‹ L'escole des femmesChapitre 4 sur 49 · NOTICE. IX · texte numérisé non relu

NOTICE. IX

qui a fait en François un Dictionnaire historique et poétique, pour celui qui a fait le roman de Polixene ni pour celui qui a fait la comédie de VEscole des Femmes. Chacun d*eux a son prix et sa réputation à part. » (P. 271).

Molière avait été consolé dmjustes attaques par Boileau, son premier et son plus ardent défenseur. Quatre jours après la représentation de V École des Femmes, il compare Molière à Térence et loue dans sa comédie cette « charmante naïveté, » jusqu'alors inconnue à la scène française :

En vain mille jaloux esprits, Molière, osent avec mépris Censurer un si bel ouvrage.

Ta charmante naïveté S^en va pour jamais d^âge en âge Enjouer la postérité^.

. Suivant quelques écrivains, Molière a voulu se mettre en scène dans ÏÉcole des Femmes, et ce sont les débuts de ses amours qu'il a représentés d'après nature. Nous partageons pleinement cette opinion. Dès Tabord, nous voyons Arnolphe et Agnès avoir Fun et Tautre, à deux

1. Les stances adressées par Boileau le i^r janvier i663 furent imprimées pour la première fois dans les Délices de la Poésie galante, i'^ partie, Jean Ribou, 1666, in-12. Elles y étaient publiées sans nom d'auteur, avec ce titre : Sur l^ Ecole des Femmes, Stances.

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