‹ L'escroc du grand mondeChapitre 14 sur 27 · II. DE rsaRikKfis · texte numérisé non relu

II. DE rsaRikKfis

Comment oublier ces jours de vos sacrifices et de votre dé vouement ? Quand j'eus pei du toui ce que je possédais , quand vous vendîtes jusqu'à vos bijoux pour remplir les obligations que j'avais contractées.

MAD. DE FERHIÈHES.

Ce n'est pas cela que je veux rappeler, mon ami !.. Sous notre toît de chaume, comme dans le château de vos ancêtres, vous fûtes noble, plein d'honneur et décourage; moi, je n'eus aucun mérite, car je vous aime , et je trouvais dans votre tendresse le prix de mes sacrifices. Cette communication habituelle de toutes nos pensées, cet abandon san* réserve qui fait le charme de l'intimité, cela remplace bien l'opulence... Mais maintenant vos aflaires , vos actions de chaque jour, j'ignore tout! Nous sommes devenus, pour ainsi dire, étrangers l'un à l'autre.

M. DE FE&BIERES

Oh!., cela nl'est pas, cela ne peut pas être.

MAD. DE FERRIÊRES.

Le monde et ses plaisirs , vos distractions pendant les courts instans que nous passons ensemble, vous ont empêché de voir quel chagrin mon cœur renferme.

M. DE FERRIÈRES. ji

Des chagrins!., vous ù qui je dois tant d'années de bonheur! Vous que j'avais épousée; dans l'opulence, qui avi<;/; vécu dans le luxe, à quelle misère mes ^odigalités vous avaient réduite!

MAD. I>E FERRIÈRES

Ne parlons plus décela.

K. DE FERRIIDRE}.

Oh oui, parlons des maux afiVeux qu'engendre la pauvreté, afin que notre richesse présente ait toute sa valeur à nos yeux!.. N'est-il pas vrai que l'or est indispensable au bonheur?... Si vous saviez comme je le regrettais!... combien je souffrais!...

MAO. DE FeBBlènES.

Eh bien?..

M. DE FERRIÈRES, (l'iui ton plus tranquille.

Vous me pardonneriez de jouir peul-êlre avec trop d'rvresse. de ces premiers momens où le monde m'est r'uuverl : voua verriez que celte vie agitée peut m'occuper sans nuire à ma tendresse pour vous; vous sauriez que celte fortune, je l'aime surtout parce qu'elle vous donne ce que vous pouvez désirer, parce que vous et mon fih vous serez heureiw.

MAD' DE FEBRiÈaES,

Mais cette fortune même, je ne In connais pas, et...

M. DE FEBEIÈBES.

D'ennuyeux détails ne sont pas faits pour vous; je veu^ que TOUS n'en ayez que les plaisirs.

MAB. DE FEBRIERES.

J'étais donc injuste de me plaindre .^ Je suis toujours rotrc amie ?

M. CE FERBIÈBES.

Ma seule amie !

MAD. DE FERRIÈRES

Vous me pardonnerez une inquiétude que ma tendresse doit excuser : désormais, mon ami, je m'en rapporterai entièrement à vous! Je craignais, j'en conviens, que vos dépenses n'allassent au-delà de vos revenus; vous ne savez pas calculer, et j'avais peur.

M. DE FERBIÈBES , avec ufi certain trouble.

Ne craignez rien!., non, non !.. ne tous inquiétez plus.

MAD. DE FERRIÈRES

Quel bruit?.. C'est, je crois, la voix de M. Dubourg.

M. DE FERRIÈRES

C'est toujours ainsi qu'il s'annonce.

MAD. DE FERRIÈRES

Il est notre ami.

M. DE FERRIÈRES

C'est un parvenu fort ennuyeux, et quelquefois bien offensant.

MAD. DE FERRIÈRES

Lui! vous offenser!..

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