Péri Stephanôn, I
du ciel ouverte devant eux; Fanneau de l'un, emblème de sa foi, est enlevé dans les nuages (!); le linge dont Tautre essuyait son visage est également emporté : un soufïle d'en haut les ravit au séjour de la lumière. L'éclat de l'or finit par s'éteindre dans l'azur du ciel, et le blanc tissu disparaît longtemps suivi par le regard : ils montent jusqu'aux astres et on ne les voit plus ^ (!!). »
Peu de temps après le martyre des deux vétérans, en l'année 303, Dioclétien rendit deux édits de persécution contre les chrétiens qui furent appliqués rigoureusement dans tous les états de Maximien Hercule. Cependant l'Espagne seule nous a conservé un souvenir certain de cette phase de la persécution. Les faussaires ont imaginé de fabriquer une inscription relatant « la ruine générale de la superstition des chrétiens et l'expansion du culte des dieux; la disparition du nom chrétien » ; mais la fausseté insigne de cette pierre est aujourd'hui démontrée^. D'autres documents, d'une valeur très différente, nous font connaître ce que fut la persécution en Espagne. L'exécution des édits fut confiée à un de ces magistrats féroces dont les noms sont demeurés inoubliables, Datianus, qui ne nous est connu que par les récits martyrologiques. Il semble que ce soit le même personnage que Maximien employait en Gaule ^, à la même besogne, dès l'année 287. Son