‹ L'esclave blancChapitre 204 sur 207 · CHAPITRE LVH · texte numérisé non relu

CHAPITRE LVH

connaissait la distribution du logis, était monté à la chambre .mi Éliza se trouvait détenue. Marchant à pas de loup, il s'é tait avancé vers la porteet l'avait ouverte sans être vu ni entendu deGilmore, qui, lui tournant le dos sur sa chaise, était tuiit entier à observer sur la pauvre Éliza les effets de ses récits mensongers, combinés avec la belle leçon de droit et de théologie qu'il s'efforçait de lui donner.

Éliza, en apercevant mon fils, ne l'ut pas maîtresse de retenir un léger cri; et, comme Gilmore se retournait pour voir de quoi il s'agissait, il se sentit pris à la gorge. Montgomery le lança, la tête la première, dans le coin de la pièce où était ctciidii le matelas, jeta sur lui la table et la chaise, et, prenant Eliza par la main, en moins de temps qu'il ne faut pour le raconter, l'eut entraînée au bas de l'escalier et dans la rue. Colter et moi nous suivions par manière d'arrière-garde, et le tout se passa à petit bruit, en un clin d'œil et sans le plus léger désordre.

Une demi-heure après, toute l'heureuse famille. Cassy, Montgomei*) . Éliza et moi. se trouvait enfin réunie. Mais un point important restait encore : sortir de la Nouvelle-Orléans, car ni là. ni en aucune part de ces États-Unis d'Amérique, qui se croient libres et nagent en plein despotisme, il n'y avait une brandie d'olivier sortant des eaux où nous pussions nous retenir, un coin pour reposer notre tête, un pouce de terrain pour assurer uos pas.

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