INTRODUCTION
Au milieu de très nombreux travaux récents concernant la dermite streptococcique, assez peu se proposent pour but l’étude de l’érysipèle des vieillards. Il nous à été donné d'entreprendre cette étude dans le service de M. le DT R. Oppenheim, à la Maison Départementale de Nanterre, et d'observer que l’érysipèle des vieillards offrait quelques particularités non décrites. Nous avons recueilli, dans le service de notre maitre, trente observations, dont vingt-etune personnelles, d’érysipèle chez des sujets âgés d’au moins soixante ans.
De toutes les maladies infectieuses aiguës, les affections pheumoniques mises à part, l’érysipèle est celle dont la fréquence diminue le moins à mesure que l’on considère un âge plus avancé. Ce fait porte à étudier la fréquence des lésions tégumentaires, portes d’entrée de la dermite, chez les sujets âgés. Nous avons constaté qu’elles étaient très souvent macroscopiquement perceptibles dans les cas de dermite streptococcique, sous forme d’une plaie infectée, plaie fréquemment d’origine parasitaire.
Aux âges extrêmes de la vie, selon les classiques, lérysipèle revêt une gravité exceptionnelle. Nos malades étaient de véritables séniles, non seulement en raison de leur âge, mais en raison de leur état général. Pourtant, observés non dans des salles d'hôpital mais dans un hospice où aucun cas bénin n’était susceptible d’échapper à lobservation, ils n’ont nullement corroboré, bien au contraire, cette opi-
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nion des auteurs. Les symptômes et le pronostic général ont été, chez eux, bénins, et cependant ils n'étaient pas sans présenter, dans un nombre sérieux de cas, des lésions hépatiques, cardiaques ou rénales, autre facteur important du pronostic.