‹ L'escalade: trois récitsChapitre 2 sur 16 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

c Heureax les peuples qui n'ont pas d'histoire! » que de lois n*avoift-nous pas entendu des gens fort honorables laisser échapper cette exclamation et^ l'adoptant comme règle de leur vie, ne les avons -nous pas vu se complaire dans l'inaction et rester à l'écart de toute préoccupation, de tout mouvement étranger à leur métier ou à leur profession. Leur idéal est de ne penser qu'à soi, d'éviter les responsabilités, de fuir tout contact avec leurs semblables de peur qu'un surcroît de besogne, qu'un travail parfois difficile, ingrat, mais qu'ils sont les premiers à reconnaître utile, ne vienne troubler leur quiétude égoïste.

Oh 1 si tu as de telles pensées, ami lecteur, je t'en prie,

ouvre ce petit livre et lis mais lis avec ton cœur, puis

écoute sa voix :

ft TRÉFACE

< Crais-tu qae cette mtmis^al© Genève du XVII« ^iiècle, dont lea faits glorieux viennent de se dérouler «levant te^ yeux, ne posaMait que des citoyens imbns de la vérité de cette maxime : t Heureux les peupki qui n*ùni pag d'hUioire * f

* Etaient-ils des indifférents ces hommes, qui pour garder cette glorieuse Réforme, oeuvre de leurs pères, préférèrent une vie austère et modeste semée de périls et de sacrîticesaux richesses que leur promettait la position géographique de leur ville. •

i ConstaDomect en éveil ces tièros ne durent -ils pas, par amour de rindépendanœ et de la liberté de pensée, renoncer aux biens iiiaténels de ce monde? *

* Regretterais-tu peut-être les temps passés, la petite ville étroite et mystérieuse, aux vieux murs crénelés, ses portes fermées k Za tombée de la nuit, les relations intimes des citoyens d'alotis, leur communion d'idées. , , que sais- je encore? i

ft N'estimerais- lu pas opportun qu'à Fheure actuelle ta ville, li Genève cosmopolite adresse un pressant appel k ses enfants? i

1 Ecoute donc, ne l'entends-tu pas te dire : Dieu a donné à ta patrie la merveilleuse beauté d'une nature incomparable qui attire sans cesse les étrangers de toutes les régions ; retenus par le charme de ce coin de terre, ils veulent dans cet atmosphère de liberté installer leur famille, voir grandir leurs enfants. Eh bien l loi, citoyen de celte terre privilégiée, quel est ton devoir ? Dieu eji te faisant naître et vivre dans cetle vallée sans pareille n'exige-t-il rien en retour ? Si ton pays séduit ï*ét ranger, efforce-toi aussi d'exercer une influence salutaire sur le nouveau venu, sots accueiliantj sois ai niable ; démontre que le Créalenr n'a pas corn-

PEŒFACË T.

blé UQ ïDgrat de lels privilèges, entreprenils, fais l'escalade des cœurs. *

Lis et pelis cet opuscule que t'olTre aolre vieil te Eglise n a lion a le, témoin encore vivant de cea temps héroïques ; puis médile et acceple pour toi- marne la leçon nécessaire ft notre époque de mollesse, de laisser-aller, de scepticisme, et souviens- toi de cette parole adressée ï Jean -Jacques par sou père : Aime bien ton pays *... sans oublier le commandement capital .>*.. Dieu et ton prochain comme toimâme. ■

Ëd. Lâtodr

Préside fit du Cotjgîstoire

byGoO

I/'Ange du Seignetir

' OMMB on récif étroit seul sur la mer triiilresse Et que le flot couvre et découvre lour à lour^ Dans la pîaine, la ville humble et tière se dresse Vigilante^ un soldat veiNanl dauE» chaque tour.

Mais elle a peu de toars, et ceux qui la défendent Sont quelques-uns^ bien que vaillants et résolus, Et Tennemi nouibreux dont j^rossissent les bandes, En un moment, pourrait les uoyer sous sou flux!

Il ne peutj cependant ! car une main l'arrête, Hésitant et craintif, au pied des vieux remparts î Et Tassaul préparé longtemps comme une fête S'écroule dans la nuit qui reçoit les fuyards j

C'est TAiige du Seigneur qui fut ainsi propice ; C'est sa main qui brisa l'affreux rûve de sang. Et qui n'a pas vouln q«e la vague engloutisse Le récif où hri liait le phare éblouissant I

«.Coo,e !

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