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comme on pourrait le croire, pour les rendre aux propriétaires étrangers, mais pour se les approprier comme articles de contrebande ^
Ce qui favorisait surtout ce commerce illicite, c'était la connivence des gouverneurs des ports '• Cet abus ne doit pas surprendre, car la plupart des fonctions étant vénales, les fonctionnaires avaient bâte de rentrer dans leurs déboursés. Le conseil des Indes ne choisissait pas les hommes éminents par leur mérite, mais ceux qui lui fournissaient le plus d'argent. Personne n'était pourvu d'un gouvernement qu'il ne l'eût chèrement acheté, à l'exception des vice-rois du Mexique et du Pérou, toujours choisis parmi les grands d'Espagne, qui emportaient ces hauts emplois par la faveur. Ces deux gouvernements supérieurs et tous ceux des ports de mer étaient confiés à des hommes que la métropole envoyait en Amérique. Quant à ceux de l'intérieur du pays, les vice-rois les vendaient au plus haut enchérisseur '. Les présidents de Panama, de Saint-Domingue , de Guatimala , qui avaient la