‹ L'Espagne depuis le règne de Philippe IIChapitre 150 sur 202 · Ulloa, I«'pai1.,p · texte numérisé non relu

Ulloa, I«'pai1.,p

3 . Voyez Tarticle Guadalqoivir, dans le Dictionnaire de MiSano.

nommer une commission pour examiner le projet. Don Francisco Ramos dei Manzano^ membre du conseil d'État, et l'un des jurisconsultes les plus distingués de cette époque, fut désigné pour en faire partie. La junte accueillit ^vec défiance la proposition des deux ingénieurs, soit que la majorité fût entièrement étrangère aux mathématiques et à la science de l'hydraulique * , soit que Ramos del Manzano lui-^nème partageât à ce sujet l'ignorance générale. Après de longues négociations, les travaux furent commencés ^ mais on les abandonna bientôt, faute d'argent^. Le projet de faciliter l'exportation des produits de l'Estramadure en améliorant le lit de la Guadiana, depuis Badajoz jusqu'à la frontière de la Nouvelle Castille, resta également sans exécution '•

Une sorte de fatalité s'attachait à toutes ces entreprises. Il n'y en eut pas une qui réussît. Ni Philippe II, ni Philippe 111, ni Philippe lY, ni Charles II, ne parvinrent à rendre navigable un seul des grands fleuves de l'Espagne. Ils ne creusèrent pas un seul canal pour favoriser le commerce intérieur.

1 • C'est Topinion de Campomanès.

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