‹ L'Espagne contemporaine: Journal d'un voyageurChapitre 48 sur 48 · LK PARTI CARLISTE · texte numérisé non relu

LK PARTI CARLISTE

Néanmoins, les autorités ont demandé aux juntes basques et nayarraises que l'administration sagastine a eu la rouerie de composer à son gré, en dépit du sentiment local, les moyens qu'elles jugeaient propres à empêcher tout soulèvement à Tavenir. Ce ne peut être que dans la pensée de les appliquer. Les juntes auraient répondu qu'entre autres mesures à prendre, notamment une occupation armée puissamment établie, des capitaines- généraux énergiques, tels que celui qui disait dans ses proclamations aux Gnipuzcoans que la carne car lista était trop abondante en Biscaye ot qu'il fallait donner la chasse à la gente negra^ elles estimaient inévitable d'atteindre rindépendance du clergé carliste. On commencerait par décréter la suppression de Tévêché de Vitoria, dans le diocèse duquel se trouvent les trois provinces sœurs, ce qui ne pourrait susciter un conflit bien grave avec la cour de Rome, Victor-Emmanuel tennnt dans sa main les clefs de Saint-Pierre. Puis, on transporterait, un à un, les curés basques et navarrais en Andalousie ou dans la Murcie, en les remplaçant par des prêtres originaires des provinces du sud.

La première impossibilité à laquelle on se heurterait est la résistance qu'opposeraient les habitants, privés de leurs prêtres. La deuxième est l'embarras de trouver, ailleurs que parmi les desservants indigo* nés, des ecclésiastiques parlant le basque. La principale, enfin, est dans ce fait que l'on ne change pas, à coups de décrets ni par des violences, les mœurs d'une population, surtout lorsque ces mœurs reposent sur des croyances religieuses profondément

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