‹ L'escroc du grand mondeChapitre 21 sur 27 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

MARIE, DUBOURG, MADAME DE FERRIERES, M. DE FERRIÊRES, GEORGES, ÉMELINE, SAINT-SURIN.

DVBOTIBG.

Ah, mon voisin , risquer ses jours pour son fils... c'est bien, c'est très-bien !. .. on m'a tout conté. ♦ . Un courage de héros , et une tendresse de père. . . Voilà une action qui fera du bruit!.. .

M. DE FERBIÈBES.

Assez, Monsieur Dubourg, assez !...

GEOBGES, à demi-voix à son père.

Ne saurai-je rien déplus?

M. FEBRiÈBES , d dethi-voix à Georges.

Rien. ..

GEORGES, à part.

Tout est fini!. , (Haut et passant près de Madame de Ferrières). Le souvenir de ce que je vous dois sera éternellement gravé dans mon cœur, mais je ne puis rester ici. .. {Etonnement de tout le monde). Emeline , adieu. . . vous êtes libre !...

SAIRT-SCBm.

Libre j...

CEOBGES.

Ma mère, nous ne nous reverrons peut-être jamais !

Il se fette dans ites (>ras.

MÂD. DE FE&BIÈBBS.

Que dis-tu ?

MoDfils !

M. DE FERRIERES.

Vous Toulez partir?

QBQRGB9.

Il le faut.

DVBOVBe.

" Quel dtablej'de vertigo, Georges, vous pousse à courir le monde? Regardez-donc votre mère, tnademoiselle Emeline, et Marie . . . Dieu me pardonne, elle se trouve mal !..

GEOfiGES.

Serait-elle^évanouie ?..

On lui donne des secours; Georges s'approcbe d'elle. MARIE, revenant à elle, bas.

Oh! ne me trahissons pas.

DCBOUKe.

Ah ! la voilà qui revient à elle i- . Georges, vous ne quittera» pas votre père qui vous chérit, qui vient de vous le prouver, et de quelle façon? l'abandonner serait d'un ingrat.

M. DE FERRiÈRES, serrant la main de son fils.

Georges, que penserait le monde?

GEORGES

Mon père!..

MAD. DE FERRIÈRES

Et ta mère?... N'est-elle donc plus rien pour toi?

M. DG FERRIÈRES

Allons!... qu'il ne soit plus question d« semblables extravagances! Georges ne nous quittera pas, et nous le ramènerons à des idées plus raisonnables.

DUBOïJRG.

Voyez-vous, mon garçon, dans le siècle où nous vivons, il faut être plus positif: je veux faire de vous un industriel; cela calmera votre imagination.

M. DE FEBBIÈBES, à Sa femme.

Entrons chez nous, ma chère amie, et oublions toutes les impressions pénibles.

MARIE, à part.

Pauvre Georges!... puisse-l-il toujours ignorer.

GEORGES, à part.

Que se passe-t-il donc ici ?

Fin du deuxième actt.

Le Théâti'e représente un Salon de hal ouvrant sur une galerie. Au lever du rideau, on danse dans le fond; des tables de jeu sont dressées dans la pièce qui est sur le devant : deux sont occupées par des joueurs qui se renouvellent; d la table qui est placée à droite du théâtre , en avant , sont assis M. de Ferrières et Dabourg, qui jouent; on voit, dans le fond, danser Emeline, Saint-Surin et Marie. Cette dernière jette de temps en temps, avec inquiétude, des regards du côté de la partie de son père.

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