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TRAITE DES ESCLAVES BLANCS

En ce qui concerne les esclaves blancs, il n’existe et ne saurait exister de convention analogue à celle existant pour les esclaves noirs. L’esclavage blanc est à la base de la famille turque : beaucoup de femmes de pachas sont des esclaves géorgiennes ou circassiennes devenues femmes légitimes lorsqu’un fils leur est né.

Dans les grands harems et chez le Padischah, il y a en outre des esclaves blanches employées comme domestiques (djarieh) et que leur maître, après les avoir possédées, marie parfois à quelqu’un de son entourage.

Au début du règne d’Abdul-Hamid, certaines familles notables d’Ismid, d’origine circassienne, désireuses de se ménager la faveur du maître, envoyèrent leurs filles à Constantinople, par l’intermédiaire de traitants qui les vendirent au Sultan. A quelque temps de là, certaines de ces femmes, ayant acquis de l’influence au Palais demandèrent la faveur d’y faire venir tel ou tel de leurs parents — ce qui ne se faisait jamais autrefois : c’est ainsi qu Abdul-Hamid comptait parmi ses aides de camp plusieurs frères ou cousins des cadines effendis (1).

Un Français qui a passé de longues années en Turquie nous disait, à propos de ces mœurs, qu’il ne fallait pas s exagérer la portée de l’esclavage blanc, lequel satisfait généralement les intéressés, aussi bien les acheteurs que les achetées, ces dernières étant en général bien traitées par leurs maîtres. Et, de fait, la rareté des recours auprès des consulats, de la part de ces esclaves, semblerait

S® S T ° e ( Ut ™ Ia mère d ’ un P«nce. Cette femme ne peut plus etre donnée, elle reste désormais au Palais. On la nomme • la mère de tel prince, ou bien cadine effendi-première, deuxième, etc.

donner raison, dans une certaine mesure, à ce point devue optimiste.

Cette personne renseignée ajoutait que, se trouvant dernièrement dans une des villes où vont s’approvisionner les traitants, les fdles, habituées à ne voir que ces marchands et le prenant pour l’un d’entre eux ou pour un riche acquéreur, se précipitaient au-devant de lui pour lui baiser les mains : « Après tout, concluait-il, c’est un bonheur pour une famille lorsque l’une d’elles tombe sur un riche propriétaire; tous les cousins et alliés profitent de l’aubaine. »

Ce qui ne va pas du reste sans entraîner de galants abus. Il arrive, en effet, que, malgré la surveillance dont on les entoure, les Circassiennes entretiennent en secret quelque intrigue, et qu’elles ne craignent pas de faire passer leur complice pour un membre de leur fa mil le leur frère ou leur oncle par exemple. D’où le proverbe populaire : Les Circassiennes ont toujours des parents.

Autrefois le recrutement des esclaves blanches s’effectuait dans le Kurdistan, en Arménie; après la saisie de Schamil, en Russie, ce recrutement s’opéra surtout parmi les Circassiennes qui émigrèrent alors en pays musulman. C’est là l’origine, encore aujourd’hui, de 90 0/0 des esclaves blanches.

Parmi les Circassiens, en effet, l’esclavage est d’institution. Ainsi il existe, à cinquante kilomètres au sud de Damas, un village, Koneitra, situé dans un district agricole, où toute une colonie circassienne vint s’établir il y a quelque cinquante ans. Ces Circassiens vinrent avec leurs esclaves qui, encore aujourd’hui, se marient entre eux et demeurent esclaves de père en fils.

