HISTORIQUE
GRAVES, VULPIAN, avaient déjà décrit une « névrose
congestive des extrémités ». Mais c’est WEIR-MITCHELL
qui, en 1872, puis en 1878, donna la première description clinique et la première interprétation pathogénique de ces manifestations vaso-motrices qu’il opposait à celles décrites par Maurice RAYNAUD.
LANNOIS, dans sa thèse en 1880, réunissait quatorze observations. Douze ans plus tard, on pouvait fonder son étude clinique sur trente-trois cas caractéristiques. Puis MOREL, LAVALLÉE, POTAIN, ELSNER, GERHARDT précisent les liens qui unissent érythromélalgie et maladie de Raynaud. "1
En 1897, L. LÉVI en France, BENDA en Allemagne,
font de l’affection d'importantes études générales. En somme, la séméiologie se précise rapidement et la thèse
de BENOIST, est une importante contribution à cette
étude.
Par contre, l'anatomie pathologique fait des progrès beaucoup moins rapides et les autopsies restent rares. Les conceptions pathogéniques suivent une destinée analogue à celles de la maladie de Raynaud.
WEIR-MITCHELL, est partisan d’une théorie sympathique, tandis que SACHES et WIENER, SCHAW, HAMILTON pensent que les lésions vasculaires sont primitives.
dE Rhérapeutiqie reste également ee arte, à tous les auteurs insistent sur la ténacité de la maladie. À
Depuis vingt ans enfin, l'érythromélalgie ne donne ‘ lieu qu’à de rares travaux. A part la revue très com- Fa
plète qu’en fait MAY en 1924, k érythromélalgie ne donne pas lieu à des travaux d'ensemble importants. Tandis que les publications abondent sur la pathogénie, le traitement de la maladie de ‘Raynaud, le syndrome vaso-moteur opposé que constitue la maladie de WEIR- MITCHELL est laissé dans l'ombre : seules, quelques observations sont, cà et là, publiées qui mettent en lumière une particularité étiologique ou séméiologique.
Aussi ne nous a-t-il pas paru inutile d'étudier cette question, en mettant l’accent sur la thérapeutique par l’ergotamine. ;