‹ L'Espagne depuis le règne de Philippe IIChapitre 159 sur 202 · Ulloa, 2« part., p · texte numérisé non relu

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construit sur ce rocher le château de Vêlez qui leur servait d'arsenal. C'était là qu'ils armaient leurs brigantins et leurs frégates, pour faire des descentes sur les côtes de l'Espagne ^ Le pirate algérien^ Morato Raëz, n'était pas moins redoutable par son audace. Toutes les provinces maritimes de la Péninsule avaient été tour à tour le théâtre de ses brigandages. Poursuivi en 1595, par les galères réunies du roi d'Espagne, du doge de Gènes et du grand maître de Malte, il se réfugia dans un port de la Provence*. En butte à la haine implacable de Philippe 11^ Henri IV avait fait alliance avec les Turcs, à l'exemple de François I, et plus d'une fois les ports de Marseille et de Toulon servirent d'asile aux corsaires africains. Mais le plus dangereux de tous les pirates qui in-* festèrent les côtes de l'Espagne à cette époque, fut un renégat de la Calabre entré au service du sul-* tan. Il s'appelait Cigala. Sa réputation militaire était si grande que Sélim II lui confiait quelquefois des flottes de soixante à quatre-vingts vaisseaux, avec lesquels il allait ravager les côtes de la Sicile, du royaume deNaplesetde l'Espagne'. Les

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