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Genevois le sachant grand ami d*Henri IL Tiraplacable ennemi des huguenots furent inquiets, et à jrisle tilre, car on disait que le roi de France voulait exterminer (ians son royaume « te poison du calvinisme jï> et raser Genève,
En prévision d'une attaque possible le Conseil décida la construction de nouvelles fortifications ^ Tout le monde mit la main à l'ouvrage, citoyens. Iiabitants, pasteurs, écoliers, professeurs* Calvin lui-même vint travailler aux murailles, comme un simple manœuvre. Maïs Henri II mourut, Franroia II son successeur^ de concert avec TEspagne et la Savoie, continua l'œuvre d*extermination dirigée contre le protestantisme. Pour IMûlibert Emmanuel, h en lier des prétentions de la maison de Savoie, à la souveraineté de Genève, ces circonstances étaient des plus favorables à la réalisation de ses desseins. Il fit fiiire des propositions avantageuses à quelques personnes influentes de la ville. Celles-ci ,ne se laissèrent pas acheter, mais dévoilèrent le complot tui ConseiL On sentit alors la nécessité de reserrer les liens qui unissaient Genève aux cantons suisses. De son côté le duc de Savoie en iEifi3 ne cessa d'agir auprès des Ligues suisses pour se faire rendie le pays de Vaud ainsi que les droits dont ses prédécesseurs avaient joui A Genève avant lui. Les cantons catholiques n'auraient pas demandé
5 Encemte dite dm Ré forma tours.
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mi^uïi que de lui accorder sa demande. Mais Berne était alors trop puissante pour songer h céder quoi qne ce soit de ses conquêtes. Le duc en fut pour ses frais. A la fin de cette année on découvrit un complot ourdi parles /i6errins* fugitifs. De connivence avec quelques habitants, ils voulaient livrer la ville au duc. Mais l'un d'eux dénonça le projet. Le peuple de Genève rendit ^ràce à Dieu dans les temples,
t:omme ses devanciers, âla suite d'un échec, Philibert Emmanuel chercha d'autres moyens pour arriver à ses Uns. Ilentreprit des négociations diplomatiques avec Berne, Le résultat en fut un traité conclu en i564. Pour conserverie paysdeVaud, Berne commit la lâcheté d'abandonner son alliée et rendit au duc de Savoie le ChablaiSj les haillages de Ternier, de Gex et de Gaillard. Les Genevois eurent ainsi l'immense douleur de voir leur teriitoire considérablement diminué. Perte matérielle importante car la ville avait fait de grands sacrifices pécuniaires en faveur de ces baillages* Aussi bien ces contrées furent perdues pour la Réforme, dès ^598 les missions catholiques firent rentrer le Chablaîs^Ternier et Gaillard dans le giron de l'église romaine. Si la religion réformée put subsister jusqu'en 1685 dans
' Pavli politique hostile ^i Calvin et aui réfug^iés frauçai^i^ qui avait été condamoé à la suite de menées cûiipaht^s contre la sûreté de TEtat.
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[e pays de Gex» elle n'en fut que plus radicalement extirpée sous Louis XIV.
Le duc de Savoie essayait continuellement de gagner les magistrats de Genève, Il fit môme faire des ouvertures â Michel Roset une (les plus glorieuses figures genevoises de ce temps. Ses efforts, est-il nécessaire de le dire, furent vains, mais ce trait est caractéristique, il montre que Philibert Emmanuel ne reculait devant aucune tentative, môme la plus audacieuse, pour s'emparer de celte Genève, rebelle depuis des siècles aux promesses et aux menaces de sa Maison. Â partir de ce moment la ville se trouva de nouveau en conlinuelies discussions avec le duc de Savoie.
Philibert Emmanuel vint à Chambéry en 1576. Le Conseil jugea Tjon de lui envoyer une députation pour lui faire des compliments. Le duc était malade, les députés ne purent le voir; ils furent reçus par son fils Charles EmmanueL A la manière gracieuse dont ce jeune homme accueillit les magistrats genevois, ceux-ci ne se doutèrent pas à ce moment du tour terrible qu'il devait jouer un quart de siècle plus tard à leur patrie.
Charles Emraantiet monta sur le trône en 1580, D'abord il se montra favorable, en apparence, à ceux de Genève; mais il changea bien vite de ton et se
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mita tenir des propos menaçants contre eux. Dés 1582 il rassembla des troupes dans le Chablais. Avec elles, il comptait entrer à Genève, grâce à la trahison de quelques bourgeois dont il s'était assuré le concours criminel. A jour fixé ses complices devaient lui ouvrir la porte de Rive. L'un d'eux eut des remords et alla révéler le danger au Conseil. Quatre des coupables payèrent ce forfait de leur tête. Le roi de Navarre informé du fait écrivit aux Syndics qu'au besoin il enverrait des troupes pour défendre la ville et qu'il n'épargnerait pas môme sa propre personne pour leur être agréable. L'intervention d'Henri IV ne troubla pas le duc de Savoie, qui ne désarma qu'après de nombreuses négociations avec les Suisses et la France.
Deux ans plus tard on découvrit un nouveau complot du duc. Des troupes cachées dans des barques chargées de bois devaient pénétrer dans le port et de là s'emparer de la ville. Le chef de cette entreprise fut retenu en prison jusqu'en 1589 où on l'échangea contre trois prisonniers de guerre genevois.
Enfin en 1585, un habitant vint annoncer au Conseil qu'un jour de septembre le duc enverrait dans une auberge de Rive une douzaine d'hommes déguisés en charretiers et conduisant des mulets h la main. De grand matin, le lendemain, aidés d'autant de compères venus du dehors ils devaient se jeter sur la garnison de la porte, l'égorger et faire