Dans certaines tribus circassiennes, le père n’a pas le droit de vendre ses filles ; d’autres au contraire sont autorisés à ce trafic. Telle est la coutume : si une fille vient à naître dans un milieu pauvre, elle est, au bout de quarante jours, portée chez le traitant qui donne en échange une petite somme (cinq à dix livres turques) et l’élève jusqu’à l’âgede quatorze ou quinze ans. Il la pro-

pose alors à quelque riche musulman, à un prix variable suivant la beauté de l’enfant. Un médecin de Constantinople nous disait qu’à l’occasion, précisément, de ;ces Ventes, il était quelquefois appelé à examiner de jeunes esclaves, tout comme feraient, pour un cheval à vendre, les vétérinaires de nos pays.

Ce sont là mœurs courantes, et à ce point admises qu’il y a deux ans un Pacha adressa, paraît-il, deux esclaves circassiennes à un Viennois de ses amis, en manière de présent. L’ami était marié, et comme il tenait à rester monogame, il se confondit en remerciements, mais fit retour à l’envoyeur de ce cadeau par trop compromettant.

Le prix de certaines esclaves blanches peut dépasser mille livres turques. Les traitants ont leurs maisons plus spécialement aux environs d’Ismid. Ada Bazar, Sivas, sont aussi des centres de ce genre de commerce.

Il y avait autrefois à Constantinople un marché pour la vente des esclaves blanches à Tophana et, durant ces dernières années, jusqu’à la Constitution, le marché se tenait une fois par mois, dans le quartier circassien de Tophana (Karabach Mahalessi). Les Circassiens des tribus où la vente des filles est autorisée s’y rendaient régulièrement.

Le principal traitant était un certain Edhem Aga. Nous nous informâmes de l’endroit où il nous serait possible de le joindre. Or, depuis la Constitution, Edhem Aga, redoutant qu’on ne lui créât des difficultés, a vendu les immeubles qu’il possédait dans Karabach Mahalessi, pour aller s’installer, en qualité de marchand de meubles et revendeur, à Yéni Chehir, dans le quartier de Tatavla.

Ici, Edhem Aga, prenant du galon, est devenu pour les gens de l’endroit Edhem Bey, mais il n’est pas là pour

l’instant. Nous le joindrons sans doute à sa succursale de Bit Bazar (1).

On suit, pour s’y rendre, le ravin et le ruisseau pittoresque de Kassim Pacha, où coule, à cette époque de l’année, un mince fdet d’eau bourbeuse, bouillon de culture admirable pour le vibrion cholérique qui sévit en ce moment. Des ponts de bois sont jetés en travers du ruisseau, disjoints, verdâtres. Quelques chiens jaunes, victimes oubliées des proscriptions de naguère, pataugent dans l’eau infecte. Aux abords des petites maisonnettes en planches, nonchalants, les Turcs suçotent le tuyau de leur narghilé. Des enfants jouent dans le soleil.

Enfin, à deux pas d’une petite place encombrée d’âniers, de portefaix, de marchands de lokoums, audessus de laquelle les charmants minarets de Kassim Pacha profilent sur le ciel limpide leur gracieuse silhouette, on nous indique, dans une ruelle commerçante, la boutique d’Edhem Aga.

C’est un Turc, natif de Stamboul, œil embué sous la paupière un peu lourde, nez droit, moustache teinte. Il est maigre, basané, et de tenue irréprochable — pour un Turc: sur sa régate de couleur brille le coulant d’un sautoir de femme suspendu au col. Cigarettes. Tasses de thé.

— La traite ne se fait plus nulle part depuis la Constitution, déclare Edhem Aga. Néanmoins on peut se procurer encore des Circassiennes, mais seulement par le mariage (nikiah) en donnant « une satisfaction » aux parents : Babasenen ia validesinin gheuïnunu khochnoud idersen (2).

Au reste, à aucun prix, Edhem Aga ne pourrait à l’heure actuelle nous procurer une esclave. D’abord la loi interdit à tout infidèle d’acquérir une esclave musulmane et en outre, lui, Edhem Aga, a abandonné — à ce

(1) Textuellement : Le marché aux poux.

(2) En donnant une satisfaction au cœur de son père et de sa mère.

