‹ L'Espagne depuis le règne de Philippe IIChapitre 196 sur 202 · Ulloa, I'«part., p. 59. Cf. Ustariz, chap. LY · texte numérisé non relu

Ulloa, I'«part., p. 59. Cf. Ustariz, chap. LY

tie. En 1720, Philippe V remit aux febrîcants l'impôt des cientos etd'alcavala, que Ton percevait à lapre* mière vente des objets manufacturés. En 1722, il les affranchit de Timpôt des millones, que le fisc prélevait sur rhuile et le savon dont ils faisaient usage. Il dégreva successivement de toute imposition les matières premières qui servaient à la fabrication ^ Le prix du sel, dont le gouvernement avait la vente exclusive, fut considérablement réduit en 1725. Le monopole de Teau-de-vie fut aboli. Toutes ces mesures favorisèrent l'industrie, sans porter préjudice aux revenus de l'État. En diminuant le nombre des percepteurs, en simplifiant la perception de l'impôt, Philippe V parvint à rétablir l'équilibre entre la dépense et la recette , tout en allégeant le lourd fardeau qui pesait sur le peuple ^. Ajoutons enfin que ce prince essaya le premier de lutter contre le funeste préjugé qui avait frappé jusqu'alors de mépris les arts mécaniques. Lorsque don Juan de Goyeneche établit sa manufacture de cristaux dans les villages deLlana et d'Olmeda, situés aux environs de Madrid, il accorda les distinctions les plus honorables à ce fabricant et déclara que tous les ouvriers

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