AVARIES ÉPROUVÉES
Explosé par le torpillenr 46, incendié ensuite par des obus.
A remonté la rivière fuyant le combat et 8'«8t échoué.
Torpillé par le 45 et par le White du Volta, incendié, pris à l'abordage, puis coulé.
A remonté la rivière fuyant le combat et s'est échoué.
Coulée i coups d'obus.
Coulée à coups d'obus.
Incendié à coups d'obus et coulé.
Incendié à coups d'obus et coulé.
Incendié et coulé à coups d'obus.
Incendié et coulé à coups d*obus.
Incendié et coulé à coups d'obus.
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LÀ DESCENTE DE LA BIVlÈRE MIN
(25-29 août.)
Le 25 août, à midi, Tamiral quitta le Volta, après avoir félicité l'équipage de sa brillante conduite et Tavoir assuré que dans sa mémoire le nom du Volta serait à jamais associé au souvenir de la belle journée du 23. Il alla prendre congé de l'amiral anglais^ ainsi que du comraodore allemand arrivé la veille, puis il embarqua sur le Duguay-Trouin qui occupait dans la ligne de file le deuxième rang derrière la Triomphante ouvrant la marche. Après le Duguay-Trouin venait le Villars, puis le d'Estaing^ le Voltay le LyTtXf la Viplre et V Aspic, La Triomphante et le d'Estaing remorquaient chacun un torpilleur. M. Douzans, dont le torpilleur était désemparé, avait remplacé sur le 45 M. Latour, grièvement blessé.
Le premier ouvrage que l'escadre devait rencontrer était une batterie casematée et blindée, située sur la rive gauche à la hauteur de l'île Couding, abritant un canon de 21% qui tirait en aval. A
AlllR. COrRBBT. > 19
2 henres, Tescadre mouilla. La Triomphante et le Duguay-Trouin se trouvaient à mille mètres dans le sud-est de Tîle, en un point d'où ils pouvaient prendre à revers la batterie. De 5 heures à 5 heures 40 minutes, leurs canons de 24 et de 19 la culbutèrent et ses défenseurs l'abandonnèrent. Les canons de Tîle Coudîng, qui auraient pu nous battre, se turent, quelques obus de 14 les ayant réduits au silence. Alors Tamiral envoya une escouade de torpilleurs, protégés par la compagnie du Villars, pour faire sauter la pièce au fulmi-coton. Le Lynx escorta les embarcations qui rejoignirent Içur navire aussitôt l'opération terminée, sans que rien ne fût venu l'entraver. La nuit se passa au mouillage. La surveillance extérieure fut très sévère comme bien on pense. Ordre était de tirer sur toute jonque ou sampan qui s'approcherait. L'escadre ne fut pas inquiétée. Les collines qui la dominaient ne cachaient aucun fantassin ; et c'était miracle qu'il en fût ainsi. Seul, le courant par sa violence et ses remous causa quelque inquiétude : une des chaînes de la Triomphante se cassa dans un brusque rappel.
Mais dès le matin un lugubre spectacle commence et doit durer pendant toute la descente de la rivière. Les noyés du combat du 23 remontent à la surface de Teau. Le courant les entraîne; le contre-courant les rapporte. Ils passent, jour et nuit, par centaines tout le long des navires français ; et la vue de ces
cadavres mutilés, horribles, jette une tristesse pénible dont Tesprit a peine à s'affranchir.
Le 26, à 11 heures du matin, on appareille. Le Duguay ' Trouin prend la tête suivi de la Triomphante. C'est à ces deux navires que revient la tâche de démolir les batteries ou casemates qui, de Mingan . à Kimpaï, bordent le fleuve. Seuls, leurs projectiles de gros calibre sont capables de produire quelque effet sur les solides défenses accumulées de toutes parts. Les canons de 14% sont impuissants contre des ouvrages sérieux et ils forment Tunique armement des autres navires. Ceux-ci auront pour rôle de protéger les escouades de torpilleurs et les compagnies de débarquement quand elles iront à terre, ou de tirer sur Tinfanterie chinoise qu'on peut craindre à tout moment de voir apparaître sur les hauteurs vpisines.
Presque toutes les défenses, du moins les plus modernes et par suite les plus fortes, enfilent la rivière en aval. Elles ont été faites naturellement en vue de s'opposer à l'entrée d'une escadre dans la rivière. Puisque, tout au contraire, l'amiral descend cette rivière, il lui est possible de trouver des positions d'où il prendra les batteries à revers et d'où l'effet destructif sera complet, sans que ses navires aient à craindre les projectiles ennemis. Nous n'aurons ainsi à redouter que les batteries barbettes qui battent la rivière en flanc, et les pièces qui dans les
jours derniers ont été disposées pour tirer en amont en prévision de notre prochaine sortie. Celles-ci sont rares ; quant aux batteries barbettes, elles ne comptent que des canons chinois d'ancien modèle et peu compromettants .