Certificat d’une esclave circassienne

Par les présentes, je soussigné, Djarmadjo, de la tribu circassienne Nakadj, maître d’une fille circassienne nommée A..., âgée de huit ans, esclave sous ma domination, sauve de toute maladie, certifie avoir vendu la susnommée à Abdul Feïz, habitant -Constantinople.

D’après le code de vente et d’achat, et suivant les conventions faites, j’ai reçu en numéraire le prix de la susdite esclave. Désormais, je n’ai plus aucun droit sur elle et, en cas de différend, ,je m’engage à payer le double de la somme perçue.

Le maître de l’esclave, membre de la tribu :

Djarmadjo.

Les témoins de la tribu Nakadj :

Saghodjok, Aïetullah, Soupash.

U'IS J j

Aux termes de la présente déclaration, la nommée A... est esclave, le 25 mai 1281.

Signature.

Aux termes de la présente déclaration, l’esclave mentionnée est vendue au Cheik Al-Hadji Mehmed effendi. Le montant de la vente a été perçu et je n’ai plus aucun droit sur elle.

Fin Su Rebi ul Agher 1281.

Mehmed ul Feïz.

Par les présentes, la nommée A..., esclave en mon pouvoir, a été rendue libre par moi, ainsi que les autres femmes musulmanes, et je n’ai plus aucun droit sur elle. En foi de quoi, je lui délivre cette déclaration signée et scellée.

Le 17 Ramazan 1293.

Les témoins :

Yorghandjiler Kethudassi Hussein,

FALDJIZADA VEZNEDJI EL HADJI A SSAN,

Ali, Edhem Aga Zade, Ali Bey.

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qu’il prétend — le métier de iésirdji (marchand d’esclaves) depuis plus de quinze ans.

En réalité, il a fait la traite ouvertement jusqu’en 1908, sur le marché de Karabach Mahaléssi, et rien ne prouve, malgré ses dénégations, qu’il ne continue pas en sous-main ce commerce lucratif.

La question de la libération de ces esclaves de race blanche est des plus délicates. Les plaintes qu’elles formulent contre leurs maîtres ne sont pas toujours bien fondées et n’ont généralement d’autre motif que le désir qui anime ces esclaves de contracter mariage au dehors.

Il faut, en outre, que le maître veuille bien consentir à leur affranchissement : c’est donc l’argent qui parle dans la plupart des cas. Mais, ainsi que nous l’avons déjà mentionné, très peu d’esclaves circassiennes ont eu recours aux Ambassades de Constantinople, durant ces dernières années, en vue d’obtenir leur acte d’affranchissement.

Dans les autres centres de l’Empire, il arrive aussi, de temps à autre — mais le fait est rare -— que des esclaves de race blanche s’adressent aux consulats dans le même but. Signalons d’ailleurs ce fait que, dans toutes les circonstances où ces esclaves eurent recours à l’action diplomatique, ils ou elles ont obtenu gain de cause. Ainsi, à Damas, il y a deux ou trois ans, un jeune esclave circassien, âgé de vingt-cinq ans, marié, père d’un enfant de deux ans, vint demander protection dans un consulat. Il avait été cédé par héritage à un Pacha et il craignait, à juste titre, d’être vendu et de retomber dans une condition misérable. Le Consul agit, ' comme à l’habitude, officieusement, mais avec fermeté,et il obtint des autorités turques le certificat de libération. L’homme devint un gendarme de belle allure, mais on l’envoya dans un endroit éloigné, où' des Turcs libres n’eussent

pas à rougir de se trouver en contact avec un ancien esclave.

