‹ L'escoufle: roman d'aventureChapitre 20 sur 63 · ANALYSE DE L^ESCOUFLE XVII · texte numérisé non relu

ANALYSE DE L^ESCOUFLE XVII

là il ne trouva que la vieille, chez qui il passa une nuit, songeant à son amie. Le lendemain il partit, suivant le grand chemin de France (v. 6467).

Dans Tespoir de retrouver son amie, il fit vœu d'aller en pèlerinage à Saint-Gilles. Il voyagea tant, par le chaud et par le froid, qu'il finit par y arriver. Il entra dans le moutier, comme on chantait la grand'messe. Ayant accompli son vœu et fait son offrande, il pria le saint de lui faire trouver un hôte qui eût besoin de ses services. Comme il sortait de l'église, un bourgeois qui l'avait remarqué, et que son air affligé avait frappé, l'engagea à son service, pour cinquante sous par an. C'était un hôtelier qui logeait les pèlerins. Pendant trois mois Guillaume resta dans la maison, mettant de côté tout ce qull gagnait pour reprendre plus tard la recherche de son amie. Il en était bien près, mais il n'en savait rien. S'il quitte la ville, il s'éloignera d'elle. Mais, si quelque vieux péché ne lui nuit, la protection du saint, qui l'a conduit jusque là, le fera arriver à bon port. Un jour des pèlerins français vinrent prendre hôtel dans la maison où il était. Le cheval de l'un d'eux se blessa, en marchant sur un clou. Un maréchal fiit appelé, et déclara que ce serait long à guérir. Le pèlerin n'avait pas le temps d'attendre. Il vendit son cheval pour peu de chose à Guillaume, et en acheta un autre. En moins d'un mois le cheval fut guéri (v. 6673). Un jour d'hiver, Guillaume vit passer des hommes à cheval qui portaient des faucons. Le maître fauconnier suivait à distance, portant sur chaque poing un oiseau. Il attendait un valet et s'impatientait de ne pas le voir venir et d'avoir deux faucons à porter. Guillaume proposa ses services, qui furent agréés. Il retourna à l'écurie, prit son cheval, et porta le faucon avec une aisance qui fit l'admiration de tous. Guillaume de son côté était ravi de cette promenade. Ils firent un long tour par la campagne sans rien trouver. Ils s'en retournaient, quand le faucon de Guillaume commença à s'agiter comme s'il voyait quelque chose. Guillaume obtint

la permission de le lâcher, assurant qu'il saurait bien le

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