‹ L'Érythromélalgie et son traitement par le tartrate d'ergotamineChapitre 10 sur 18 · ÉVOLUTION · texte numérisé non relu

ÉVOLUTION

nor | Chaque accès paroxystique dure de quelques minutes à quelques heures. Mais il peut se ProRess sur des semaines.

D'une façon générale, l’évolution est chronique. Dans une première phase, dite d'augmentation, seules Le à existent les crises qui se répètent à intervalles variés, É tendant à se rapprocher. Mais, dans leur intervalle, il n’y à aucun signe anormal, si ce n’est, parfois, un léger engourdissement ou une différence minime de , température. Peu à peu pourtant, les crises deviennent plus fréquentes et, en quelques mois ou en quelques années, la période dite d'état est constituée. A ce mo- : ment, les crises, très rapprochées, peuvent être subin- 3h B=. | trantes et créer une véritable infirmité. Cette phase : 210 d'état dure quelques années. Dans un cas de MORGAN, # “11 | elle atteignait vingt-trois ans. sn

14 et naster tentation spontanée de la mala- Mr die et même une complète guérison. Il semble que peu | à peu la maladie s’épuise.

4 Il s’en faut pourtant que cette évolution schéma-

1 tique soit constante. Souvent, l'affection reste à la phase 1 À d'accès paroxystiques, où la guérison survient en quel-

ques mois. On a observé l’action bienfaisante d’une à É maladie aiguë, telle que la dysenterie (WEIR MITCHELL). L Quant à la grossesse, son action paraît des plus minimes.

qe

; + ] L TE 2 Le | En somme, on note: fréquemment une très nds ne variabilité dans cette évolution. Mais le pronostic est Mt ‘Sérieux: il S agit d'une affection pénible, qui peut s’ aggraver, se prolonger et si la vie n’est jamais mise en danger par l'érythromélalgie, le pronostic onGHonel ; Mi-doit, être TÉSErvé. | Fun A ces éléments de gravité s'ajoutent encore les pos- | sibilités d’altérations trophiques. Classiquement, elles sont absentes. En réalité, elles se rencontrent dans un tiers des cas environ, mais sont souvent minimes, peu apparentes, demandant à être recherchées.

La peau est souvent atrophiée, mince, fine, luisante, se plissant facilement. Plus rarement, elle est épaisse, couverte de squames minces ou de phlyctènes, de bulles ou même de fistules (WEIR MITCHELL). On peut

encore rencontrer des pigmentations anormales, du

vitiligo.

| Les phanères ne sont pas épargnées : les poils peu- | vent tomber. Les ongles, épais, opaques ou mous, sont barrés de stries transversales ou de cannelures, mais tombent rarement. F0 En outre, diverses observations mentionnent encore 4 des plaies ou des ulcérations spontanées. Mais il sem- à ble qu’il s'agisse alors de maladie de Raynaud associée. “à

Au niveau des os, bien que les documents radio- Ne. graphiques soient peu nombreux, diverses modifications NE, ont été notées sur les os du segment atteint : raréfac- Es, tion osseuse des phalanges ou phalangettes, plus rare- l ne ment, légère augmentation de volume. ie En somme, si ces troubles trophiquès revêtent une Es importance réelle, ils sont loin d'atteindre la gravité qu’ils peuvent présenter dans la maladie de Raynaud. Ÿ

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