A la date du 17 octobre 1909, un iradé impérial, sanctionnant un rapport rédigé par la section législative du Conseil d’Etat, prohibait le trafic des esclaves blancs. Nous donnons ici ce document :

Vu qu'il est déclaré par le département de Cheik-ul-Islam, aux termes d’un fetwah , que la liberté est un principe fondamental dans le pays d’Islam, et que, par suite, il n’y a aucune raison d’intervenir au sujet des personnes que nul intéressé ne réclame comme esclave mâle ou femelle en servitude, mais qu’il est absolument nécessaire de régler par des moyens légaux la position de celles dont la servitude antérieure est établie, et qui sont encore réclamées par leur maître comme esclaves mâles ou femelles;

Etant donné en outre que l’esclavage est défendu dans l’Empire Ottoman par la loi et que cette prohibition a été confirmée par la Constitution, et bien que la répression légitime de l’esclavage soit liée à des circonstances et à des conditions spéciales, il est en tous cas illégal que les Circassiens, essentiellement libres des liens de la servitude, puissent devenir l’objet de ce trafic.

(Tout ceci ressort d’un rapport rédigé par la section législative du Conseil d’Etat, après correspondance avec le Département du Cheik-ul-Islam, et. en suite à une communication du Ministère de l’Intérieur concernant la prohibition de l’esclavage.)

Ce rapport ayant été lu dans notre conseil, il a été décidé que des instructions devraient être adressées au Département du Cheik-ul-Islam et aux Ministres de l’Intérieur et de la Justice, en vue de supprimer l’achat et la vente des Circassiens et de tout esclave mâle ou femelle, de race blanche.

Et s’il se trouve que l’un de ces esclaves soit réclamé en servitude par son maître, la procédure légale nécessaire sera suivie et l'arrêt rendu avec toute la rapidité possible. Ainsi, il ne sera toléré en aucune occasion que des enfants du pays,

jÎR. BLANCHARD

f PROF. FAC. MED. PAHIS

libres de par les lois divines et humaines, soient retenus en esclavage.

S. M. I. donnera des ordres en conséquence.

14 octobre 1325 (27 octobre 1909).

Soumis ce jour au Sultan par. le Grand Vizir et confirmé par un Iradé notifié le 17 octobre 1325 (30 octobre 1909).

Il ne faudrait pas s’illusionner sur la valeur pratique de ce document. En dépit de l’iradé impérial, si I on

Quelques chefs furent pendus à Damas... (page 51.)

veut bien, en effet, prendre en considération cette particularité, signalée plus haut, que souvent les femmes légitimes de hauts personnages sont des Circassiennes, et que, de plus, ils emploient des esclaves blanches en qualité de domestiques, on est amené à cette conclusion que la traite existe pour les blancs, aussi bien que pour les nègres. Et cela, malgré la vigilance que déploient les

autorités européennes dans la répression de l’esclavage sous toutes ses formes. - :

Seulement les Turcs-n’en veulent pas convenir. Ainsi, au début de l’année 1911, une expédition armée fut organisée sous le coiîimandement de Sami Pacha, contre les Druses, dans le Djebel Druse, ces tribus semi-indépendantes se souciant assez peu de la Constitution et n’estimant pas qu’elles eussent davantage à payer l’impôt que par le passé. L’expédition rentra victorieuse, eb quelques chefs furent pendus à Damas, tandis qu’un certain nombre de prisonniers, femmes, enfants, amenés,' dans un faubourg de la ville, au Midan, y étaient vendus.

Il a été impossible jusqu’à ce jour de prouver le fait •que l’on tient pour certain dans les milieux informés. Et les Turcs affirment, suivant leur habitude, que ce sont là des bruits mensongers répandus par les chrétiens.

Eunuques blancs

Bien que ‘les principes‘de la loi hanéfite interdisent même d’acquérir des eunuques, on a pu voir que c’est là une coutume non encore abolie. Mais il y a plus : alorsque la religion de Mahomet interdit les mutilations en ! soi, que tous les commentateurs du Coran et à leur suite tous les théologiens s’expriment sans ambiguïté contre i’eunuchisme, on n’en a pas moins fait des eunuques en Turquie, voire des eunuques de race blanche.

