‹ L'esclave blancChapitre 55 sur 207 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

Maryland. Les terres de ces deux États ont été ruinées par le misérable et inefficace système de culture qui prévaut partout où les plantations sont vastes et les travailleurs esclaves. Les produits de ces terres sont similaires à ceux des États libres du Nord et de l'Ouest, et chaque jour sont de plus en plus menacés par la concurrence du travail libre.

Beaucoup de planteurs virginiens ne peuvent équilibrer leurs recettes à leurs dépenses qu'en vendant chaque année un esclave ou deux. On appelle cela plaisamment a manger un nègre, » et cette façon de comestible est chaque jour de plus en plus usitée. Un très-grand nombre de propriétaires n'attendent plus de bénéfices de leurs récoltes; ils tachent de payer leurs dépenses courantes avec le produit de leurs terres, mais ils n'ont d'espoir de gain que dans Y élève des esclaves pour les marchés du Sud. Aussi ce marché est-il régulièrement fourni d'esclaves virginiens, aussi bien que de mules et de chevaux du Kentueky.

Mais, en Amérique comme en Afrique, le commerce des esclaves entraîne après lui le fléau de la dépopulation, concurremment avec une émigration qui s'accroît chaque jour. Il a déjà fait le vide dans de vastes districts de la Virginie inférieure, et est en train de créer le désert dans les premiers établissements des Anglo-Américains. Des contrées entières sont déjà converties en stériles et impénétrables fourrés dont le daim et les autres bêtes fauves, premiers habitants de ces solitudes, reprennent rapidement possession.

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