INTRODUCTION III
pour qu'il s'occupât de la préface et du glossaire. Peu après, notre confrère, dont la santé était depuis quelque temps chancelante, se vit réduit par la maladie à garder la chambre. Son grand âge et le caractère de l'affection dont il était atteint ne permettaient pas d'espérer une amélioration. Il était évident qu'il ne fallait plus compter sur lui pour faire le travail que comportait l'édition. C'est alors que le secrétaire de la Société offrit au Conseil, après entente avec M. Michelant, de reviser le texte et d'en corriger les épreuves. Cette combinaison fut acceptée '. Les deux premières feuilles de YEscoufle étaient en épreuves lorsque M. Michelant mourut, le 23 mai 1890. Le Conseil me chargea de terminer l'édition 2.
C'est ainsi qu'en 1890, comme en 1875 après la mort du regretté Pannier, je suis devenu l'éditeur d'un ouvrage dont je ne m'étais jamais occupé, sur lequel par conséquent je n'avais recueilli aucune information. Pannier du moins avait fait sur le Débat des hérauts de France et d'Angleterre quelques recherches dont j'avais pu tirer parti. M. Michelant ne laissait aucune note sur YEscoufle. Tout ce que j'ai appris par les entretiens que j'ai eus avec lui dans les derniers mois de sa vie, c'est que, contrairement à l'opinion qu'il avait exprimée quelques années auparavant, il était arrivé à croire que l'auteur de Guillaume de Paterne était différent de celui de YEscoufle. Il avait raison : les deux