Autrefois, sans remonter plus loin que le xvn e siècle, c’étaient les provinces de l’Inde qui fournissaient la presque totalité des eunuques blancs ou cuivrés, tant pour la Perse que pour la Turquie. Ces eunuques, chargés d’emplois divers, étaient simplement « coupés », c’est-à-dire qu’ils n’avaient subi que l’avulsion testiculaire, alors que les nègres amputés de la totalité des organes étaient commis au service des femmes.

La misère favorisait singulièrement le recrutement de

ces malheureux : lorsque la disette venait à sévir, c’était même, d’ordinaire, les parents qui livraient leurs enfants à des châtreurs professionnels. Il en résultait un trafic des plus importants, et en l’année 1659 on mutila, paraît-il, dans Ije royaume de Golconde jus-

napoussi (La porte des eunuques blancs).

qu’à deux mille deux cents individus. A la même époque, le roi de Boutan jetait chaque année plus de vingt mille mutilés sur les marchés d’esclaves. Seul de tous les princes indiens, le Grand Mogol avait interdit cette barbarie dans ses Etats, mais il faisait venir des provinces voisines les eunuques dont il avait besoin.

Du reste, dans tout l’Orient, en Egypte, aux Indes, en

Asie Mineure, il n’était pas de particulier ayant quelque bien qui n’entretînt au moins un eunuque blanc attaché à son service.

La tradition s’est maintenue et au début du siècle dernier il existait dans les provinces méridionales de la Russie de grandes tribus de mahométans dont toutes les classes employaient des eunuques. Beaucoup étaient vendus sur les marchés turcs. Depuis lors, c’est à peu près exclusivement parmi les tribus circassiennes que s’est effectué le recrutement de ces malheureux.

Dans son livre sur les eunuques, le D r Zambaco parle du dernier eunuque blanc du Palais impérial, qui s’y trouvait au moment de l’arrivée de ce médecin à Constantinople, ce qui remonterait à une époque déjà lointaine. D’autre part, un dentiste du Palais nous disait en avoir vu un, il y a six ou sept ans; il était fort âgé et présentait un masque desséché, ratatiné en quelque sorte (1). M. X... en a connu également plusieurs au Palais de Top Capou, et le portier de Sainte-Sophie, il y a quelques années à peine, était lui aussi un eunuque blanc.

Néanmoins on disait, à son sujet, qu’il n’était pas un eunuque véritable, mais un de ces malheureux infantiles que la nature a traités en marâtre : un hodja voulut bien nous affirmer le contraire.Mais il est entendu—de Turc à giaour — qu’il n’existe plus d’eunuques blancs en Turquie. Tous ceux qu’on y rencontre seraient des infantiles, de ceux-là que les Ecritures qualifiaient : eunuques de naissance.

Comme le portier de Sainte-Sophie, les eunuques blancs, actuels gardiens du Trésor, ainsi que leur chef, seraient des infantiles? Infantiles aussi, sans doute, tous ceux que nous avons rencontrés, aussi bien à Constantinople

(1) La plupart des eunuques blancs conservent en effet une physio nomie remarquablement juvénile jusque vers la cinquantaine A partir de ce moment, Ipur visage se couvre d’un véritable réseau de rides serrées et profondes, qui leur donnent un aspect tout à fait caractéristique.

qu’aux environs, et en particulier à Fanaraki, conduisant des voitures de promenade?

C’est à croire, s’il en est ainsi, que la capitale de la Turquie est devenue la patrie d’adoption de ces déshérités de la nature. Et, en vérité, le fait mérite d’être signalé aux infantiles de tous les pays, qui trouveraient peut-être, sous l’égide du. gouvernement turc, un débouché intéressant pour leurs facultés amoindries.

Beyrouth, juin 1911.

— IMPRIMERIE LEVÉ, ÿ I, RUE DE RENNES.

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