Punica, XVII, 638, cf. I, 141 : hominum finem Gadès
6. Hist. nat., III, 1 : Origo ab occtsu solis et gaditano freto. Hispania prima terrarum est, v.lterior appellata.
appliqué à Rome un terme qui servait communément à désigner l'Espagne. Quand on rapproche Tindication historique qu'elle paraît contenir du souhait exprimé par saint Paul dans sa lettre aux Romains, on hésite à peine à accueillir l'idée de la mission en Espagne. Néanmoins l'histoire réclame des certitudes plus positives et, faute de les pouvoir produire, le voyage de l'apôtre ne sort pas des limites delà vraisemblance.
Un fragment manuscrit contenant le canon des Livres saints, et dont la rédaction se place à Rome vers la deuxième moitié du second siècle, affirme lui aussi la réalité du voyage de Paul en Espagne : profectionem Pauli ah Urhe in Spaniam proficiscentis. Cette affirmation dépend probablement de la lettre de Clément le Romain, à moins qu'elle ne dépende des souvenirs qui ont inspiré les Actus Pétri cum Simone, qui eux aussi parlent du départ de Paul pour l'Espagne : nous n'y insisterons pas. Un témoignage beaucoup plus tardif est néanmoins très digne d'attention parce qu'il est indépendant de la lettre de Clément, c'est le témoignage de saint Jérôme qui nous apprend que l'apôtre se rendit en Espagne par mer, ad Hispaniam alienigenarum portatus est na^ çibus ^ . Ce mode de transport répond bien au tempérament impatient de l'apôtre qui se fût morfondu à suivre la voie de terre par Rimini, Plaisance, Turin, le mont Cenis, Arles, Nîmes, Narbonne pour atteindre enfin Girone. La traversée demandait moins de temps. Au dire de Pline, on allait d'Ostie à Tarragone en quatre jours, à Cadix en sept ^. Il est probable que le voyage se fit vers l'an 63, au lende-
\. In cap. XI Isaiae.