francs
tes les rentes de l'Espagne. Les finances du Portugal n'étaient pasdans un état plus prospère. Les revenus de ce royaume et de ses colonies s'élevaient à la somme de deux millions sept cent quatre-vingt mille cruzades. Hais ils étaient engagés pour un million neuf cent soixante-sept mille cinq cents cruzades. Ai nsi le revenu net ne dépassait pas la somme de huit cent douze mille cinq cents cruzades. Or les dépenses s'élevaient à un million soixante et dix mille cruzades. La dépense excédait donc la recette de deux cent cinquante-sept mille cinq cents cruzades ^
La mort de Henri lY et le double mariage de Louis Xin avec Anne d'Autriche et du prince des Asturies avec Elisabeth de France ajournèrent la guerre européenne qui paraissait imminente. L'Espagne eut le temps de respirer. Le duc de Lerma s'efforça de remédier au désordre des finances^ et les impôts ne furent pas beaucoup augmentés pendant les neuf dernières années du règne de Philippe m. Mais, sous son successeur, la monarchie se trouva bientôt engagée dans une lutte opiniâtre avec la Hollande, la France et l'Angleterre, et la nation fut contrainte à de nouveaux sacrifices. En
1 . Mémoire sur les recettes et les dépenses dn roi d'Espagne en 1610. Archives du Ministère des affaires étrangères.
1621 y les cortès établirent les impôts de barrilla et de sosa. Le premier était un droit de six réaux perçu par le fisc pour chaque quintal de soude naturelle ; le second un droit de trois réaux prélevé pour chaque quintal de soude purifiée. Ces deux impôts établis l'année même de l'avènement de Philippe lY, pour faire face aux dépenses de la guerre de Hollande^ furent confirmés par les cortès assemblées en 1 634* L'argent était devenu si rare à cette époque que Philippe IV défendit, en 1624, la sortie des métaux précieux du royaume, sous peine de mort et de confiscation des biens \ En 4631 il établit l'impôt connu sous le nom de *media anata. Toute personne qui recevait un bénéfice ecclésiastique, une pension ou un emploi quelconque, fut obligée de renoncer en faveur du fisc à la moitié des appointements de la première année. On exigea en même temps la somme de quatre mille ducats ^ pour la transmission d'un titre de grand de Castille en ligne directe, et la somme de six mille ducats ^ pour la transmission en ligne indirecte ^. Le gouvernement établit ensuite l'impôt