 1910. Pas d’antécédents personnels ni héréditaires particuliers. Depuis la veille, il ressent au niveau de l’arcade sourcilière gauche une sensation de cuisson très pénible : cette région est le siège d’une rougeur et d’une tuméfaction très marquées. La température est à
LL 8802. Les urines sont rares, très foncées. L’état général est bon. Pas * d’anorexie marquée. On pratique immédiatement une injection intraÿ veineuse de 10 c. c. d’électrargol.
Le 14 août 1910, l’état s’est déjà bien amélioré. Température : 3704 le matin, 3706 le soir. La plaque érysipélateuse ne s’est pas étendue, mais persiste encore très nette. La sensation de cuisson a cependant disparu.
15 août et jours suivants, l’état s'améliore de plus en plus.
20 août, le malade sort complètement guéri.