C'est en cherchant et en trouvant avec une rare sûreté de coup d'œil les points de revers des forts que Tamiral est arrivé à franchir triomphalement les passes de Mingan et de Kimpaï. Les brillantes ressources de son esprit fécond apparaissent désormais sous une face nouvelle. Chef audacieux et intrépide au combat naval du 23, il se montre maintenant tacticien réfléchi et méthodique. Une extrême clairvoyance servie par une merveilleuse entente des choses de la guerre maritime lui permet de frapper à coup sûr et avec une précision mathématique. Dirigeant lui-même les mouvements de ses deux grands navires, il leur indique et le poste qu'il faut occuper et le point qu'il faut battre. Au moment qu'il juge convenable il fait stopper, mouiller, si cela est nécessaire, et ouvrir le feu sur l'ouvrage qui apparaît ou sur l'embrasure qui se montre. Celle-ci détruite, éboulée ou obstruée, il s'avance jusqu'à découvrir l'embrasure suivante, et ainsi il poursuit sa route, démolissant chaque défense d'embrasure en embrasure. La Triomphante alterne avec le Duguay-Trouin, Quand l'un a criblé de ses obus tel point d'une batterie, l'autre le dépasse et s'acharne à diriger ses coups plus
en avant. Cette tactique a Tinconvénient d'être longue, mais elle est sûre. L'ennemi qui, derrière ses casemates, épie le moment où nous tomberons dans son champ de tir pour nous lâcher sa bordée, est dé* contenance par les coups qui le frappent sans dis* continuer et auxquels il ne peut répondre. Se rendant compte de son impuissance vis-à-vis de nous, pris de stupeur devant Técrasement de ses abris, il aban^ donne ses pièces bien avant que le démantèlement de sa batterie soit consommé. Notre distance du rivage ne variant qu'entre 200 et 600 mètres , les effets de notre artillerie sont foudroyants, et quelques boulets suffisent à mettre hors d'état des fortifications maçonnées ou même blindées. Ce résultat atteint avec les deux navires de tête, toute l'escadre appareille et poursuit sa marche : croiseurs, canonnières peuvent désormais passer devant le front des batteries sans avoir rien à en redouter. Les canons de la Triomphante et du Duguay- Trouin ont fait table rase d'obstacles naguère si menaçants.
La passe de Mingan comprenait sur la rive droite, à proximité du village du même nom, vingt et une pièces de petits calibres réparties dans cinq batteries, et un peu au nord du village, onze pièces anciennes, plus, sept embrasures creusées dans le roc pour abriter de petits canons. Sur la rive gauche, en partant de l'île ICowIui et allant vers le sud, on trouvait successivement : une batterie blindée de
trois canons Ai mstrong de 18%, un canon Armstrong de 21% en barbette, quatre pièces chinoises de vieille date, puis dans une petite crique du fleuve, une ligne ininterrompue de retranchements qui enclavait quatre pièces lisses, trois canons Krupp, une batterie couverte de trois canons de 18%, une grosse pièce de 21% dans une casemate circulaire, une seconde batterie couverte de trois canons de 18%, et ça et là quelques vieilles pièces démodées.
C'est à midi que le Duguay-Trouin et la Triomphante ouvrent le feu sur les premières défenses de Mingan ] c'est à trois heures que leur feu cesse, après le bombardement successif des batteries. Tout n'est pas fini pourtant. Il est probable que, sous les casemates épaisses qui les protègent, bien des pièces sont intactes : il ne faut pas que l'ennemi puisse les réarmer après notre passage. Il ne faut pas non plus perdre une occasion de lui faire le plus de mal possible; il est donc nécessaire d'aller à terre pour briser ces canons. Dès trois heures, une escouade de torpilleurs, soutenue par une compagnie de débarquement sous les ordres de M. le commandant Le Pontois, va faire jouer le fulmi-coton. «L'opération était k peine «f terminée qu'une fusillade nourrie part des hauteurs « voisines. Nos embarcations ripostent aussitôt; le « Villars et le d'Estaing les appuient avec quelques « obus de 14 centimètres et quelques coups de hotchr kissqui suffisent pour dissiper les tirailleurs enne-
« mis. En meiDC ieoongKi. !k Ft/her «1 .k« tni» <:ii(iitm^ « nières, mcNuXls fcris Sn^ ioftB dt* Jait^ Uuutt4i||:. « soutienneot «K «sdipç ^evoonaà^ tte torjiilitiUf^. ^ « nne antre onanym^k- de atiuargummmi ^ui if^UW « les logeneotfs •&£ «œ juri. £li^ .u^ >Ktmt }ii» >jii^ « inqnîélées qs€ «tllç fit J» vt;Zlit ^ * li*- iTT ;iir. tuf^ tin, les coDipsgsa^s «âai Tiy^ufrg ^ dv â£t/Uti9*i «tnii débarquées sur larjrç ^çEiitiiEt uii W.*^ yuwM\i^uwfi^t les quelques dama^^ui « V truin'i'Ul. Ittiidi^ vut l*}|i torpilleurs du lJhiyvâa^Trv^'t% tflt dt is^ 7 ti)mij'UiMM démolissent bovt l'iixD^inruutt nsKt^ivJ dv ^ ri'^K droite. A neuf laoïres «d dttnàe. futiJû^^irt ^ '^^'>'' ^^W^ sont à leurs bords, ei k inut; JU^sv^rt tvu^ Jl«j^ ;i4^vi;;«*«> appareillent, aT<€ie le lOKnrnail <d^ jkit ^ur bv ^«|f<^vcher de la pa»e de Kjm^^
A peine j amr^aitrilj reriJ IrtÀi* Ji*ew**^ ^v'f*^ batterie de vieux esust^asES, ^Jtu^ ^ur JU ^y>'*^ ^u< ii^-^ ouvre le feu. On rifmie «t£i$ iAiO'^r ^ J# Tri/zm^ phante fait faire (wàl^^m^^fA l^ U<A^ 't:MU/u^ p^Au^ sur elle. L'amiral ^igasâ^ k mm ^«<càt^/^ (uo Ui^mA' lage près du ChâtsamrR*!9Mntd ^ d« la hpmfit ^u^m vient de rejoindre. Son inUrutaCi^ n^^st pâii «rlit; f/yt^^;^ la passe aujourdliui, rbeure avancée ne loi jm^' mettant pas de finir VopènUion avant la nuit Et» outre les renseignements les plus sérieux affif' ment que la passe est obstruée. Il cùnvteni de