‹ L'Espagne depuis le règne de Philippe IIChapitre 129 sur 202 · Labbat, p · texte numérisé non relu

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d'argent^ sans altérer leur valeur monétaire^ ce qui augmentait beaucoup les bénéfices ^ Mais il fallait être sur ses gardes, lorsqu'on recevait ces dangereux visiteurs^ et ne jamais en admettre à bord un trop grand nombre à la fois. L'usage était de former devant la chambre du capitaine une espèce de retranchement, composé de quelques bancs et d'une table sur laquelle on étalait les échantillons des marchandises. Derrière ce retranchement^ se tenait le marchand entouré de ses amis et de quelques matelots armés* On plaçait aussi des hommes armés sur le gaillard du vaisseau. Le reste de l'équipage avec le capitaine se tenait sur le pont, pour recevoir les personnes qui se présentaient et pour les reconduire. Ces précautions n'étaient pas inutiles; car, lorsque les Américains se voyaient les plus forts et qu'ils trouvaient une occasion favorable de s'emparer du navire, ils n'y manquaient presque jamais. Ils le pillaient et le coulaient à fond avec l'équipage, afin de ne pas laisser vivre une seule personne qui pût se plaindre un jour de leur perfidie; car, lorsqu'un pareil événement venait à la connaissance des autorités espagnoles, elles forçaient les coupables à une entière restitution des objets enlevés, non pas,

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