‹ L'espadon satyrique. Première éd. critique, d'après l'éd. originale de 1619, avec une pref. une bibliographie, un glossaire, des variantes et des notesChapitre 13 sur 54 · PREFACE XXXIII · texte numérisé non relu

PREFACE XXXIII

Moy l'unique croquant de la terre où nous sommes, Gomme jadis estoit Nabuchodonosor...

Nez qui pourroit servir d'espouventails très dignes, A chasser les oiseaux qui se jettent aux vig-nes; Nez d'arg-ent de rapport, damasquiné, grand, long-, Nez de courg-e, cocombre, ou citrouille, ou melon; Nez qui sent sa vendange, et, superbe en son membre, Semble crier partout : purée de septembre; Nez le jouet des vents, comme en Mirabalais Les moulins; né bronsé, couleur rubis-balais. Nez enfin qui n'est pas un crocheteur de fesses, D'autant que tous les trous ont trop de petitesse.

Ces nitouches cagots, ces sots torlicoUis.

La nuict avoit jà dit : « Bonsoir, Messieurs, bon soir », Et crioit tout partout : « Noir à noircir du noir. »

Quand parut VEapadon, Claude d'Esternod atteignait vinj,^t-sept ans. Tous les saff/fique:'! étaient morts, Ueg-nier, Sigogue et Molin; Berlhelot devait les suivre ou disparaître trois ans plus tard. D'Esternod se trouva bientôt être le dernier représentant d'un genre qui brilla par les /^^cv/r/V.s-; soit qu'il manquât de maîtres pour le conseiller, soit que l'atmosphère lui fît défaut ou qu'il ne sut pas se renouveler, il cessa d'écrire et ne se mêla plus que d'exercer son état. La seule pièce de lui qui ait vu le Jour do[)uis VE.'-'pa-

XXXIV l'espadon satyrique

don fut imprimée à Lyon, en i663, dans la Thériaqiie françoise de son ami Maginet (22). La voici :

AU S'' MAGINET, PAR LE SIEUR D'ESTERNOD Gentilhomme Bourguignon.

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