‹ L'esbroufe; comédie en trois actesChapitre 7 sur 47 · LE PÉRE SCHULZ · texte numérisé non relu

LE PÉRE SCHULZ

Qu'est-ce que c'est?... Marmaille!...

Voulez-vous bien me laisser nrrêter l'eau ! Il est huit heures sonnées !...

LES ENFANTS

Non, non, père Schïilz, vous n'arrêterez pas la fontaine... — Avec des ailes! — Voici justement M"" Anna Hirsch qui vient remplir son broc.

ANNA, au père Scliii'z.

Bonsoir, père Schiïlz.

LES ENFANTS

Avec des ailes ! avec des ailes !

LE PÉRE SCIIULZ

Ils sont fous !

ANNA, gaiement.

C'est la Saint- Jean demain.

LES ENFANTS

Mademoiselle Anna, donnez-moi votre broc. — C'est moi qui le remplirai ! — Non, c'est moi ! — Alors, c'est moi qui le reporterai chez vous !

Ils se battent en riant, font jailiii- l'oan. ANNA

Allons, toi, Niklaus, tu le rempliras; toi, Franz, tu le porteras ; je vous donnerai à tous des chocolats suisses et vous vous en retournerez chacun à la maison.

Les enfants obéissent, escortent Anna chez elle. Elle rentre et leur distribue par la fenêtre des friandises. Hermann a fermé ses livres et regarde de loin cette petite scène avec attendrissement. Le père Schiilz arrête l'eau et se dirige vers le fond.

LES ENFANTS

Merci, mademoiselle Anna! — Bonsoir, mademoiselle Hirsch!... (Ils se sauvent dans

toutes les directions en criant.) Saint-Jean ! Saint-Jean ! Le père Schiilz avec des ailes ! Hou ! hou !

Et c'est tout à coup un grand silence. La i)lacc est déserte. Il fait très sombre. On voit çà et là des lumières aux fenêtres.

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