SCENE IX
ALAIN, GEORGETTE, ARNOLPHE
ARNOLPHE
M Es amis, c'est icy que i'itnpiore vostre aide, le suis édifié de vostre affection ; Mais il faut qu'elle éclate en cette occasion ;
Et si vous m'y seruez selon ma confiance, Vous estes asseurez de vostre recompense.
L*homme que vous sçauez, n'en faites point de bruit, Veut, comme ie Tay sceu, m'attraper cette nuit; Dans la chambre d'Agnès entrer par escalade : Mais il luy faut nous trois dresser vne embuscade, îe veux que vous preniez chacun vn bon baston, Et quand il sera prés du dernier eschelon; (Car dans le temps qu'il faut i'ouuriray la fenestrc) Que tous deux à l'enuy vous me chargiez ce traître : Mais d'vn air dont son dos garde le souuenir, Et qui luy puisse apprendre à n'y plus reuenir; Sans me nommer pourtant en aucune manière, Ny faire aucun semblant que ie seray derrière. Auriez-vous bien l'esprit de seruir mon courroux i
ALAIN
S'il ne tient qu'à frapper, mon Dieu, tout esta nous. Vous verrez, quand ie bas, si i'y vais de main morte.
GEORGETTE
La mienne, quoy qu'aux yeux, elle semble moins forte, N'en quitte pas sa part à le bien estriller.
ARNOLPHE
Rentrez donc, et sur tout gardez de babiller. Voilà pour le prochain vne leçon vtile.
Et si tous les Maris qui sont en cette Ville, De leurs Femmes ainsi receuoient le Galand, Le nombre des Cocus ne seroit pas si grand.
Fin du quatrième Acte.
ym.C*