Voyez Tartiele Canales, dans le Dictionnaire de Miilano
3. Voyei Farticle Estramadure, dans le Dktiannaifê de Mii&ano.
L'Espagne devait aux Maures les canaux de Valence, de Murcie et de Grenade, qui n'avaient d'ailleurs d'autre but que l'arrosement de ces trois provinces. Le canal d'Aragon , qui réunit Saragosse et Tudèle, avait été commencé en 1 528, sous le règne de Charles-Quint. Les travaux restèrent suspendus depuis le règne de Philippe H jusqu'à Tavénement de la dynastie des Bourbons. Ils ne furent repris et terminés que sous le règne de Charles IIL Tous les autres canaux que l'Espagne possède aujourd'hui , le canal de la Castille , celui du Mançanarès , ceux de Guadarrama , de San Carlos , d'Urgel et de la Bétique ne furent creusés que sous les règnes de Charles III et de ses successeurs ^
Pendant le xvi* et le xvii'' siècle, la plupart des ports de l'Espagne restèrent tels que la nature les avait faits. La main de l'homme ne les rendit ni plus sûrs ni plus commodes^. Les vaisseaux à l'ancre dans le port de Ssunt-Sébastien n'y étaient pas à l'abri de la tempête. Il s'y trouvait à peine assez d'eau pour les chaloupes. Aussi les vaisseaux de guerre se tenaient-ils au Passage; mais ce port n'était guère
t • Voyez l'article Canales, dans le Dictionnaire de Miilano. 2. JoTe1lano8> Informe de la Soeiedad economiea de Madrid^ p. 216.
en meilleur état que celui de Saint-Sébastien ^ Dans la principauté des Asturies, plus de trente ports étaient à peine fréquentés par les marchands. Celui de Vigo, qu'il eût été facile d'améliorer au point d'en faire l'entrepôt du commerce de tout le nord de TEspagne, était presque inconnu des étrangers. 11 est vrai que les frais de transport des marchandises , dans l'intérieur du pays, étaient immenses, faute de communications entre les Asturies et la province de Léon *. Le port de Santander n'était pas plus fréquenté que celui de Vigo; il ne fut amélioré qu'à la fin du XVIII* siècle *.
Les ports de l'Espagne étaient en outre sans fortifications du côté de la mer, et il était facile d'en forcer l'entrée. Un mémoire fut adressé à Henri IV pour lui conseiller de s'emparer du fort d'Aifaques et de garder cette place importante, d'où il était facile de remonter la vallée de TÈbre et de tenir en respect la Catalogne et le royaume de Valence. « Alfaques, disait l'auteur, est un fort bon port... On s'en peut saisir quand on voudra, et y bâtir une
1 • F'oyage S Espagne fait en 1655, p. 7. Cf. la Relation du voyage d'Espagne fait en 1679, 1. 1, p. 30.