‹ L'Espagne, Cuba et les Etats-UnisChapitre 5 sur 16 · AVERTISSE1IE3CT · texte numérisé non relu

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vas Tétait plus que lui peul-élre : el c-la ^ d^^înait au nombre de ses courtj>ao^.

Huit ou dix mois plus lard iiiars l'^'O .

M. Sagasta se retirait, en des cir« on-UaciÇr* dwiloureuses, et M. Canovas n-vt-nai'l au ^î»rij\ palais de la Galle de Alcala. Il fallait faire front de deux côtés, retenir d'une main Cuba et d*l'autre les Philippines qui d'en allaient, contenir les Etats-Unis impatients, combattre b-> ennemis du dehors et surveiller les adversaire» du dedans, trouver des soldats et de l'argent. Au bout de deux ans de campagne, il ne semblait pas qu'on fût guère plus avancé qu'au premier jour. Où en était-on réellement? Que ferait l'Espagne si telles ou telles complications à redouter se produisaient ? Comment s'en tirerait-elle ? Par quels moyens ? Par quels miracles ? Nous voulûmes le demander à M. Canovas del Castillo lui-même ; et ce fut l'occasion de mon second voyage.

Le Président me dit tout de suite : « Je ne vous cacherai rien ; je vous parlerai en toute

XII AVERTISSEME^rr

franchise. » Il mit à me recevoir une affectueuse bienveillance. Les portes de la Huerta^ fermées par un deuil récent, s'entr'ouvrirent. D. Emilio Castelar m'y mena un jour; nous y rencontrâmes quelques familiers de la maison : le comte de Villagonzalo, ambassadeur d'Espagne à Saint-Pélersbourg, le comte de Esteban Collantes, le comte de Casa Miranda et le marquis de Valdeiglesias. Après le dîner, des serviteurs, des députés se joignirent à eux. M. Canovas laissa don Emilio diriger la conversation; et, me prenant à part, il me fit, devant son secrétaire, M. Morlesin, l'exposé le plus serré, le plus saisissant, le plus évidemment sincère de la situation en Espagne, à Cuba et aux Philippines, de ses précédents et de ses conséquences.

Le lendemain, on m'apporta de la Présidence un paquet qui contenait : l'Extrait de l'enquête de 1865; — Ministerio de Ultramar j Junta informativa de Ultramar; Extracto de las contestaciones dadas al interrogatorio sobre la manera de reglamentar el trabajo de la poblacion de

AVERTISSEMENT XIll

color y asiatica, y los médias de facilitar la inmigracion^ que sea mas conveniente en las mismas provincial ; le livre de D. Carlos de Sedano, Cuba^ ^studios polittcos, et une collection des principaux discours tenus dans les deux Chambres sur la question coloniale, soit de 1895 à 1897, soit en 1878, lors de la paix du Zanjôn. Mais c'est tout; et de notes écrites ou dictées par M. Canovas, je n'en ai jamais eu : je le déclare ici, parce que l'on a prétendu que « les traits caractéristiques du tempérament de M. Canovas se révèlent clairement » dans les pages qui suivent, et que l'on a cherché « à quel mobile il avait obéi » en m'inspirant des jugements dont « la partialité visible » trahit sa collaboration.

Que les traits caractéristiques du tempérament de M. Canovas se révèlent clairement « dans ces pages », on serait flatté à moins; toutefois son inspiration ne peut sV manifester que dans la mesure où elle a existé, et elle n'a existé que dans la mesure où mes jugements devraient se

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