‹ L'escoufle;Chapitre 21 sur 49 · Voy. l'édition de Fr. Michel, pp. 187 et suiv · texte numérisé non relu

Voy. l'édition de Fr. Michel, pp. 187 et suiv

un imitateur. Cherchons au moins, dussions-nous risquer quelques conjectures, à déterminer approximativement le pays d'où il était originaire et le temps où il composait. Ensuite, nous nous attacherons à caractériser sa manière, et, en rapprochant son œuvre de quelques compositions avec lesquelles elle offre des points de ressemblance, nous arriverons à lui assigner la place qui lui convient dans la littérature de son temps.

Je crois ne pas m'aventurer beaucoup en supposant qu'il était normand. Le héros de la première partie du poème, le comte Richard, est normand. En Terre Sainte les Normands combattent en première ligne, et c'est eux aussi qui ont le principal rôle dans les combats qui amènent la retraite des Sarrasins, ou plutôt des Turcs, selon l'expression du poète. La qualification de comte de Montivilliers et de seigneur de Rouen, donnée à Richard, est imaginaire. Ces titres n'ont jamais été portés par personne. L'auteur les a inventés, et, pour qu'il en ait eu l'idée, il faut qu'il ait été normand, et, plus spécialement, originaire de la Haute-Normandie. La mention du pays de Caux, v. 60, du châtelain de Bellencombre, v. 1 65, des comtes d'Eu et de Varenne ', vv. 1 55, 320, 33o, conduisent à la même conclusion, qui, on le verra plus loin, n'est pas démentie par la langue.

1. Varenne était un fief dépendant de Bellencombre. Voy. Stapleton, Magni rotuli Scaccarii Normanniœ (Londres, 1840), I, ciij. Un Guillaume de Varenne fut crée comte de Surrey par Guillaume le Roux.

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