Ulloa, 2«part., p
Alexandrie. La découverte de l'Amérique et de la route maritime des Indes n'avait pas nui beaucoup à leur commerce , s'il est vrai que Charles- Quint attachait plus d'importance à son titre de comte de Barcelonne qu'à celui d'empereur romain. Leur soumission à la ^^ouronne de Castille fut la première cause de la ruine de leur commerce; car les Castillans les forcèrent de prendre part à leurs guerres et à leurs désastres, et ne les associèrent point à leur commerce avec le Mexique et le Pérou. Réduits au commerce de la Méditerranée, les Catalans virent bientôt leurs relations avec le Levant interrompues par les Turcs et les Barbaresques. La conquête de l'Egypte par Sélim II , la formation des rinces d'Alger, de Tunis et de Tripoli, qui suivit de près cette conquête, et les victoires navales remportées par les Turcs sur les flottes réunies d'Espagne et de Venise S 1^^ exclurent du commerce d'Alexandrie, de Smyrneet de Constantinople ^. Us n'osèrent plus entreprendre de longs voyages, depuis que les Turcs et les Bàrbaresques couvraient la mer de leurs vaisseaux; mais ils se virent réduits à fortifier contre eux les lieux de débarquement, à construire des tours à